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Les séances publiques du Trophée de Paris 2019 se sont déroulées le samedi 1er juin au studio Raspail devant une quarantaine de spectateurs, dont une forte proportion de diaporamistes. Les organisateurs avaient reçu 90 montages, et en avaient retenu 45 présentés aux 2 jurys, d’Argenteuil et de Paris, totalisant 27 jurés, qui ont chacun classé 15 montages. La présélection a été effectuée par cinq personnes, et il est apparu, comme souvent, des choix peu explicables aux yeux de l’assistance.

Les discussions sur les montages projetés

Parmi les personnes de l’assistance qui se sont exprimés, quelques « vieux briscards », et quelques « nouveaux venus », mais, malgré l’insistance du meneur de jeu, beaucoup se sont tus, et il en résulte que les avis exprimés, qui ne sont pas forcément en accord avec le résultat du Palmarès, mettent en évidence la variabilité des jugements et la volatilité des opinions.

Références culturelles : il est clair que chacun reçoit un montage avec ses propres références personnelles, culturelles, et que de même que les bigoudènes ne sont pas très « connotées » en Italie, d’autres références géographiques, les écrits de Daniel Pennac ou de Françoise Héritier, l’usage de la langue, russe, anglaise, ou autre, certaines musiques, certains sujets déjà traités, seront plus ou moins bien perçus, avec l’avantage ou l’inconvénient que cela peut apporter.

Que faut-il dire ou ne pas dire ? Il est clair que certains montages sont demeurés totalement obscurs à l’assistance, bien qu’ils soient en tête du Palmarès.

Ci-dessous, les notes prises au cours des discussions, parfois contradictoires, et qui n’engagent que les intervenants, avec la note résultant du mode de calcul spécifique au TdP, et le classement éventuel.

Première séance

58-Bonbons de Gian Carlo Bartolozzi, Emio Lanini et Paolo Grappolini (I) 1,85

On comprend tout de suite le sujet : première image, première musique. Pédophilie dans l’Église. Sobre et courageux.

45-Hiku de Claude Predal (F) 2,31

La banquise chez les Inuit. Images belles et rares, un peu humoristiques. Texte et diction convenus.

81-Vincent de Laure Gigou (F) 2,70 - 15ème

Une approche sensible de Van Gogh, l’homme, et de sa santé ; avec la voix de Jacques Van de Weert.

18-The End Of All Our Exploring de Mark Allen (GB) 1,66

Ghetto de Varsovie, Auschwitz, la Shoah. Photos i-Phone en noir et blanc

22-César Manrique de Jean-Marie Béziat (F) 2,99 - 13ème

Lanzarote, œuvre de l’artiste. Introduction trop longue

13-L’œil du loup de Didier Durrat (F) non pré sélectionné, auteur présent

Texte tiré du livre de Daniel Pennac, dense. Traitement d’image au pinceau numérique, peu commun. Une partie de l’assistance a été dépassée.

54-Bosnie-Herzégovine la guerre oubliée de Sandra Zagolin et Paola De Paoli (I) 2,20

Des témoignages, et le verdict du TPI.

Deuxième séance

50-Louya de Corentin Le Gall (F) 2,99 - 12ème

Gros travail d’animation, références culturelles appréciées par certains, mais pas perçues par d’autres.

12-No-go-area de Marcel Batist (NL) 1,59

Usine abandonnée. Urbex à la mode. Sens ???

20-Etrangère de Ursula Diebold (F) 2,42

Approche « philosophique » appréciée, surtout à la fin. Avis divers sur la voix.

56-L’Histoire de Caterina de Domenico Drago (I) 2,60

Deux histoires. Belles images de la pêche au thon rouge en Sicile. Fin « écolo », mais traduction non satisfaisante.

70-Fakescapes de Andrea Foligni (I) 2,27

Musique originale agressive. A manqué d’explication.

Troisième séance

17-Le Continent Blanc de Claude et Michelle Hébert (F) 2,65 -auteurs présents

Documentaire. Avis partagés sur créativité. Voyage réel et images originales.

A voir 

36-Entre les mailles du filet de Françoise Picaut (F) non pré sélectionné - auteure présente

Peinture au pixel illustrant des photos de filets de bateaux de St Jean de Luz.

05-Vivre avec Mona et les autres de Frédéric Michel (F) 3,34 11ème

Processus répétitif de détournement du fameux portrait de la Joconde.

35-La pierre et les hommes de Jean-Claude Boulais et Maurice Ricou (F) auteur présent

Pierre de Crazannes, très utilisée dans la constructions des églises romanes de Saintonge. Carrière abandonnée réinvestie par des sculpteurs les « Lapidiales ».

