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        FestiV Tolosan 12 et 13 mai 2017

 

La naissance d'un festival audiovisuel au moment où d'autres s'arrêtent était une bonne nouvelle, l'an dernier. Nous y avons participé en envoyant un montage, mais nous n'avons pas pu, cette année ni l'an dernier y assister.

Nous avons demandé ses impressions à Annie Logeais, qui nous a envoyé le texte suivant.

 

 

 

 

 

En 2016, j’apprenais la naissance d’un nouveau festival de diaporamas à Villeneuve – Tolosane sous l’égide de Paul-François Béziat. J’applaudissais à cette initiative courageuse. De plus, seuls les montages inédits étaient acceptés ; ce qui n’était pas pour me déplaire ! Je devais être présente à cette première édition mais un empêchement de toute dernière minute me fit manquer le rendez-vous ; j’étais très déçue.

Cette année je ne voulais en aucun cas manquer le second rendez-vous.

 

La première soirée se passa calmement ; tout me paraissait bien organisé bien que projeter les montages dans leur ordre d’arrivée me semblait étrange car équilibrer les séances doit être, à mon avis, une des tâches des organisateurs.

La salle de projection était confortable et agréable, très bien adaptée pour le diaporama. L’hôtel et la restauration situés au même endroit me convenaient. Je retrouvais Claude Marty toujours aussi actif et sympathique.

 

Le samedi matin restait correct avec quelques montages que j’appréciais mais je m’apercevais que la qualité de la projection n’était pas au rendez-vous. Plusieurs montages étaient ternes ; les couleurs vives étaient absentes, le pixel manquant gênait. C’était pire pour la hauteur du son ; on n’entendait plus les voix. On a besoin de régler le son pour chaque montage tant la disparité est grande, ceci même en cours de séance publique ; le son évoluant en fonction du remplissage de la salle.

 

Les montages du samedi après-midi ne me motivaient pas à l’exception des deux derniers : « Au fil de l’air » de José Catalan et « Fléaux et miracles » de Jean –Yves Calvez.

La suite de séries sonorisées du début d’après-midi était ennuyeuse mais la programmation due au hasard se faisait lourdement sentir !

 

La soirée de gala m’apporta une grande déception. Le mélange diaporama primés et remise des prix n’est pas souhaitable. C’est très lourd pour le public surtout quand la présentation est improvisée et pas à la hauteur. A mon avis il vaut mieux en première partie, comme le faisait Gérard de Pontivy, choisir dix montages tout public et consacrer la deuxième partie à la remise des prix( si on ne souhaite pas la faire le dimanche matin) et à la discussion avec le jury.

 

Mais attention un jury ne doit nullement être partial, ni se permettre de donner des leçons alors qu’il ne connait rien aux difficultés de la création d’un diaporama en particulier aux subtilités d’une bande-son avec texte réalisée par des amateurs. Il existe de bons montages de voyage, de bons reportages. Pourquoi jeter l’anathème sur eux ; c’est un total manque d’ouverture que les diaporamistes ne peuvent admettre. La nouveauté, c’est bien, je ne la rejette pas, bien au contraire, mais le jury doit tenir compte de la diversité. Pour cela, trois diaporamistes sur cinq sont nécessaires dans un jury.

 

Je retiendrai trois beaux montages dans cette soirée calamiteuse de remise des prix (les dénominations manquaient vraiment de classe) : - L’éternité de Philippe de Lachèze-Murel

- Les cinq saisons de mon cœur de Christian Crapanne

- Correspondances de Cristina Noacco et Claudio Tuti

Je ne nie en aucun cas le courage et le travail des organisateurs. Je souhaite longue vie au festival avec quelques améliorations techniques, une réorganisation de la soirée de gala et surtout un jury compétent.

Annie Logeais

Palmares 2017.docx
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13 ème  Trophée de PARIS 20 mai 2017

Les séances publiques du Trophée de Paris 2017 se sont déroulées le samedi 20 mai au studio Raspail devant un public moins nombreux que les années précédentes (entre 40 et 50 personnes aux 3 séances) malgré le patronage FIAP obtenu cette année en plus de celui de la FPF.

