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Après avoir failli être supprimé, ajourné ou reporté, suite à l’indisponibilité de la grande salle du Théâtre, le 37e festival de l’image projetée s’est finalement déroulé les 10 et 11 mars à l'auditorium Jean-Pierre Vernant de Chelles. Merci à l’équipe de cette persévérance ! Salle plus petite (200 places, mais pleine pour toutes les séances !), projection et son de qualité, durée de projection restreinte pour cause de logistique, cette édition a tout de même permis les rencontres et les échanges que réalisateurs et spectateurs attendent de ce genre de manifestations, et pour lesquels ils sont fidèles à Chelles depuis des années.

Soirée du vendredi

Nous n’avons pas assisté à la soirée du vendredi, mais voici le compte-rendu de Philippe Delaplace.

Fidèle à la tradition, la soirée "Grandeur Nature" a, une fois de plus, tenu toutes ces promesses en ravissant les yeux et les oreilles du public.

Programmation presque exclusivement italienne avec deux montages très remarqués de Carlo de Agnoi : "Le Vent d'Ouest" capable de nous transporter au cœur des éléments et "L'élégance du gris" admirable exercice de style sur la liberté qu'offre le très mal nommé "noir et blanc", en fait 256 nuances de gris ! Montage également remarqué de Francesco Lopergolo sur des images sous-marines et un beau texte de Domenico Drago "Je ne suis point poète" sous-entendu je ne fais que montrer la beauté brute de la nature et tout le mérite lui revient.

Images étonnantes d'oiseaux et mammifères marins réalisées par William Bruce aux Iles Falklands et en Géorgie du Sud et joliment mises en scène dans "Birds, beasts and landscapes"

"Tsataan, les derniers homme-renne" splendide reportage de Giacomo Cicciotti sur la vie, belle mais difficile, d'éleveurs nomade du Nord de la Mongolie.

"Magredi les dernières prairies" montage de Giacomo Renier. Très belle évocation d'une région méconnue du Nord-Est de l'Italie riche d'un écosystème spécifique dans lequel la vie rivalise d'imagination !

Comme chaque année, Guillaume Bily nous gratifie d'un nouvel opus avec son complice habituel, Eric Gilbert, signant une fois de plus une musique originale et parfaitement adaptée aux images, images d'un Océan tour à tour déchaîné ou serein et paisible.

Séances  du samedi après-midi

La journée du samedi était amputée de la matinée, et de ce fait le nombre de montages présentés était réduit à 20, sur les 60 reçus. Outre 4 montages italiens, il y avait un belge et un néerlandais. Comme de coutume, les montages étaient présentés par l’animateur, et les auteurs interrogés sur leur réalisation, ce qui permet de mieux situer les œuvres. Nous avons compté 11 auteurs présents, dont plusieurs italiens, membres de l’AIDAMA—Associazione Italiana degli Autori di Multivisione Artistica, aidés pour la traduction par Cristina Noacco, qui était aussi auteur. Annie Logeais nous avait demandé de la représenter.

Les montages

- La rue du clos joli d’Yvan Morel :

Qu’un groupe de jeunes artistes, graffeurs, veuille célébrer la mémoire ouvrière de leurs pères est une initiative qui mérite bien d’être reconnue. Ces graffs, photographiés par Yvan Morel, arrêteront peut-être la démolition des lieux de vie des anciens métallos de Caen.

- Sur la ligne de Vincent Martin :

Photographies en Noir et Blanc des enfants d’une classe de CM2 dans le cadre du festival « Focales en Vercors », Vincent Martin nous offre une collection d’interprétations de ce que peut être « la ligne ».

- J’avais 12 ans de José Catalan : 

Fort de son expérience de thérapeute hospitalier, José Catalan aborde avec délicatesse et sobriété le thème difficile de la pédophilie. La séquence en noir complet laisse imaginer l’inimaginable.

- Perchè è piu facile mUorire de Roberto Tibaldi (I) :

Combien il est difficile de survivre à la fréquentation d’une plage bondée en été 

- Effet de serre de Marcel Batist, (NL) :

Jeux de lumières et fondus savants sur des architectures géométriques, sans paroles, mais avec une illustration musicale bien trouvée.

- Le trésor ignoré de Waha de Pierre Francis (B) :

Les vitraux de Jean-Michel Folon, dans une petite église rurale, sont peu connus.

- Ruptura de Marco Casonato et Diana Belsagrio (I):

Remarquable travail d’image, avec des humains à tête d’animal, sur une musique tonitruante.