62-Les Fantômes de Volodia de Danièle et Christian Brion (F) 2,20 - auteur présent

Ambiance et texte russe. 30 ans de prison pour quoi ?

37-Infraland de Jan Gres (SVK) non sélectionné, slovène

Images déroutantes d’arbres magnifiques. Procédé Infra-rouge.

47-Chinese Look de Joan Serrano Zoroa (ESP) 1,04, espagnol

Galerie de portraits.

Discussion sur cette sélection, en comparaison de la non-sélection d’Oeil de loup, et sur les séries sonorisées mal appréciées.

80-Les Forces de L’Esprit de José Catalan (F) 1,65 auteur présent

Retour aux origines des mines du Nord de la France au Maroc ? Procédé « pirouette » pour présenter des photos de voyage.

24-Marco L’aventurier de Jany Féjoz (F) 1,74 auteure présente

Joli texte tous publics. Humour ou pas assez ?

Quatrième séance

88-Le sel de la vie de Jean-Yves Calvez (F) 1,49

Extraits du livre de Françoise Héritier. Pas de progression. Voix « calme » ou « triste ».

14-Ondine de Alessandro Benedetti (I) 1,10 auteur présent

Synesthésie. Images qui complètent la musique. Mise en valeur de la musique de Mozart.

« T’es moche » de Jean-Louis Terrienne

Hors concours pour cause de participation de l’auteur à un des jurys. Fantaisie à partir d’une citation de Léautaud, d’une chanson de Felix Marten et de peintures de Picabia.

A voir 

Les 10 premiers

82-Persona NON Grata de Pierre-Marie Artaux (F) 10ème 3,75 - auteur présent

Reportage « derrière la vitre » des installations de migrants dans le nord parisien.Pas de musique, pas de bruitage.

38-Antarctique le Continent blanc de Jean-Pierre Simon (F) 9ème 3,80 - auteur présent

64-L’autre de Yvonne Faivre et Maurice Ricou (F) 8ème 3,80 - auteurs présents

Une « pellicule » utilisée par une artiste roumaine évoque des souvenirs personnels en N et B. Impressionniste.

23-Vigilance de Philippe de Lachèze-Murel (F) 7ème 4,03

Mode narratif, voix off distanciée, pour évoquer une situation qui rappelle l’actualité.

66-Il Soffio dello Spirito de Giuliano Mazzanti, Giovannini Tiziano,Manuela Toselli et Paolo Pich Merlo (I) 6ème 4,20

Reportage dans les églises pentecôtistes en plein développement en Italie, suite à l’arrivée de migrants, principalement ghanéens.

16-Gilbert de Patrick Crasnier (F) 5ème 4,56

Réfexions sur les choix de vie d’un berger pyrénéen. Authentique.

A voir 

25-Nikkei de Henk Tulp (NL) 4ème 5,81

Les Japonais immigrés au Canada, bien que naturalisés, ont été déportés en Colombie Britannique à la suite de Pearl Harbour.

41-Mine forever de Gabriele Pinardi (I) 3ème 5,90

Dénonciation du féminicide : aurait été mieux compris si le texte final avait été présenté au début.

08-Mnemosine de Gruppo fotoamatori sestesi Gieffesse (I) 2nd 7,48

Pas compris d’une grande partie de l’assistance. Probablement évocation de souvenirs avec une petite fille comme fil rouge.

75-BALLONS DiOR de Sophie Paugam (F) 1ere 9,69 auteure présente

Sur un texte de Maurice Ricou, dit par Sophie Lasnier. Marche dans les rues de Paris à Noël, évocation d’un deuil. Les ballons rappellent des souvenirs d’activités familiales en commun.

Pour la quinzième édition du Trophée, c’est la première fois qu’une femme est en haut du Palmarès.

Challenge « Imaginer la musique »

Alessandro Benedetti et Grazia Gamba ont proposé en décembre 2018 à 190 de leurs contacts mail français un challenge intitulé « Imaginer la musique », dont l’objectif était de « créer une mise en images sur une bande-son donnée, avec la création d’un court métrage photos qui dépasse la simple série sonorisée. »

De la part des 90 auteurs ayant demandé à recevoir la bande-son (de près de 6 minutes), les organisateurs ont reçu 43 montages, qui ont été jugés par Grazia et deux auteurs italiens renommés, Francesco Lopergolo et Roberto Tibaldi.

Au cours de la journée de projection du Trophée de Paris, ont été projetés d’abord le montage italien (sur un vignoble renommé, « Brunello di Montalcino », avec des très belles images, beaucoup de gros plans) dont a été extraite la bande-son proposée comme bande-son du Challenge, et la réalisation proposée par Jean-Paul Petit «La fabrication des hauts lieux ».

Le palmarès dévoilé samedi 1er juin attribue le premier prix à Renée Brachet, avec une réalisation nommée « Enigma ».