Les organisateurs avaient reçu 96 montages, et en avaient retenu 49 présentés aux 2 jurys, d’Argenteuil et de Paris, totalisant 23 jurés, qui ont chacun classé 15 montages. Le classement final a été calculé comme d’habitude, en attribuant la 29ème place à tous ceux qui n’étaient pas dans les 15 premiers et en faisant la somme des inverses des places.

 

39 montages ont été projetés dans de bonnes conditions avec un nouveau projecteur excellent au niveau de l'image et de la luminosité. Il a mis en évidence les excès d’utilisation des renforcements et autres traitements photoshop des images.

 

16 auteurs étaient présents (mais pas de britanniques ni d'italiens) et ont pu recevoir en direct les commentaires sur leur réalisation, parfois assez différents du résultat de ce classement, et apporter les réponses et les compléments souhaités par le public.

L’effort de traduction en français des montages étrangers a été apprécié.

Montages projetés et les remarques de la salle, avec les notes des jurys

Montages non sélectionnés

19 – Le pont Juliette de Christian Hendrickx et André Teyck (B)

Un texte d’Amélie Nothomb, dit par Guillaume Galienne et accompagné au piano par Gérard Jouannest, des vues de Paris très photoshopées. En mémoire de Christian Hendrickx qui aurait exprimé le souhait que ce montage soit projeté à Paris.

01 – 36 heures à Dubaï de Claude et Michelle Hébert (F)

Le temps d’une escale, pas un reportage social. Un grand merci pour avoir économisé le voyage.

55 – Le camion de Monique de Ursula Diebold (F)

Une boulangerie ambulante, ses clients et son rôle social. Bonne idée mais pas aboutie.

23 – Enfants soldats de Dominique Dumas (F)

Sur une chanson de Bernard Lavilliers des images photo et video coup de poing (extraites de fictions) qui n’apportent rien : pas de distance ni de réflexion personnelle.

67 – Compagnon de Georges Borowicz (F)

Une visite du Musée du Compagnonnage à Tours, accompagnée d’une chanson, mais un peu long, et pourtant on reste sur sa faim. Grand travail de détourage.

27 – Grizzly or not grizzly ? de Daniel Masse (F)

Obtenir l’ADN d’un ours n’est pas chose facile ! On reste sur sa faim.

Acceptations

42-Der morbide Charme de Karl-Heinz Runtemund (D) - 0,92

Une série d’images très photoshopées d’usine désaffectée, avec un papillon : la construction n’est pas évidente. Une incohérence musique/image.

04-Je ne suis point poète de Domenico Drago (I) - 1,54

En français, un texte poétique et signifiant sur des images sous-marines très (trop ?) photoshopées, avec citation sur la vérité et la beauté…

28-Witness de John Hodgson (AUS) - 1,81

Sans paroles, un sac de voyage volé dans lequel on découvre un appareil photo numérique contenant des images de la catastrophe de Pearl Harbour. L’histoire ne fonctionne pas, mais la démarche est à encourager.

75-Monk’s Life da monaci de Cristina Garzone et Giacomo Laschi (I) - 1,19

Belles photos photoshopées+ videos dans un monastère du Ladakh. Mais pas de message.

59-Le démon de Dochula de Charles d’Angelo (F) - 0,95

Une légende qui doit plaire aux enfants, sur des images du Bhoutan. Le public n'a pas compris qu'il s'agissait d'un plaidoyer pour la biodiversité.

07-L’Eternité de Philippe Delachèze-Murel (F) - 1,36

Vaste programme ! Difficile à décrire, mais forcément insatisfaisant !

66-Amour pivoine de Maryvonne Borowicz (F) - 0,83

Esthétique agréable, belle musique, bonne synchro, mais partition de l’écran perturbante.

90-Sieste prolongée de Matthieu Boucher et Denys Quélever (F) - 1,66

Burn out. Sujet intéressant, mais seulement effleuré.

72-Les mains de l’orgue de Claude Kautzmann (F ) - 0,97

Celles du facteur d’orgue et celles de l’organiste. On aurait aimé les entendre.

73-Mémoire de villages de Sophie Paugam (F) - 0,79

Des statues de villageois chinois dans un jardin public de Brest. Explications et point de vue de l’artiste. Construction un peu hésitante et perfectible.