- La bonne année de Noël Degardin :

Ce qui arrive à un médecin qui souhaite en début d’année à ses patients « une bonne santé » !

- Art brut de Jacques Pétignaud:

Du facteur Cheval à Robert Tatin, tour de France de 8 artistes, plus ou moins reconnus dans ce domaine de l’art non conventionnel.

- Piero et la diva d’Annie Logeais :

L’exposition en juin 2015 des œuvres de Piero Fornasetti, touche-à-tout de génie, dessinateur, peintre, graveur, imprimeur, designer, amoureux posthume de la « plus belle femme du monde » a séduit Annie Logeais par son côté baroque et fantastique.

- Correspondances de Cristina Noacco :

Présentée comme un travail d’équipe (avec l’AIDAMA), une première œuvre qui associe le « zen » de traditions japonaises : les textes brefs des haiku, les images de nature et de poteries « raku ».

- Fléaux et miracles de Jean-Yves Calvez: 

« Picorées » dans « L’arbre à poèmes » d’Abdellatif Laabi, des citations violemment accusatrices destinées au lecteur, ou au spectateur, et une faible lueur positive à la fin. Comme toujours, de belles images.

- Dialogues et interstices de Pauline Le Pichon :

Trop philosophique. A revoir.

- Le cave di Molera d’Edoardo Tettamanzi (I) :

Gros plans, partitions d’écran, jeux de formes et de couleur pour évoquer une ancienne carrière.

- Lili la coccinelle de Jany Féjoz :

Toujours agréable à revoir, la petite coccinelle a été photographiée au Bois de Boulogne !

- Studi per l’intonazione des mare de Claudio Tuti et Andrea Pivari (I) :

Images sous-marines. La recherche de la meilleure musique d’illustration aboutit au silence. Ce montage fait partie d’un projet de l’AIDAMA dans lequel les mêmes images ont donné lieu à 5 montages différents.

- Asphalte de Michelle et Claude Hébert :

Vus à travers le pare-brise, les virages et les reliefs des routes des déserts de l’Ouest Américain.

- La maison de Dieu de Pascal Dionnet :

Une petite chapelle, près de La Mûre, dans les Alpes.

- De la Loire aux Malavaux de René Augustin Bougourd :

Excellente biographie de Jean Zay, ministre méconnu.

- Estomper le passé de Yvonne Faivre et Maurice Ricou :

Renaître après une déception sentimentale.

Soirée de gala

La soirée de gala commençait avec un concert d’un groupe de jazz manouche, le « trio de l’R » (2 guitares et une contrebasse), avant la projection de 6 montages, dont notre « Bretonne au milieu du désert », ce qui nous a permis d’expliquer sur scène la genèse de ce montage en réponse aux questions des animateurs. Nous avons réellement découvert le personnage d’Odette du Puigaudeau en 2003, lors d’un voyage en Mauritanie. Un deuxième voyage, fin 2015, aux limites du sud marocain, de la Mauritanie et des zones revendiquées par le Polisario, nous a fait découvrir des gravures rupestres étudiées 80 ans plus tôt par Odette et sa compagne Marion Senones. Nous appuyant sur la biographie rédigée par Monique Vérité, nous avons mêlé dans ce montage nos photos de ces deux voyages, et des extraits de textes et de dessins de ces deux exploratrices, ainsi que des coupures de presse.

- Calypso de Gaetano Anzalone :

En Hommage à Cousteau, des images sous-marines impressionnantes.

- 20 Mignon de Francesci Lopergolo :

Vingt ans de « street photography » des photos « volées » pour rendre l’impression de la vie citadine.

- Chelles la Royale de Jean-Claude Landré :

Jean-Claude Landré a numérisé un multi-images d’il y a bien longtemps, pour raconter l’histoire de sa ville. Nous avons appris que la reine Bathilde avait rêvé que pour monter au ciel elle aurait une échelle !!! d’où le nom de la ville….

- Passagio in Tunisia, de Roberto Tibaldi :

Comme son titre l’indique, un bref voyage dans un pays où malheureusement le tourisme est en crise.

- Fra il bianco e il negro de Claudio Tuti :

Visite de Londres en noir et blanc, selon la philosophie de « street photography ».

La soirée s’est terminée avec la remise du prix du « coup de cœur du public » du samedi à Yvonne Faivre pour Estomper le passé, de Yvonne Faivre et Maurice Ricou, et la projection du « coup de cœur du public » du vendredi « Je ne suis point poète », de Francesco Lopergolo.