 

Commentaires : Comme cela a été confirmé de vive voix, par Grazia, seuls les Français ont été sollicités, et il s’agissait bien d’un défi, puisque les réalisateurs français ont la réputation d’être très orientés vers la partie « texte » de leurs montages, tandis que les Italiens réduisent le texte à sa plus simple expression, voire le suppriment complètement. D’ailleurs le jugement a été exclusivement italien !

Il est révélateur que la gagnante soit une artiste professionnelle, ayant, selon son site Internet, « abandonné en 1998 les pinceaux pour les outils numériques », et dont les « créations sont oniriques figuratives, surréalistes ou abstraites. »

Il est intéressant de signaler que parmi les auteurs ayant concouru au Trophée de Paris, dont les réalisations n’ont pas passé la pré-sélection, et qui se sont exprimés lors des discussions, deux  « nouveaux venus» Didier Durrat et Françoise Picaut, sont aussi des praticiens de la peinture numérique : c’est un nouveau domaine qui s’ouvre. Il est clair que ces outils graphiques qui renouvellent l’esthétique des montages sont à l’heure actuelle assez peu, sinon pas du tout, utilisés par les diaporamistes habitués des festivals que nous fréquentons, pour lesquels le texte et l’histoire sont fondamentaux !

Les montages peuvent être demandés, pour projection privée, aux organisateurs.

Palmarès

Il est a noter que ce Palmarès est très hétéroclite : tous les montages présentés aux jurys ont obtenu au moins un classement (de 1 à 15) mais aucun n’a fait l’unanimité : même en haut du tableau, (dont l’ordre des colonnes a volontairement été modifié pour que l’on n’identifie pas un « effet jury ») la moitié ou le tiers des jurés n’a pas classé les têtes de liste !

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          FestiV Tolosan 3 et 4 mai 2019

 

 

            Le compte-rendu de Michelle Hebert : 

 

 

            http://mimifurby.fr/CR-Tolosan2019.pdf

 

 

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39e Festival de l’image projetée - Chelles Multiphot – 8-9 et mars 2019

Comme toujours à Chelles, un excellent accueil, une belle salle, de belles images, un son un peu trop fort dans les basses, et surtout des occasions de rencontre.

Les diaporamistes présents nous ont paru moins nombreux, et l’assistance aussi. Effet de date ? Ou absence de projection le samedi matin ?

Sélection et présentation des montages

Comme toujours aussi, la programmation est à la discrétion des organisateurs, sans qu’aucun critère ne soit annoncé auparavant. 22 réalisations, dont 8 italiennes, sur plus d’une quarantaine de montages soumis, ont été sélectionnées pour les « rencontres » de l’après-midi.

La parole a été donnée aux huit auteurs présents après la projection de leur montage, mais il n’y avait pas de commentaire avant la projection. Ce choix, nous paraît plus satisfaisant que celui de commenter avant la projection, car il laisse aux spectateurs la surprise de la découverte.

Toutefois, dans le cas de plusieurs montages italiens, sans paroles, qui jouent uniquement sur le ressenti, on s’aperçoit après coup, en lisant le résumé inscrit dans le programme, que beaucoup de choses nous ont échappé, d’autant qu’il y avait une thématique lourde sur la nostalgie des lieux abandonnés, dont on ne connaissait rien a priori, et qui ont paru répétitifs ! La discussion avec Cristina Noacco qui essaie de faire le pont entre les deux approches, française et italienne, et assure la traduction, mériterait d’etre approfondie pour les programmations à venir.

Les résumés sont dans la brochure. 

Soirée de gala

La soirée de gala a bien commencé, avec une assistance plus nombreuse, par un concert de musiciens locaux, illustrée par des projections sur l’écran de tulle. R-A Bougourd nous a commenté son exposition photo sur Rome, à l’étage au-dessous. Après New York l’an dernier, il projette de présenter dans les années à venir Berlin,Athènes et Paris.

La soirée a été complétée par la remise des prix :

- Faskrudsfjordur de Corentin Le Gall, que nous avions déjà apprécié, a remporté le prix du public.

- L’autre d’Yvonne Faivre et Maurice Ricou, le prix AV77 décerné par les organisateurs.

 

Les nouveautés

Parmi les nouveautés que nous avons découvertes :

 

 - Louis de Nantes de Jean Louis Terrienne : la chanson de Barbara interprétée par Depardieu évoque pour l’auteur des souvenirs familiaux, qu’il illustre par les peintures de son père.

Pervenche de Jaques Pérignaud : une biographie pas très empathique de la célèbre chanteuse réaliste Fréhel, originaire de Bretagne, et morte dans la misère.

Les forces de l’esprit de José Catalan : après sa mort, un ouvrier marocain exilé dans les mines du Nord de la France revoit les paysages « d’avant ».