35-Le vieux couple de Jean-Claude Quagliozzi (F) - 0,86

N’est pas celui que l’on imagine. Musée de la châtaigne, trop propre.

29-Une bretonne au milieu du désert de Claudine et Jean-Pierre Durand (F ) - 1,27

Une des premières exploratrices du Sahara, méconnue du grand public. Notre montage a été bien perçu.

13-Un printemps à Katmandou de Jean-Claude Boulais et Maurice Ricou (F) - 1,18

La voix de Françoise Licour. D’un voyage un mois avant le tremblement de terre, les auteurs ont tiré une fiction et une conclusion.

20-Bagatelle au fil du temps et des saisons de Jany Féjoz (F) - 1,33

L’histoire du parc. Simple et bien présenté.

02-Calnevari de Michelle et Claude Hébert (F) - 1,57

A la rencontre de la Californie, du Nevada et de l’Arizona, une ville à vendre. Interview d’une propriétaire hors du commun.

03-L’âge mûr ou le chemin de la vie de Jean-Louis Terrienne (F) - 1,85

Une statue de Camille Claudel au Musée d’Orsay, associée (confrontée ?) à un tableau de Bonnard.

52-Gilbert de Gérard Diebold (F) - 2,04

Avec un parti pris déjanté, la voix de la narratrice entraine le spectateur dans le tourbillon de la vie de La Fayette, gommant tous les images anachroniques.

93-Au fil de l’air de José Catalan (F) - 0,88

Un poème en alexandrins décrit le voyage d’un goéland aventureux. Dommage que l’on ait perdu les cerfs-volants.

87-Fléaux et miracles de Jean-Yves Calvez (F) - 1,95

Texte à partir de picorages de l’Arbre à poèmes d’Abdellatif Laabi.

Prix honorifiques

81-Les Montagnes de l’esprit de James Hamill (GB) 2,24 - 15ème

Déclaration d’amour en français, avec un accent très apprécié, d’un Britannique aux Pyrénées. Beaucoup de redondances entre texte et image.

30-Un cœur d’or de Keith Storey (GB) - 2,73 - 14ème

En français (voix appréciée), une biographie « à l’anglaise » d’Edith Cavell, héroïne oubliée de nos jours, mais la femme la plus célèbre de la 1ère guerre mondiale.

38-Reel to reel de János Dozvald (H ) - 3,08 - 13ème

Variations graphiques légères et humoristiques sur le thème du Revox, enregistreur mythique cher au cœur des anciens preneurs de son.

Mentions

15-Cofiwch Capel Celyn de Ron Davies (GB) - 3,4 - 11ème

En français de Belgique, l’histoire de la construction d’un barrage au pays de Galles, malgré la résistance de la population.

64-Henri Matisse, la joie de vivre de Jean-Pierre Simon (F) - 3,43 - 10ème

83-Suzanne d' Annie Logeais (F) - 3,68 - 9ème

Approche personnalisée d’une artiste originale, et de son fils, artiste tout aussi renommé.

21-The jungle de Alessio Boscollo (I) - 3,78 - 8ème

Images de Calais et Dunkerque sur une musique qui n’a rien à voir : témoignage ou racolage ?

74-La lutherie, divine passion de Gérard Duchein (F) - 3,92 - 7ème

Instructif. Création pas à pas d’un violon (d’un alto ?). Dommage que la voix ne soit pas celle du luthier.

12-Sequenza de Morizio Grandi (I) - 4,94 - 6ème

Long travelling très esthétique, mais pas d’accord entre la danse et la musique.

Podium

43-Folie douce de René Jullien (F) - 5,19 - 5ème

Complètement déjanté. Créatif, mais long. Crée un malaise. Certains jurés ont bien ri.

58-Correspondances de Cristina Noacco et Claudio Tutti (F) - 5,4 - 4ème

Entre zen, poterie raku et textes de haiku (difficiles à lire). Format écran 2.35, partitionné.

95-For The Sake of Example de Keith Leedham (GB) - 5,46 - 3ème

Reconnaissance par la Grande Bretagne en 2006 des « fusillés pour l’exemple » de la guerre de 14. En anglais non sous-titré. Belles photos d’arbres morts.

60-Braccialetti Gialli de Giuliano Mazzanti (I) -5,91 - 2ème

Reportage sur les migrants arrivant à Lampedusa puis à Bologne.