 

Durant ce festival, nous avons été sensibles à la variété des démarches des auteurs. De façon générale, en simplifiant, les Français, le plus souvent cartésiens, cherchent à raconter une histoire, alors que les Italiens cherchent à faire ressentir une impression. Leurs montages sont beaucoup moins didactiques, souvent sans paroles, de ce fait plus exigeants pour le spectateur qui doit suivre un fil ténu, au risque de le perdre. Une autre tendance est la déstructuration du récit, avec une juxtaposition de courtes séquences dont la progression n’est pas toujours évidente. S’agit-il de différences de culture « nationale », de génération, de démarche professionnel /amateur ? Il est clair que des Festivals comme celui-ci permettent d’élargir les domaines que nous connaissons.

Photos de Nicole Chenesseau

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Le 55ème Festival International de l’Image à Epinal s’est déroulé dans une ambiance particulièrement amicale et chaleureuse. Les habitués connaissaient depuis l’an dernier la maladie de Christine Mathon, cheville ouvrière du Festival depuis une vingtaine d’année, qui a quitté ce monde en juillet dernier, après avoir préparé jusqu’au dernier moment cette 55ème édition. Un hommage lui a été rendu dimanche, et, en accord avec ses souhaits, le résultat d’une collecte en faveur de la recherche sur le cancer a été confié aux bons soins de ses sœurs et de son frère.

Les projections

Une difficulté supplémentaire s’est abattue sur le Festival, avec à la fois la diminution de la subvention municipale et l’augmentation du coût de la location de la salle de cinéma dans laquelle s’était déroulé le Festival 2015. L’équipe a paré au mieux à ces difficultés, avec l’utilisation pour la compétition d’une autre salle, moins confortable et moins bien équipée en matériel de projection et de son : on a vu et entendu la différence lors de la soirée de gala du samedi soir, qui s’est tenue au cinéma !

Ces difficultés lors de la préparation expliquent sans doute le retard de l’appel à candidature sur le site, et de ce fait un nombre plus faible d’œuvres proposées, 91 tout de même avec un peu moins d'étrangers, dont 61 ont été projetées en public après avoir passé le filtre d’une pré-sélection. Les spectateurs étaient une cinquantaine dans la petite salle, dont de nombreux diaporamistes (une douzaine d’auteurs présents), et une soixantaine dans la salle de cinéma, malgré l’absence d’information sur la ville.

Les jurys

Quatre jurés avaient été choisis, et avaient reçu les montages par Internet avant le Festival, mais l’un d’eux n’a pas eu le temps de les visionner, et un autre n’a pas pu se déplacer pour le Festival : il avait cependant communiqué ses choix. Trois lycéens d’Epinal constituaient le jury « jeunes ». La salle a eu à choisir un « prix du public » pour chaque séance, et à désigner les lauréats des prix « thématiques » : cette année le thème était : « c’est l’heure ».

Les montages primés

Le Festival d’Epinal n’étant plus affilié à la FPF ni à la FIAP ne donne plus d’acceptations, qui sont généralement perçues comme une reconnaissance de qualité. Le nombre de prix étant en diminution, il y a inévitablement des manques dans la liste des nominations. Par ailleurs, l’absence d’éclairage et la faible durée entre les projections des montages a rendu la prise de notes plutôt succincte. Le compte-rendu ne sera pas aussi détaillé et complet. Excuses !!

Les trois premiers prix

Bhaktapur baisakh 2072 de Francis LEROY : Le premier prix évoque, avant-après, cette petite ville du Népal victime d’un tremblement de terre le 25 avril 2015. De très belles images, un lent panoramique pour commencer avec une voix prenante, un choix de mise en scène audacieux et efficace ensuite, font prendre conscience de l’ampleur du désastre. Une image d’espoir pour finir. On trouvera d’autres œuvres de cet auteur sur son site.

La der des ders de Pascal DIONNET : Un démarrage assourdissant, des effets sonores et visuels impressionnants sont utilisés par l’auteur pour raconter l’histoire d’un petit gars né en 1899, et qui n’échappera pas à la guerre, ni à cette période peu connue de l’occupation de l’Allemagne jusqu’en 1921 avant de revenir au pays.

Petit cheval, je ne t’oublie pas de Claudine et Jean-Pierre DURAND : Nous avons eu la bonne surprise de ce troisième prix, et nous sommes particulièrement contents de le recevoir dans un Festival International, pour nous et pour Jean-Louis Chedozeau, rescapé du massacre, et qui œuvre inlassablement pour la mémoire et la réconciliation franco-allemande.