Et au milieu coule une rivière de Bernard Albrecht : sans paroles, mais avec des voix prenantes (dommage qu’elles ne soient pas citées au générique!), et des effets de « sortie du cadre » pour de très belles images.

La fontaine de Marcello d’Annie Logeais : Entre une fontaine baroque et le jeu d’un célèbre acteur, une scène mythique du cinéma fellinien.

L’autre d’Yvonne Faivre et Maurice Ricou : sur des rouleaux de papier qui renvoient à des scènes de la vie ou du cinéma, rencontre.

Le sel de la vie de Jean Yves Calvez : belles images sur des citation du dernier ouvrage de Françoise Héritier.

Bio Photo Contest, prairies, steppes et savanes de Diana Crestan prairies,steppes et savanes : de très belles photos, passant très rapidement sur un total de 200 !

 Senza titolo n°4 d’EdouardoTettamanzi : remarquable travail d’image.

 

 

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La quatrième édition du Festival de l'e-media s'est déroulée à Quiberon les 5,6 et 7 octobre, date plus commode que celle du WE de l'Ascension retenue pour les éditions précédentes.

Les locaux permettent de prendre les repas en commun dans le même bâtiment ce qui évite les temps morts de transport et facilite les discussions, que le café et les boissons vitaminées favorisent !

Un bémol sur la qualité du projecteur, en partage avec d’autres utilisateurs, difficile à régler.

 

L'équipe d'accueil est toujours aussi agréable, et a su faire face aux difficultés avec le sourire. Bravo!

Animations

Des animations conviviales ont été appréciées, comme l'initiation à la confection de crêpes sur billig, le samedi après la sortie "arrosée", sous l'autorité d'un lauréat de l'Université de la crêpe de St Jean-Trolimon! et l'observation du rôtissage du cochon entier que nous avons dégusté le dimanche midi.

Le temps a été parfait, à l'exception du samedi, où la sortie sur les pas de Lazare Hoche a été perturbée par l'orage: mais Ste Barbe veillait, et nous avons été à l'abri pendant l'exposé du conférencier, très documenté sur cet épisode mal connu du débarquement des émigrés royalistes.

Les projections

Une vingtaine d’auteurs étaient présents, dont trois « locaux », et la plupart avaient joué le jeu du concours N° 1, réaliser en 10 jours un montage sur un thème défini. Quelques habitués des festivals se sont joints aux spectateurs locaux, dont le maire et quatre de ses adjoints, qui étaient environ 80 le vendredi soir, le samedi soir et le dimanche après-midi.

Carte blanche

La "carte blanche" à Maurice Ricou le samedi soir a permis de revoir avec plaisir 8 de ses réalisations, de 1983 à nos jours, dont plusieurs en collaboration avec Serge Boulais, et avec les voix de Christian Esquines et Kristian Le Thuaut, et deux réalisations invitées , d' Yvonne Faivre et de Jany Fejoz.

Concours n°2

Le thème proposé pour le concours n°2 était "A la rencontre de l'autre". La sélection effectuée par l'organisateur n'a éliminé que 3 réalisations, les 33 autres ont été estimées convenir au thème. La séance du vendredi soir a privilégié la projection des montages des auteurs présents, les autres montages ont été projetés le samedi matin.

 

Le jury était le même que l'année dernière, augmenté d'un "jeune", mais la non-disponibilité de l'un des jurés le samedi matin a fait que les montages projetés le samedi matin n'ont pas concouru pour le "prix de la ville de Quiberon", ce qui a entrainé la création d'un "prix spécial" attribué par l'ensemble des auteurs présents, et portant sur les deux séances du vendredi soir et du samedi matin.

Par ailleurs, le jury dispose de bien peu de temps pour analyser les 4 critères qui sont supposés fonder son choix.

Concours n° 1

Le thème proposé pour le concours n° 1, à réaliser en 10 jours, était "La ville en images". Treize réalisations ont été projetées le dimanche après-midi et soumises au choix du jury. Une question a été soulevée sur le respect de la définition du règlement qui supposait un scenario et une "voix off , car plusieurs montages n'étaient qu'une illustration de chansons.

Discusions

La discussion informelle du dimanche matin a permis de préciser les points où des améliorations étaient souhaitables, surtout si le succès de cette rencontre vient à être connu, et que les montages soient encore plus nombreux!

Les prix

José Catalan, avec son émouvant montage « J’avais 12 ans », a reçu le prix de la ville de Quiberon. Il nous a bien amusés avec son « Histoire d’Arrasch » et sera l’invité d’honneur l’année prochaine.

Le palmarès complet est sur le site.

Festival 2019

Le thème du concours n° 2 de l'an prochain sera "l'envers du décor".