09-Violence de Corentin Le Gall (F) - 6,19 - 1er

« Bienvenue aux actionnaires ». Coup de poing. Abrupt, fort, violent. Musique Metallica.

Palmarès

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Après avoir failli être supprimé, ajourné ou reporté, suite à l’indisponibilité de la grande salle du Théâtre, le 37e festival de l’image projetée s’est finalement déroulé les 10 et 11 mars à l'auditorium Jean-Pierre Vernant de Chelles. Merci à l’équipe de cette persévérance ! Salle plus petite (200 places, mais pleine pour toutes les séances !), projection et son de qualité, durée de projection restreinte pour cause de logistique, cette édition a tout de même permis les rencontres et les échanges que réalisateurs et spectateurs attendent de ce genre de manifestations, et pour lesquels ils sont fidèles à Chelles depuis des années.

Soirée du vendredi

Nous n’avons pas assisté à la soirée du vendredi, mais voici le compte-rendu de Philippe Delaplace.

Fidèle à la tradition, la soirée "Grandeur Nature" a, une fois de plus, tenu toutes ces promesses en ravissant les yeux et les oreilles du public.

Programmation presque exclusivement italienne avec deux montages très remarqués de Carlo de Agnoi : "Le Vent d'Ouest" capable de nous transporter au cœur des éléments et "L'élégance du gris" admirable exercice de style sur la liberté qu'offre le très mal nommé "noir et blanc", en fait 256 nuances de gris ! Montage également remarqué de Francesco Lopergolo sur des images sous-marines et un beau texte de Domenico Drago "Je ne suis point poète" sous-entendu je ne fais que montrer la beauté brute de la nature et tout le mérite lui revient.

Images étonnantes d'oiseaux et mammifères marins réalisées par William Bruce aux Iles Falklands et en Géorgie du Sud et joliment mises en scène dans "Birds, beasts and landscapes"

"Tsataan, les derniers homme-renne" splendide reportage de Giacomo Cicciotti sur la vie, belle mais difficile, d'éleveurs nomade du Nord de la Mongolie.

"Magredi les dernières prairies" montage de Giacomo Renier. Très belle évocation d'une région méconnue du Nord-Est de l'Italie riche d'un écosystème spécifique dans lequel la vie rivalise d'imagination !

Comme chaque année, Guillaume Bily nous gratifie d'un nouvel opus avec son complice habituel, Eric Gilbert, signant une fois de plus une musique originale et parfaitement adaptée aux images, images d'un Océan tour à tour déchaîné ou serein et paisible.

Séances  du samedi après-midi

La journée du samedi était amputée de la matinée, et de ce fait le nombre de montages présentés était réduit à 20, sur les 60 reçus. Outre 4 montages italiens, il y avait un belge et un néerlandais. Comme de coutume, les montages étaient présentés par l’animateur, et les auteurs interrogés sur leur réalisation, ce qui permet de mieux situer les œuvres. Nous avons compté 11 auteurs présents, dont plusieurs italiens, membres de l’AIDAMA—Associazione Italiana degli Autori di Multivisione Artistica, aidés pour la traduction par Cristina Noacco, qui était aussi auteur. Annie Logeais nous avait demandé de la représenter.

Les montages

- La rue du clos joli d’Yvan Morel :

Qu’un groupe de jeunes artistes, graffeurs, veuille célébrer la mémoire ouvrière de leurs pères est une initiative qui mérite bien d’être reconnue. Ces graffs, photographiés par Yvan Morel, arrêteront peut-être la démolition des lieux de vie des anciens métallos de Caen.

- Sur la ligne de Vincent Martin :

Photographies en Noir et Blanc des enfants d’une classe de CM2 dans le cadre du festival « Focales en Vercors », Vincent Martin nous offre une collection d’interprétations de ce que peut être « la ligne ».

- J’avais 12 ans de José Catalan : 

Fort de son expérience de thérapeute hospitalier, José Catalan aborde avec délicatesse et sobriété le thème difficile de la pédophilie. La séquence en noir complet laisse imaginer l’inimaginable.