Parmi les montages du Palmarès que nous ne connaissions pas :

Pour ne pas vivre seul de Bernard BASSE (meilleure bande son originale) : Le culte de Dalida par un admirateur gay. Cofiwch Capel Celyn de Ron DAVIES - Royaume Uni (meilleur scénario original) : Doublée en français, l’histoire de la construction d’un barrage inondant un village gallois très attaché à sa culture, malgré l’avis des représentants gallois, sous prétexte de fournir de l’eau à Liverpool, qui en réalité n’en avait pas besoin.

Le gourou de Michèle et Michel Paret (Prix de l’humour Georges Mangin et Raymond Eymonerie) :Illustration travaillée d’une bande-son d’ArteRadio sur les tribulations d’un conducteur guidé par GPS (Prix SACD Fiction d'humour 2016 )

Lux polaris de William BRUCE – Norvège (qualité photographique) : Série musicale d’images de glaciers.

Ruptura de Marco CASONATO et Diana BELSAGRIO – Italie (Mention spéciale du Jury) : Un clip sur une musique « Animal fever » avec des chats. Pas tout compris.

Ayako Takaïshi de Jean-Paul PETIT (Mention spéciale du Jury) : Interview d’une photographe japonaise à Paris.

Le bon vieux temps de Jean-Claude QUAGLIOZZI (Mention spéciale du Jury) : Une collection d’affiches et de publicités vantant l’innocuité du tabac, du vin, de la radioactivité… Un excellent montage pour galas !

L’Hermione, un fameux 3 mats de Gérard DIEBOLD (Seconde Mention du Jury Jeune) : La fameuse frégate de La Fayette, de sa construction à sa navigation, racontée dans une bande-sontrès bien montée à partir de diverses émissions de radio et d’une chanson du groupe « Soldat Louis », sur des images impressionnantes.

Parmi les montages hors Palmarès que nous ne connaissions pas

 

Le prisonnier de Christian Crapanne : Dans le village où a été tournée la série anglaise « Le Prisonnier », l’auteur se remémore les évènements vécus par celui qui n’était pas un numéro mais un homme. Incrustations d’extraits vidéos de la série dans les images fixes du décor.

Septentrion de Suzanne GAUTIER : Visite géologique de l’Islande.

A couteaux tirés de Gérard DIEBOLD : Splendeur et décadence de la coutellerie de Thiers.

Tout me rappelle de Pierre FRANCIS – Belgique : Une berceuse juive et des images actuelles qui suggèrent  Auschwitz. Emouvant.

Champ harmonique de Claude KIES : De curieuses installations musicales en plein air, qui jouent avec le vent.

12 secondes de Maurice GUIDICELLI  : Compte à rebours.

Palette d’écorces de Patrick ROTTIERS: Jeux de couleurs.

A la recherche de la vérité de Jean-Jack ABASSIN : La fascination du Cervin, et la tragédie de la première ascension. Nouveau monde de Jacques PÉTIGNAUD : Visite guidée dans les parcs américains.

Antonio V de Annie LOGEAIS : une biographie de Vivaldi, le prêtre roux, de sa ville de Venise à son exil mystérieux de l’autre côté des Alpes.

La bande à Jo de Michel MOLLARET : Mafia ?

Le gras du Gers de Patrick CRASNIER  : Visite des élevages de canards, et discussion sur les règles sanitaires.

Destinée de Jean -Yves CALVEZ : De belles photos de sa fille, sur un texte sans relation évidente.

Hoe lang nog de Guido CLARYSSE – Belgique : En flamand, sans aucune explication : rien compris.

Le coq d’or de Laure GIGOU : Un joli conte.

C’est l’heure des coquelicots de Patrick ROTTIERS : Ils ont survécu aux pesticides.

36 heures à Dubaï de Michelle et Claude HEBERT : Une escapade dans cet émirat qui veut développer le tourisme, et ses constructions gigantesques !

Un cœur d’or de Keith STOREY - Royaume Uni - Doublée en français (par Claudine et par Yvon Huiban) l’histoire oubliée d’Edith Cavell, infirmière britannique fusillée par les Allemands en 1915 pour avoir aidé des Britanniques prisonniers à s’enfuir de Belgique.

Dwaallichten de Guido CLARYSSE – Belgique : Histoire de vitraux, en flamand, sans aucune explication : rien compris.

Ils cassent le monde de Ursula DIEBOLD : Illustration d’un texte de Boris Vian dit par Nicolas Mouret.

La cité du bonheur de Laure GIGOU : Illustration de la bande-son d’un film sur la construction de la Grande Motte.

Shipibos de Claude KIES : Un reportage sur des Indiens de l’Amazonie péruvienne.