Un nouveau règlement et programme prévisionnel est présenté sur le site, qui tiennent compte des problèmes soulevés lors des discussions.

Merci à Jean-Paul et à toute l'équipe de bénévoles ainsi qu'à nos hôtes.

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Nous n'avons pas pu assister à la Coupe Lumière. Nous vous invitons à consulter le compte-rendu de Michelle Hébert sur son site.

 

http://mimifurby.fr/CR-Coupe2018.pdf

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56ème Festival International de l’Image  REGARDS SUR COURTS du 7 au 10 septembre 2017

Le 56ème « Festival international de l’image à Epinal » est devenu le 1er « Regards sur courts », associant dans sa programmation « court-métrages photos », anciennement « diaporamas », et « court-métrages cinéma ».

Il a pris place dans la salle de cinéma, comme il y a deux ans, avec d’excellentes conditions de projection (le PC est sans doute à gonfler un peu pour les prochaines éditions) et l’accueil de l’équipe d’Epinal autour de Michel Mollaret et de sa fille Marie-Pauline a été comme d’habitude excellent.

Merci à eux.

Le programme

Une première soirée du jeudi « light », avec 4 court-métrages cinéma, précédait une journée de vendredi très chargée : 45 court-métrages photos en 3 séances, plus 4 court-métrages cinéma !

Samedi matin, les cinémas sont fermés, donc repli sur le local du club, pour une rencontre entre auteurs et organisateurs, avant de voir dans l’après-midi les 13 derniers court-métrages photos et les 4 derniers court-métrages cinéma en compétition.

La séance de clôture du samedi comprenait 10 court-métrages indifféremment photo et cinéma. En prime le dimanche, avant la remise des prix, 3 montages numérisés d’un membre du jury.

Les concours, les présents.

L’assistance a oscillé entre une trentaine et une soixantaine de spectateurs.

58 court-métrages photos sur 87 avaient été sélectionnés par un jury de présélection associant spinaliens et « extérieurs ». 5 des 44 auteurs sélectionnés avaient participé à la présélection.

Les auteurs de 8 montages étaient présents, soit une douzaine dans la salle, la moitié de l’assistance au plus creux de la fréquentation. Contrairement à l’habitude, aucun auteur étranger n’était présent, sur les 13 sélectionnés,

 

Pour les 12 courts-cinéma en compétition, ils avaient été sélectionnés par Marie-Pauline Mollaret. 4 avaient une durée inférieures à 12 minutes; les 8 autres allaient de 15 à 44 minutes (le terme court-métrage pour le cinéma est employé pour les films d'une durée inférieure à 1 heure).

Un réalisateur a été présent. Son intervention concernant les conditions économiques d’existence d’un court-métrage cinéma ont été très éclairantes.

Les jurys - les palmarès

Le jury international court métrage photo comprenait 2 diaporamistes : Luce Fillaud et Marcel Ramakers (Belgique) et le directeur artistique du musée Guimet : Hubert Laot.

Le jury cinéma était composé de représentants de l’association « La Boite A Films » qui présente aux Cinés Palace une programmation Art et Essai

 Il a bien joué le jeu, en donnant une impression générale sur la programmation, avant de reprendre le scénario des enveloppes pour désigner les 3 lauréats.

 Le jury jeunes était composé comme d’habitude par des élèves du Lycée Louis Lapicque, représentés par le proviseur lors de la remise des prix.

On regrette que le jury « court-métrages-photos » n’ait pas exprimé la moindre opinion ni le moindre commentaire sur le contenu de la programmation ni sur le palmarès, se contentant de lire le résultat.

                                                                                                     Hubert Laot - Marcel Ramakers - Luce Fillaud

                                                                                                                                                                                   

La section thématique « Mirages » ne comprenait que 6 montages, qui concourraient à la fois dans cette section et pour le classement général, où deux d’entre eux ont cumulé les prix.

Les prix du public se sont superposés aux prix des jurys, de telle façon que finalement seulement 11 auteurs ont été distingués : l’absence de commentaire du jury laisse inévitablement beaucoup d’auteurs sur leur faim.

Les court-métrages photo

Nous avions déjà vu une vingtaine des « montages audiovisuels » présentés ( nous préférons cette dénomination pour nos réalisations). Pas de véritable coup de cœur, mais un certain nombre de bons montages, ou de montages que nous avons aimés (un point de vue « spectateur » n’est pas un point de vue « jury »).

Parmi ceux qui étaient nouveaux pour nous, nous avons noté particulièrement (dans l’ordre de programmation):

- J’ai tant rêvé de toi de Jean-Claude LEROI (France)

Sur un poème de Robert Desnos, un exercice de style qui reprend le même texte dit par une voix masculine, puis une voix féminine, sur des illustrations de sculptures et peintures.