- Perchè è piu facile mUorire de Roberto Tibaldi (I) :

Combien il est difficile de survivre à la fréquentation d’une plage bondée en été 

- Effet de serre de Marcel Batist, (NL) :

Jeux de lumières et fondus savants sur des architectures géométriques, sans paroles, mais avec une illustration musicale bien trouvée.

- Le trésor ignoré de Waha de Pierre Francis (B) :

Les vitraux de Jean-Michel Folon, dans une petite église rurale, sont peu connus.

- Ruptura de Marco Casonato et Diana Belsagrio (I):

Remarquable travail d’image, avec des humains à tête d’animal, sur une musique tonitruante.

- La bonne année de Noël Degardin :

Ce qui arrive à un médecin qui souhaite en début d’année à ses patients « une bonne santé » !

- Art brut de Jacques Pétignaud:

Du facteur Cheval à Robert Tatin, tour de France de 8 artistes, plus ou moins reconnus dans ce domaine de l’art non conventionnel.

- Piero et la diva d’Annie Logeais :

L’exposition en juin 2015 des œuvres de Piero Fornasetti, touche-à-tout de génie, dessinateur, peintre, graveur, imprimeur, designer, amoureux posthume de la « plus belle femme du monde » a séduit Annie Logeais par son côté baroque et fantastique.

- Correspondances de Cristina Noacco :

Présentée comme un travail d’équipe (avec l’AIDAMA), une première œuvre qui associe le « zen » de traditions japonaises : les textes brefs des haiku, les images de nature et de poteries « raku ».

- Fléaux et miracles de Jean-Yves Calvez: 

« Picorées » dans « L’arbre à poèmes » d’Abdellatif Laabi, des citations violemment accusatrices destinées au lecteur, ou au spectateur, et une faible lueur positive à la fin. Comme toujours, de belles images.

- Dialogues et interstices de Pauline Le Pichon :

Trop philosophique. A revoir.

- Le cave di Molera d’Edoardo Tettamanzi (I) :

Gros plans, partitions d’écran, jeux de formes et de couleur pour évoquer une ancienne carrière.

- Lili la coccinelle de Jany Féjoz :

Toujours agréable à revoir, la petite coccinelle a été photographiée au Bois de Boulogne !

- Studi per l’intonazione des mare de Claudio Tuti et Andrea Pivari (I) :

Images sous-marines. La recherche de la meilleure musique d’illustration aboutit au silence. Ce montage fait partie d’un projet de l’AIDAMA dans lequel les mêmes images ont donné lieu à 5 montages différents.

- Asphalte de Michelle et Claude Hébert :

Vus à travers le pare-brise, les virages et les reliefs des routes des déserts de l’Ouest Américain.

- La maison de Dieu de Pascal Dionnet :

Une petite chapelle, près de La Mûre, dans les Alpes.

- De la Loire aux Malavaux de René Augustin Bougourd :

Excellente biographie de Jean Zay, ministre méconnu.

- Estomper le passé de Yvonne Faivre et Maurice Ricou :

Renaître après une déception sentimentale.

Soirée de gala

La soirée de gala commençait avec un concert d’un groupe de jazz manouche, le « trio de l’R » (2 guitares et une contrebasse), avant la projection de 6 montages, dont notre « Bretonne au milieu du désert », ce qui nous a permis d’expliquer sur scène la genèse de ce montage en réponse aux questions des animateurs. Nous avons réellement découvert le personnage d’Odette du Puigaudeau en 2003, lors d’un voyage en Mauritanie. Un deuxième voyage, fin 2015, aux limites du sud marocain, de la Mauritanie et des zones revendiquées par le Polisario, nous a fait découvrir des gravures rupestres étudiées 80 ans plus tôt par Odette et sa compagne Marion Senones. Nous appuyant sur la biographie rédigée par Monique Vérité, nous avons mêlé dans ce montage nos photos de ces deux voyages, et des extraits de textes et de dessins de ces deux exploratrices, ainsi que des coupures de presse.

- Calypso de Gaetano Anzalone :

En Hommage à Cousteau, des images sous-marines impressionnantes.

- 20 Mignon de Francesci Lopergolo :

Vingt ans de « street photography » des photos « volées » pour rendre l’impression de la vie citadine.

- Chelles la Royale de Jean-Claude Landré :

Jean-Claude Landré a numérisé un multi-images d’il y a bien longtemps, pour raconter l’histoire de sa ville. Nous avons appris que la reine Bathilde avait rêvé que pour monter au ciel elle aurait une échelle !!! d’où le nom de la ville….