Folie douce de René JULLIEN  : Un gros travail d’image pour une histoire déjantée et poisseuse.

Land of the thunder dragon de Malcolm IMHOFF - Royaume Uni : Tout en anglais, un reportage sur le Bhoutan.

Lyngen - un amour fou de Daniel MASSE : Très raccourci par rapport à la version précédente du TdP.

Homo de Jean-Jack ABASSIN : Diverses variétés d’Homo : plagiste, alpin, télé spectateur…

Qu’est-ce que Dieu a fait ? de Jacques PÉTIGNAUD : Histoire de la transmission de données en morse.

L’Histoire Tragique de Véravin le Bien Nommé de François THIEBAUX et Jacques THOUVENOT: Dans la lignée spinalienne des Valdabrin, une création savoureuse et bien imagée !

Séance rétro

L’après-midi du samedi a été consacrée à une rétrospective de montages anciens, extraits de la riche collection spinalienne. Certains sont aussi visibles sur le site du DCCN. Nous avons vu :

Le baron de la Croix-Picot de Daniel Mar

Le voyeur et l’inconnue de 16h42 de Christian Sontag

Les cabanas de Daniel Mar et Jean Guiton

Les confettis de Jean-Georges Goetz

PinBall de Jean Paul Petit

Dessine-moi un oiseau de Noelle et Maurice Ricou

La danse du feu de Janos Eifert

Etude en sol mineur de R. Eymonerie et Georges Mangin

Savimby the best de Jacques van de Weerdt et Jean-Paul Janssens

Tous en boîte de Ricardo Zarate

Séance « carte blanche »

Le dimanche matin commençait par une « carte blanche à Hervé Séguret », malheureusement absent. Nous avons ainsi vu ou revu, et commenté:

Jusqu’ici tout va bien

La larme rouge Graff’City

La cabane

La femme de la chambre 122

Tous disponibles sur son site

LE PALMARES 2016.docx
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En conclusion

Le jury a privilégié des histoires tragiques et émouvantes, qui finissent avec au moins une lueur d’espoir. Il est évident que d’autres montages pouvaient prétendre au podium, et l’ont d’ailleurs déjà obtenu dans d’autres manifestations.

Nous remercions l’équipe organisatrice pour avoir assuré cette édition dans des conditions imprévues et difficiles. Pour la prochaine édition, un effort sur la réactivité du site serait bienvenu, car c’est le premier lien entre les auteurs et les organisateurs.

A l’année prochaine !

 

Site du festival

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Nous n’avons pas assisté cette année à la Coupe Lumière, mais vous pouvez en avoir des échos sur le site de nos amis Michelle et Claude Hébert.

Palmarès Coupe lumière 2016.pdf
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12ème Trophée de Paris 28 mai 2016

Comme chaque année, pour la 12ème fois, les diaporamistes se sont réunis au studio Raspail, à l’invitation d’Objectif-Image-Paris et du Photo Film Argenteuillais, pour visionner un certain nombre (39 cette année) des montages audiovisuels engagés dans la compétition du Trophée de Paris, et y apporter leurs commentaires.

21 auteurs étaient présents, de telle sorte que lorsqu’ils sont montés sur scène pour la photo finale, il ne restait plus grand monde dans la salle, qui a rassemblé jusqu’à une soixantaine de spectateurs.

Les projections se sont déroulées de façon tout à fait satisfaisante, ainsi que l’organisation générale de la journée (à l’exception du niveau sonore au restaurant).

La présélection

Les organisateurs ont reçu 95 montages, dont 38 étrangers. La présélection, visant à limiter le temps de projection devant les jurés à 5h30, a été établie par 4 personnes, prenant en compte 4 critères, Impact, Construction, Image et Son, notés chacun 0, 25, 50, 75 et 100, dont l’addition donnait un total maximal de 1600.

Ont été présélectionnés 49 montages ayant obtenu plus de 775 points, 26 français et 23 étrangers. Il apparait selon un tableau projeté que les deux premiers critères, Impact et Construction, ont eu un poids plus important que le 3ème (qualité des images) et surtout que le dernier (son), autrement dit « de belles images ne suffisent pas pour réussir un montage audiovisuel » dans l’esprit des présélectionneurs.

Tous les montages présélectionnés sont « acceptés » au sens des concours.

Le jugement

Les auteurs présents (21) ont tous vu leurs montages projetés et discutés, ce qui est l’attrait majeur de ce festival, y compris ceux dont les œuvres n’avaient pas été présélectionnées, donc non présentées aux deux jurys (un à Paris, l’autre à Argenteuil) dont les 22 classements individuels ont déterminé le classement final par calcul de la moyenne harmonique.