- Leds in concert de Marcel BATIST (Pays-Bas)

Remarquable synchronisation entre musique et images et couleurs d’une architecture géométrique.

- La grande boucle de Patrick ROTTIERS (France)

Montage sonore d’extraits de commentaires du Tour de France illustrant des détails d’un monument.

- 713705 de François THIEBAUX (France)

Inscription mystérieuse dont on cherche la signification.

- Double je de Jean-Pierre ARMAND, Claude Chainier et Marc Granger-Thomas (France)

Travail collectif sur une base policière de quête d’identité.

- Se souvenir de Marie-Françoise BORDIER (France)

L’histoire de son grand-père, pendant la première guerre mondiale, illustrée par des images originales.

- Les carottes sont cuites de Jean-Louis TERRRIENNE (France)

Cet « écolo repenti » nous gratifie de l’illustration d’une blague de Pierre Desproges, avec un générique d’anthologie !

- Les cinq saisons de mon cœur de Christian CRAPANNE (France)

Un poème repris et répété sur des images très travaillées, où les saisons ont des couleurs.

- Le Mastaba de Michèle et Michel PARET (France)

Un lieu étrange carrelé de blanc avec des pots de fleur peints en rouge.

- Le violon de Guido de Maïté MARTINEZ (France)

La recherche du violon d’un grand père musicien dont la famille a gardé le souvenir. Excellente chute !

- Time change de Gérard DIEBOLD (France)

Un artiste qui évoque par une chanson et des graphismes à base géométrique « le temps qui passe ».

- Ici le but est de partir de Claudio TUTI (Italie)

Evocation par de très belles images et des transitions très travaillées du parcours des migrants africains. Générique inexistant, alors qu’il s’agit manifestement d’images « professionnelles ».

- Mirage au golf de Patrick ROTTIERS (France)

Ce n’est pas tout d’avoir conservé une excellente vue….

- Encore une fois de Jean-Pierre ARMAND (France)

Jolie déclaration d’amour automnale.

- Plvs ovltre de Claude KIES (France)

Reportage sur la tradition des Gilles de Binche.

- La maison de Michèle OGIER et Claude SOUCHAL(France)

Probablement la Maison du Chaos, en noir et blanc, accompagnée d’une musique stridente.

- God’s paintbrush de Malcolm IMHOFF (Royaume-Uni)

Montagne enneigée et coucher de soleil en Angleterre.

- Dans la caverne du dragon... de Maïté MARTINEZ (France)

Son grand-père à la guerre de 14, jusqu’à la caverne du dragon au chemin des dames.

- Moi...roi de Patagonie de Jean Jack ABASSIN (France)

Orélie Antoine de Touneins, qui s’auto-proclama roi d’Araucanie et de Patagonie…

- Au nom de Dieu de Laure GIGOU (France)

« Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens » Cette phrase qui aurait été prononcée lors du siège de Béziers en 1209 a des résonances actuelles…

Les court-métrages cinéma

La sélection avait été faite par MP Mollaret, qui, professionnellement, en voit des centaines. Cette sélection internationale ne comportait aucun reportage ni documentaire, même si certaines fictions « jouaient » des situations vraisemblables. Les présentations sont accessibles sur le site du Festival.

Nous les avons vus en tant que spectateurs : certaines situations pourraient être traitées en diaporama, à condition de disposer de moyens rarement disponibles, d’autres tiennent d’abord par une bande-son, ou par un graphisme particulier, ou nous ont paru totalement incompréhensibles, avant d’avoir eu connaissance des quelques mots de résumé qui les ont accompagnés. Dans tous les cas, sauf un, il d’agit de situations actuelles ou rêvées.

Parmi ceux que nous avons appréciés :  

Import de  Ena Sendijarević (Pays Bas)

La convention de Genève de Benoit Martin (France)

Chez soi de François Raffeneau (France)

Meral, Kizim de Süheyla Schwenk (Allemagne)

Résumés sur le site du festival

Le réalisateur François Raffeneau (Chez soi, budget auto produit de 33000€) est intervenu à la fin des séances de compétition. Il a précisé que pour être diffusé sur une chaine de télévision, un court métrage, même « auto produit » doit être inséré dans une structure juridique, et avoir été financé d’une façon particulière : dans son cas, à travers une plateforme de financement participatif, dans laquelle il a lui-même inséré sa contribution. Les acteurs et autres intervenants doivent avoir été payés selon les règles…

Des subventions peuvent être obtenues par le Centre National du Cinéma. Un prix obtenu à une manifestation ouvre des possibilités de subvention par certains organismes comme UbiFrance pour la diffusion à l’étranger (traduction en 17 langues, sous-titrages, déplacements...)