- Passagio in Tunisia, de Roberto Tibaldi :

Comme son titre l’indique, un bref voyage dans un pays où malheureusement le tourisme est en crise.

- Fra il bianco e il negro de Claudio Tuti :

Visite de Londres en noir et blanc, selon la philosophie de « street photography ».

La soirée s’est terminée avec la remise du prix du « coup de cœur du public » du samedi à Yvonne Faivre pour Estomper le passé, de Yvonne Faivre et Maurice Ricou, et la projection du « coup de cœur du public » du vendredi « Je ne suis point poète », de Francesco Lopergolo.

 

Durant ce festival, nous avons été sensibles à la variété des démarches des auteurs. De façon générale, en simplifiant, les Français, le plus souvent cartésiens, cherchent à raconter une histoire, alors que les Italiens cherchent à faire ressentir une impression. Leurs montages sont beaucoup moins didactiques, souvent sans paroles, de ce fait plus exigeants pour le spectateur qui doit suivre un fil ténu, au risque de le perdre. Une autre tendance est la déstructuration du récit, avec une juxtaposition de courtes séquences dont la progression n’est pas toujours évidente. S’agit-il de différences de culture « nationale », de génération, de démarche professionnel /amateur ? Il est clair que des Festivals comme celui-ci permettent d’élargir les domaines que nous connaissons.

Photos de Nicole Chenesseau

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Le 55ème Festival International de l’Image à Epinal s’est déroulé dans une ambiance particulièrement amicale et chaleureuse. Les habitués connaissaient depuis l’an dernier la maladie de Christine Mathon, cheville ouvrière du Festival depuis une vingtaine d’année, qui a quitté ce monde en juillet dernier, après avoir préparé jusqu’au dernier moment cette 55ème édition. Un hommage lui a été rendu dimanche, et, en accord avec ses souhaits, le résultat d’une collecte en faveur de la recherche sur le cancer a été confié aux bons soins de ses sœurs et de son frère.

Les projections

Une difficulté supplémentaire s’est abattue sur le Festival, avec à la fois la diminution de la subvention municipale et l’augmentation du coût de la location de la salle de cinéma dans laquelle s’était déroulé le Festival 2015. L’équipe a paré au mieux à ces difficultés, avec l’utilisation pour la compétition d’une autre salle, moins confortable et moins bien équipée en matériel de projection et de son : on a vu et entendu la différence lors de la soirée de gala du samedi soir, qui s’est tenue au cinéma !

Ces difficultés lors de la préparation expliquent sans doute le retard de l’appel à candidature sur le site, et de ce fait un nombre plus faible d’œuvres proposées, 91 tout de même avec un peu moins d'étrangers, dont 61 ont été projetées en public après avoir passé le filtre d’une pré-sélection. Les spectateurs étaient une cinquantaine dans la petite salle, dont de nombreux diaporamistes (une douzaine d’auteurs présents), et une soixantaine dans la salle de cinéma, malgré l’absence d’information sur la ville.

Les jurys

Quatre jurés avaient été choisis, et avaient reçu les montages par Internet avant le Festival, mais l’un d’eux n’a pas eu le temps de les visionner, et un autre n’a pas pu se déplacer pour le Festival : il avait cependant communiqué ses choix. Trois lycéens d’Epinal constituaient le jury « jeunes ». La salle a eu à choisir un « prix du public » pour chaque séance, et à désigner les lauréats des prix « thématiques » : cette année le thème était : « c’est l’heure ».

Les montages primés

Le Festival d’Epinal n’étant plus affilié à la FPF ni à la FIAP ne donne plus d’acceptations, qui sont généralement perçues comme une reconnaissance de qualité. Le nombre de prix étant en diminution, il y a inévitablement des manques dans la liste des nominations. Par ailleurs, l’absence d’éclairage et la faible durée entre les projections des montages a rendu la prise de notes plutôt succincte. Le compte-rendu ne sera pas aussi détaillé et complet. Excuses !!