Moyenne harmonique : rappel

Ce calcul de moyenne harmonique a été suggéré avec l’idée de favoriser les « premières places ». Pour un juré, classer tous les montages est fastidieux et pas très significatif : quelle différence sérieuse entre 30ème et 35ème ? Il a donc été proposé de choisir une valeur de classement arbitraire pour tous les montages au-delà d’une certaine place (ici ils ont choisi d'en classer 15) et que cette valeur soit suffisamment élevée pour rester dans l'esprit de favoriser les premiers.

 Pour faire coller les chiffres donnés avec ceux du « tableau jurés » sur le site du TdP, il faut ajouter en plus des chiffres de classement mentionnés dans le tableau, une valeur de 29.3 (pourquoi pas 30 ou autre?) : les « blancs » du tableau correspondent à cette valeur, sachant que le nombre total de jurés est 22.

 On calcule alors la somme de tous les inverses.

Quelques remarques

Le palmarès fait la part belle aux montages étrangers (un seul français dans les six premiers, cinq dans les 15 premiers).

Le grand nombre de montages reçus a permis de distribuer des « prix » en plus grand nombre que les années précédentes, dont un symbolique à l’auteur néo-zélandais présent (à noter le faible nombre d’auteurs étrangers présents : un Italien, un Belge).

A noter la présence de deux montages posthumes en 3ème et 8ème position : autant il parait légitime de rendre hommage à Christian Hendricks, diaporamiste de talent, récemment décédé, autant voir son nom en compétition et ses « co-auteurs » recevoir des prix nous a paru dérangeant. Mais il nous a été répondu qu’aucun règlement n’interdit à un « co-auteur » vivant de présenter un montage! Et il existe encore 5 bandes-son dont Christian Hendricks est l’auteur !

Tendances dans l’évolution de certains diaporamas

On note une évolution dans la réalisation de montages, mise en évidence depuis quelques années, surtout à l’étranger: le passage du stade « artisanal » à quelque chose de plus « industriel », où on sépare les différents ingrédients (image, voix, son) en faisant appel à des professionnels ou à Internet. On devrait avoir bientôt des palmarès dignes des festivals cinéma ! Mais aura-t-on davantage de public pour autant ?

Autre évolution, notable dans le cas des montages étrangers : si quelques-uns se donnent la peine de traduire, en voix ou en sous-titre, le texte des montages (merci à eux), d’autres ne font pas le moindre effort dans ce sens. Or la mondialisation n’est pas achevée, un public français n’est pas à même de comprendre toutes les nuances d’un texte anglais. Si un auteur se donne la peine de doter son montage d’un texte, on imagine naïvement qu’il pense que ce texte apporte quelque chose, à moins que ce soit de la pure arrogance ou de la grande timidité !

Autre remarque concernant le « haut du tableau » (1er et 4ème): deux montages anglophones, non traduits, exposant des SDF dont les portraits ont été pris dans des conditions inconnues, qui permettent au public de s’émouvoir dans son fauteuil de la misère du monde !

Sans parler du 6ème ! Malaise….Trop!

Dernière remarque, plus générale. Chaque festival a ses propres jurés, de présélection et définitifs. On ne peut que remarquer en cette année 2016 l’hétérogénéité des palmarès des 3 compétitions françaises de ce début d’année (FPF National-Coupe de France, Festiv’tolosan et TdP). Nous n’avons pas assisté aux deux premiers.

 

Heureusement que le plaisir des retrouvailles et des rencontres a été au rendez-vous.

Les échanges dans la salle sur les montages projetés.

Montages non présélectionnés

Entre parenthèses, les points des 4 critères de la présélection et le total.

06 – La perle du TonkinClaude et Michelle Hebert (F)-(150 + 125 + 150 + 150 = 575)

Croisière dans la baie d’Along, sans trop de brumes et avec un peu de soleil. Un peu trop long, ce que reconnaissent les auteurs.

03 – Le tour du mondeNoël Dumaine (F) -(200+200+150+175=725)

La voix de Jean-Louis Terrienne raconte une histoire loufoque avec des images hétéroclites: certains aiment beaucoup, d’autres pas du tout.

16 – Le voleur de couleursBernard Herviou – Jean-Pierre Lucas – Catherine Lenoir (F)-(175+200+200+175= 750) Pas mal pour des débutants, mais il est suggéré de mettre mieux en valeur l’histoire du vol de couleurs plutôt que celle du détective.