La rencontre auteurs-organisateurs

La rencontre auteurs-organisateurs du samedi matin promettait des discussions assez variées, mais s’est révélée trop courte, une fois le tour de table de présentation de la vingtaine de participants achevé.

Parmi le sujets abordés/ébauchés, qui mériteraient de plus amples discussions :

Les règles de compétition : le festival d’Epinal s’est affranchi d’autres organisations, et fixe lui-même ses critères, qui sont donc évolutifs :

- la proportion de video dans un diaporama ? 50 pour cent ?

- la durée ? un court-métrage cinéma peut aller jusqu’à 59 minutes.

- les jurys ? ils sont souverains et n’ont pas à s’expliquer. Toutefois on reconnaît que des commentaires peuvent être appréciés. Les sujets abordés en vidéo/image fixe : actualité/ sujets plus intemporels.

Le travail artisanal individuel ou en petite équipe/l’industrie avec moyens financiers (voir la longueur des génériques !).

Les raconteurs d’histoire/ les « créateurs ».

Sensation-émotion immédiate/explication plus distanciée.

Ce moment de rencontre a été le seul où le mot « vidéo » a été prononcé, et uniquement par des diaporamistes, dans l’esprit desquels il se rapportait à la coexistence avec des images fixes dans une réalisation audiovisuelle. 

Soirée de clôture

La soirée de clôture qui mélangeait Courts photo et cinéma a permis de revoir « Ce soir je serai toi » de Denis Quelever,

« Le monsieur aux souliers pécari », de Ricardo Zarate, et « Le thé sucré » de Philippe de Lachèze-Murel, ainsi que deux montages de Gruppo Giefesse, « Le dernier éléphant », et un montage non encore vu « The loop », une méditation sur les âges de la vie. A noter qu’il s’agit dans tous les cas de fictions. Deux des auteurs de cinéma de la soirée de clôture, hors compétition, étaient présents.

La veille, au cours de la séance « débat », ils nous avaient donné quelques infos sur leur réalisation :

- Thomas Rapenne (Hypocrisie) est l’exemple exceptionnel du court-métrage à coût nul, tourné en une demi-journée dans son garage.

- Christine Calais (Le grand bain de Trouville) a tourné avec une équipe réduite en 36h.

Voir l'article d' Actu 88 sur cette soirée 

La dernière matinée

Avant l’arrivée des « officiels » ont été projetés 3 montages numérisés de Marcel Ramakers, membre du jury et ex-lauréat d’Epinal : « Un monde parallèle », « Il n’y a pas d’autobus le dimanche », et «Le garçon fou », des réalisations qui avaient été primées en leur temps, et qui abordaient avec talent des sujets difficiles.

M. le Maire a renouvelé le soutien de la collectivité, et estimé que le financement actuel était « juste et équitable », au regard de la perte de recettes du cinéma lors des séances du Festival.

Marie-Pauline Mollaret, à l’origine du tournant vers les court-métrages cinéma, a exprimé son rêve, que cette édition soit l’année zéro du Festival de Cinéma d’Epinal.

Nos impressions

Au-delà de la densité de la programmation, cette expérience a été riche en questionnements. Notre point de vue sur les court-métrages-photos est intérieur, celui des « gens qui font », et qui sont là pour apprécier ce que font leurs pairs, et apprendre comment améliorer les moyens de transmettre et partager ce qu’ils souhaitent exprimer ou faire connaître.

En matière de court-métrages cinéma, nous sommes spectateurs, extérieurs, dans la mesure où les moyens du cinéma n’ont que très rarement une mesure commune avec les nôtres, et où, comme la plupart des diaporamistes, nous n’envisageons pas une (seconde) carrière professionnelle. Pour ce qui est des thèmes appréciés par les jurys, la prime à l’émotion, déjà remarquée dans certains palmarès antérieurs, fonctionne très bien, au détriment de l’explication et de l’incitation à la réflexion. A noter qu'au palmarès les 2 premiers en court photo et le premier en court cinéma traitaient du même sujet : les migrants.

Si l’on en croit la programmation de la soirée de clôture, le rapprochement des deux types de « court-métrage » se fera prioritairement sur des fictions, éliminant de fait une grande partie de la production actuelle de ce qui fut appelé diaporamas .

Le palmarès

LE PALMARES EPINAL 2017.pdf
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Alessandro Benedetti et Grazia Gamba avaient fait le voyage de Quiberon pour le festival. Apprenant qu'ils allaient ensuite à Cannes pour le festival "Créativité", nous leur avons demandé s'ils voulaient bien faire un compte rendu à publier sur notre site. Nous remercions Grazia pour le texte suivant.