Les trois premiers prix

Bhaktapur baisakh 2072 de Francis LEROY : Le premier prix évoque, avant-après, cette petite ville du Népal victime d’un tremblement de terre le 25 avril 2015. De très belles images, un lent panoramique pour commencer avec une voix prenante, un choix de mise en scène audacieux et efficace ensuite, font prendre conscience de l’ampleur du désastre. Une image d’espoir pour finir. On trouvera d’autres œuvres de cet auteur sur son site.

La der des ders de Pascal DIONNET : Un démarrage assourdissant, des effets sonores et visuels impressionnants sont utilisés par l’auteur pour raconter l’histoire d’un petit gars né en 1899, et qui n’échappera pas à la guerre, ni à cette période peu connue de l’occupation de l’Allemagne jusqu’en 1921 avant de revenir au pays.

Petit cheval, je ne t’oublie pas de Claudine et Jean-Pierre DURAND : Nous avons eu la bonne surprise de ce troisième prix, et nous sommes particulièrement contents de le recevoir dans un Festival International, pour nous et pour Jean-Louis Chedozeau, rescapé du massacre, et qui œuvre inlassablement pour la mémoire et la réconciliation franco-allemande.

Parmi les montages du Palmarès que nous ne connaissions pas :

Pour ne pas vivre seul de Bernard BASSE (meilleure bande son originale) : Le culte de Dalida par un admirateur gay. Cofiwch Capel Celyn de Ron DAVIES - Royaume Uni (meilleur scénario original) : Doublée en français, l’histoire de la construction d’un barrage inondant un village gallois très attaché à sa culture, malgré l’avis des représentants gallois, sous prétexte de fournir de l’eau à Liverpool, qui en réalité n’en avait pas besoin.

Le gourou de Michèle et Michel Paret (Prix de l’humour Georges Mangin et Raymond Eymonerie) :Illustration travaillée d’une bande-son d’ArteRadio sur les tribulations d’un conducteur guidé par GPS (Prix SACD Fiction d'humour 2016 )

Lux polaris de William BRUCE – Norvège (qualité photographique) : Série musicale d’images de glaciers.

Ruptura de Marco CASONATO et Diana BELSAGRIO – Italie (Mention spéciale du Jury) : Un clip sur une musique « Animal fever » avec des chats. Pas tout compris.

Ayako Takaïshi de Jean-Paul PETIT (Mention spéciale du Jury) : Interview d’une photographe japonaise à Paris.

Le bon vieux temps de Jean-Claude QUAGLIOZZI (Mention spéciale du Jury) : Une collection d’affiches et de publicités vantant l’innocuité du tabac, du vin, de la radioactivité… Un excellent montage pour galas !

L’Hermione, un fameux 3 mats de Gérard DIEBOLD (Seconde Mention du Jury Jeune) : La fameuse frégate de La Fayette, de sa construction à sa navigation, racontée dans une bande-sontrès bien montée à partir de diverses émissions de radio et d’une chanson du groupe « Soldat Louis », sur des images impressionnantes.

Parmi les montages hors Palmarès que nous ne connaissions pas

 

Le prisonnier de Christian Crapanne : Dans le village où a été tournée la série anglaise « Le Prisonnier », l’auteur se remémore les évènements vécus par celui qui n’était pas un numéro mais un homme. Incrustations d’extraits vidéos de la série dans les images fixes du décor.

Septentrion de Suzanne GAUTIER : Visite géologique de l’Islande.

A couteaux tirés de Gérard DIEBOLD : Splendeur et décadence de la coutellerie de Thiers.

Tout me rappelle de Pierre FRANCIS – Belgique : Une berceuse juive et des images actuelles qui suggèrent  Auschwitz. Emouvant.

Champ harmonique de Claude KIES : De curieuses installations musicales en plein air, qui jouent avec le vent.

12 secondes de Maurice GUIDICELLI  : Compte à rebours.

Palette d’écorces de Patrick ROTTIERS: Jeux de couleurs.

A la recherche de la vérité de Jean-Jack ABASSIN : La fascination du Cervin, et la tragédie de la première ascension. Nouveau monde de Jacques PÉTIGNAUD : Visite guidée dans les parcs américains.

Antonio V de Annie LOGEAIS : une biographie de Vivaldi, le prêtre roux, de sa ville de Venise à son exil mystérieux de l’autre côté des Alpes.