23 – Orsi nella nebbiaNatalina Mascherini (I)-(225+125+300+125=775)

Belles photos d’ours se délectant de saumons dans une rivière. Il est signalé que ces photos sont prises dans des circonstances où les saumons sont en fin de vie, et les ours trop occupés pour être dangereux.

33 – Lyngen – une histoire d’amourDaniel Masse & Dominique Morel (F)-(100+150+200+125= 575)

Evocation de la découverte des Alpes de Lyngen au nord de Norvège par une pionnière de l’histoire de l’alpinisme suisse « Lizzy », qui n’est pas suffisamment mise valeur d’après la salle.

40 – Les étrangersSophie Paugam (F)-(100+125+175+125=525)

Illustration d’une chanson de Léo Ferré, chantée par Clarisse Lavanant (voix magnifique), par de belles photos de bateaux lors des fêtes de Brest. Texte de la chanson pas très clair : contre-sens d’après un intervenant, note d’espoir selon l’auteur, liaison avec l’actualité selon la salle en ce qui concerne l’accueil des étrangers.

84 – Lettre à IngridMarie Hélène et Philippe Gaudibert (F)-(150+150+200+150=650)

Voyage au Svalbard, parmi les glaciers et les ours. Des images rares, mais long, des commentaires superflus, un problème de son. La fiction de la « lettre » est un peu oubliée…

85 – Fluctuat Nec MergiturPierre-Marie Artaux (F)-(175+175+200+200=750)

A Paris, après les attentats de novembre 2015. La difficulté de se situer dans un tel contexte est extrême. La distance un peu ironique dont l’auteur est coutumier, et qui est appréciée dans ses autres œuvres, est ici mal perçue.

Montages sélectionnés ayant obtenu un total inférieur à 1

32 – Mondnacht am SchlossElke & Karl-Heinz Nicklaus-Runtemund (D)-(0.975)

Mise en condition mystérieuse d’un château la nuit, avec un humain et des extra-terrestres descendus de leur soucoupe volante. Bonne technique, mais manque le fil de l’action.

27 – Rêve ou réalitéOlivier Taminiau (B)-(0.794)

Réflexion philosophique sur les « fils » de la vie, illustrée par les câbles du pont de Normandie. Problème de son au début, plus radiophonique que diaporama, ne met pas en évidence la fragilité de ces fils.

34 – Lynchburg, Virginia 1975Daniel Masse (F) -(0.828)

Reportage sur l’Amérique profonde de 1975 : les contremaîtres d’une fonderie, dont la vie est particulièrement marquée par les convictions bibliques. Très « objectif », fait réfléchir à l’actualité.

48 – La MissionMarc Granger-Thomas (F)-(0.975)

Roman-photo avec un personnage sympathique et une chute. Une indication discrète sur l’origine de la bande-son qui est accessible sur Internet.

18 – Femmes de là-basJean-Claude Touzot (F)-(0.794)

Une galerie de portraits sur deux chansons de Julien Clerc.

05 – Les Fototouristes … revisités – Claude et Michelle Hebert (F) –(0.950)

Amélioration du montage présenté l’année précédente, par ajout de commentaires et changement de musique.

91 – Why We Build The WallDavid Sutton (NZL)-(0.996)

Sur une chanson, des images de châteaux, d’Ecosse ou d’Irlande. La construction du Mur est considérée comme une métaphore.

11 – La mémoire de l’eau – Philippe De Lachèze-Murel (F) - (0,80)

 

Comment monnayer une découverte scientifique bidon. Autocritique de l’auteur : trop long, et chute faible.

Montages sélectionnés ayant obtenu un total entre 1 et 2

35 – Black GoldJacek Zaim (PL)-(1.581)

Des charbonniers au fond d’une forêt polonaise : de belles images, un texte sans respiration, en anglais, d’une voix plaintive, pas l’ombre d’une traduction.

60 – Madame ZingaraWayne Webb (ZAF)-(1.539)

Une série sans commentaires, de belles images d’acrobates de cirque, avec une musique sans rapport avec les images. Pourquoi sélectionné ?

04 – Bhaktapur Baisakh 2072Francis Leroy (F)-(1.30)

Belle intro panoramique pour une fête dans la vallée de Katmandou, qui commence bien, brutalement interrompue pour un noir et un silence : le tremblement de terre. Les images qui suivent ont paru trop nombreuses.

07 – Tor, le rêve des géantsEnrico Romanzi (I)-(1.514)

Un tour tonitruant des principaux sommets des Alpes au départ de la vallée d’Aoste.