 

Dans le cadre du mois de la créativité Cannoise

 

le CINĖ CAMĖRA CLUB DE CANNES a présenté le

 

 

PREMIER FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA CRÉATIVITÉ AUDIOVISUELLE

 

Le Samedi 3 juin 2017

Au Festival de Cannes tout s’est bien passé, dans une très belle salle de l’Espace Miramar, sur la Croisette, en face de la mer, par un après-midi ensoleillé. Je disais par un après-midi, et c’est là le seul problème de ce Festival: très peu de temps, ils n’ont à disposition que quatre heures (de 14 à 18 heures) pour les projections. Comme, cette année, les organisateurs ont décidé d’ouvrir la compétition aux auteurs étrangers et d’établir cinq catégories, les montages reçus ont été très nombreux et forcément il y a eu une présélection très stricte pour arriver à retenir seulement quatre montages pour chaque catégorie, c’est à dire vingt montages au total. Les organisateurs avaient donc reçu presque 180 montages, et en avaient retenu 20 présentés au jury. Tout spécialement:

- 31 dans la catégorie Diaporama Fiction

- 46 dans la catégorie Diaporama Découverte

- 37 dans la catégorie Vidéo Fiction

- 24 dans la catégorie Vidéo Découverte

- 38 Animation

 

Le choix de diversifier les catégories Diaporama et Vidéo en Fiction et Découverte a été effectué comme une ouverture aux documentaires-reportages qui avaient du mal à rentrer dans les palmarès, car trop souvent considérés comme manquant de créativité.

En effet il s’agissait de l’édition N.30, mais les organisateurs ont décidé de changer le nom de “Festival de la créativité” en “Festival International de la Créativité” et c’est pour ça qu’il s’appelle “premier”.

 

A ce propos il faut signaler que l’organisation avait prévenu les 20 lauréats un mois avant le festival, et les avait invités au dîner de gala avec leur conjoint. Les auteurs non contactés pouvaient en déduire que leur œuvre n’était pas au Palmarès, sinon ils le découvraient sur place, une heure avant le début des projections. 

 

 

Les projections

 

À l’Espace Miramar Monsieur Jean Pierre Droillard avec sa femme et toute l’équipe organisatrice nous a réservé un accueil aimable, comme d’habitude. Nous avons participé cette année au festival pour la deuxième fois. On a eu la possibilité d’échanger avec les auteurs présents pendant les deux entractes, mais aucun commentaire après les projections, simplement introduites par le titre, le nom et la nationalité de l’auteur et une très courte présentation.

Dans la salle de projection il y avait à peu près 140 personnes. Avant de commencer, la lumière éteinte, Jean Pierre Droillard a demandé au public en salle si tout le monde était bien assis et il a annoncé “Attachez vos ceintures, je vous donne un rendez-vous sur la Planète Image!” Avec ces mots il a introduit un jingle de présentation qui nous a amené, par le moyen d’un vaisseau spatial, à découvrir le générique de l’évènement.

La projection s’est passée dans de bonnes conditions avec un projecteur excellent au niveau de l'image et de la luminosité et le son aussi était de bon niveau.

 

La remise des prix

 

Au moment de la remise des prix Jean Pierre Droillard a appelé sur la scène le jury, qui a présenté les auteurs des diaporamas primés présents en salle. Une personne qui parle allemand et moi, nous étions chargées d’aider les organisateurs à échanger avec les auteurs allemands, autrichiens et italiens.

Évidemment on n’a pas projeté à nouveau les diaporamas primés, du fait que tous les vingt montages projetés dans l’après-midi ont reçu un prix (du quatrième au premier prix dans les cinq catégories).

Cela nous a un peu étonnés et on a réfléchi sur le fait que dans un concours comme celui-ci seulement 20 productions sur 176 (4 pour chaque catégorie) ont été projetées en public et visionnées par le jury. Pour rester dans le domaine des diaporamas, seulement 8 sur 77. Il faut d’autre part signaler que toutes les oeuvres reçues ont été projetées lors de la préselection au mois d’avril dans cinq séances publiques.

Une dernière remarque: le festival étant placé sous l’égide de la créativité, nous n’avons pas observé une explosion de créativité, sauf dans les animations et les vidéos fiction. La soirée s’est terminée par un apéritif après la remise des prix et un diner très agréable au restaurant “Le caveau”, dans une ambiance sympathique.

 

Mes commentaires

 

En ce qui concerne les palmarès des diaporamas, les deux premiers prix sont à mon avis bien mérités:

-“J’avais 12 ans” de José Catalan dans la catégorie fiction

-“Tsaatan, les derniers hommes rennes” de Giacomo Cicciotti et Sandra Zagolin dans la catégorie découverte.

 

À propos des autres, rien à remarquer, pas de nouveautés dans la “planète de la créativité du diaporama”

 

Grazia Gamba

 

Palmarés

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