La bande à Jo de Michel MOLLARET : Mafia ?

Le gras du Gers de Patrick CRASNIER  : Visite des élevages de canards, et discussion sur les règles sanitaires.

Destinée de Jean -Yves CALVEZ : De belles photos de sa fille, sur un texte sans relation évidente.

Hoe lang nog de Guido CLARYSSE – Belgique : En flamand, sans aucune explication : rien compris.

Le coq d’or de Laure GIGOU : Un joli conte.

C’est l’heure des coquelicots de Patrick ROTTIERS : Ils ont survécu aux pesticides.

36 heures à Dubaï de Michelle et Claude HEBERT : Une escapade dans cet émirat qui veut développer le tourisme, et ses constructions gigantesques !

Un cœur d’or de Keith STOREY - Royaume Uni - Doublée en français (par Claudine et par Yvon Huiban) l’histoire oubliée d’Edith Cavell, infirmière britannique fusillée par les Allemands en 1915 pour avoir aidé des Britanniques prisonniers à s’enfuir de Belgique.

Dwaallichten de Guido CLARYSSE – Belgique : Histoire de vitraux, en flamand, sans aucune explication : rien compris.

Ils cassent le monde de Ursula DIEBOLD : Illustration d’un texte de Boris Vian dit par Nicolas Mouret.

La cité du bonheur de Laure GIGOU : Illustration de la bande-son d’un film sur la construction de la Grande Motte.

Shipibos de Claude KIES : Un reportage sur des Indiens de l’Amazonie péruvienne.

Folie douce de René JULLIEN  : Un gros travail d’image pour une histoire déjantée et poisseuse.

Land of the thunder dragon de Malcolm IMHOFF - Royaume Uni : Tout en anglais, un reportage sur le Bhoutan.

Lyngen - un amour fou de Daniel MASSE : Très raccourci par rapport à la version précédente du TdP.

Homo de Jean-Jack ABASSIN : Diverses variétés d’Homo : plagiste, alpin, télé spectateur…

Qu’est-ce que Dieu a fait ? de Jacques PÉTIGNAUD : Histoire de la transmission de données en morse.

L’Histoire Tragique de Véravin le Bien Nommé de François THIEBAUX et Jacques THOUVENOT: Dans la lignée spinalienne des Valdabrin, une création savoureuse et bien imagée !

Séance rétro

L’après-midi du samedi a été consacrée à une rétrospective de montages anciens, extraits de la riche collection spinalienne. Certains sont aussi visibles sur le site du DCCN. Nous avons vu :

Le baron de la Croix-Picot de Daniel Mar

Le voyeur et l’inconnue de 16h42 de Christian Sontag

Les cabanas de Daniel Mar et Jean Guiton

Les confettis de Jean-Georges Goetz

PinBall de Jean Paul Petit

Dessine-moi un oiseau de Noelle et Maurice Ricou

La danse du feu de Janos Eifert

Etude en sol mineur de R. Eymonerie et Georges Mangin

Savimby the best de Jacques van de Weerdt et Jean-Paul Janssens

Tous en boîte de Ricardo Zarate

Séance « carte blanche »

Le dimanche matin commençait par une « carte blanche à Hervé Séguret », malheureusement absent. Nous avons ainsi vu ou revu, et commenté:

Jusqu’ici tout va bien

La larme rouge Graff’City

La cabane

La femme de la chambre 122

Tous disponibles sur son site

LE PALMARES 2016.docx
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En conclusion

Le jury a privilégié des histoires tragiques et émouvantes, qui finissent avec au moins une lueur d’espoir. Il est évident que d’autres montages pouvaient prétendre au podium, et l’ont d’ailleurs déjà obtenu dans d’autres manifestations.

Nous remercions l’équipe organisatrice pour avoir assuré cette édition dans des conditions imprévues et difficiles. Pour la prochaine édition, un effort sur la réactivité du site serait bienvenu, car c’est le premier lien entre les auteurs et les organisateurs.

A l’année prochaine !

 

Site du festival

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Nous n’avons pas assisté cette année à la Coupe Lumière, mais vous pouvez en avoir des échos sur le site de nos amis Michelle et Claude Hébert.

Palmarès Coupe lumière 2016.pdf
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Tendances dans l’évolution de certains diaporamas