39 – Entre terre et cielDenis Celik (F) - 14ème (1.897) Conte poétique, avec des personnages tirés d’œuvres de Chagall et un beau travail d’image.

89 – Ils ont tué celui qui disait…José Catalan (F) - (1.011)

Les circonstances de la mort du poète Federico Garcia Lorca. Il a été regretté que la personnalité du poète et ses œuvres ne soient pas plus détaillées.

86 – Petit cheval, je ne t’oublie pasClaudine et Jean-Pierre Durand (F) - (1.029)

Vécue par un enfant, l'histoire, oubliée pendant 50 ans, du massacre d'un village de Touraine par les nazis, le jour de la libération de Paris. Les commentaires sur notre montage, en public, comme en privé, (beau travail, document vivant, ethnologique, intéressant…) ont été nettement plus positifs que le résultat des jurés.

65 – Lilli la coccinelleJany Féjoz (F) – (1.276)

Léger, frais, voix crédible, une respiration.

31 – De la Loire aux MalavauxRené-Augustin Bougourd (F) – (1.486)

Histoire de Jean Zay, nom célèbre mais personnage mal connu. Intéressant, mais professoral, académique, sans respiration. Des documents familiaux rares.

44 – Corps accordsJean Vilmer (F) –(1.482)

L’auteur paie de sa personne pour illustrer des jeux de mots. Le « penseur de rondins » et autres a suscité beaucoup de sourires, et plus encore…

52 – Le roi Krak et le DragonAndrew Noel Gagg (UK) – (1.599)

Un texte dit en français, avec un accent anglais et une note d’humour très appréciés, nous apprend la naissance de Cracovie sur des dessins savoureux ( une BD existante ?). Histoire plaisante mais longue.

 

Les prix

67 – Le chemin VictoriaChristian Hendrickx et André Teyck (B) - 8ème (3.82)

Montage posthume ! Passage de la frontière suisse par des enfants juifs grâce à des jurassiennes pendant la dernière guerre. Témoignage de ces « passeuses ». Montage à entendre.

21 – DilemmeJean-Claude Quagliozzi (F) -11ème (2.41)

Faut-il envoyer tous ses enfants à l’école quand on vit au fin fond du Bénin ? Reportage vivant et très empathique, mais première partie trop longue, et problème traité trop rapidement.

70 – Tsaatan les derniers hommes rennesGiacomo Cicciotti et Sandra Zagolin (I) 10ème (2.64)

Images fortes qui parlent d’elles même.

38 – Le passage ou la méchante punitionJean Louis Terrienne (F)- 9ème (3.36)

Réincarnation de l’auteur à travers des œuvres d’Anish Kapoor exposées l’été dernier dans le parc du château de Versailles. « Pas tout compris, mais c’est une œuvre qui fait progresser le diaporama ».

30 – GrisailleJacques P Thouvenot (F)-7ème (4.43)

En hommage au père de l’auteur et à ses compagnons. Texte difficile, la musique « fait le boulot ». Chute « en trop »

24 – Incest TPDaleen Engelbrecht (ZAF)-6ème(4.44)

Non traduit. Expressionniste. Trop c’est trop !

68 – TewahedoLorenzo De Francesco et Cristina Garzone (I)-5ème(5.56)

Belles images d’un voyage dans l’église orthodoxe d’Ethiopie. Texte en français un peu long. Manque de fluidité de la bande-son. La musique a été changée pour ne pas avoir de problème de droits.

72 – Silent CriesFranz Jesche et Anne d’Oliveira (ZAF) -4ème(5.90)

Un SDF très photogénique et complaisant. Beauté formelle. Aucune explication en français.

81 – Retour à LamaChristian Hendrickx , Francis Henry et André Teyck (B) 3ème(6.47)

Un montage posthume (encore !) dont le générique s’est enrichi depuis son passage à Chelles ! Pas de photo d’archives pour un montage sur la guerre de tranchées. Mais la narration suffisait.

64 – Estomper le passéYvonne Faivre et Maurice Ricou (F) -2ème(6.84)

Montage très esthétique par son utilisation du négatif, noir et blanc puis couleurs. Fiction transposée d’événements réels. Voix prenante de Christian Esquine. A noter l’hétérogénéité des jugements d’un jury à l’autre (voir le tableau des jurés sur le site du Trophée).

09 – BeeswingGraham Sergeant (UK) -1er(8.30)

Encore des SDF en noir et blanc, sans aucune traduction. Hétérogénéité des jugements inverse du précédent.

 

Assommée par cette suite de montages dépressifs, la salle s’est lancée dans un débat sur l’avenir du diaporama !

Palmarès

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