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56ème Festival International de l’Image  REGARDS SUR COURTS du 7 au 10 septembre 2017

Le 56ème « Festival international de l’image à Epinal » est devenu le 1er « Regards sur courts », associant dans sa programmation « court-métrages photos », anciennement « diaporamas », et « court-métrages cinéma ».

Il a pris place dans la salle de cinéma, comme il y a deux ans, avec d’excellentes conditions de projection (le PC est sans doute à gonfler un peu pour les prochaines éditions) et l’accueil de l’équipe d’Epinal autour de Michel Mollaret et de sa fille Marie-Pauline a été comme d’habitude excellent.

Merci à eux.

Le programme

Une première soirée du jeudi « light », avec 4 court-métrages cinéma, précédait une journée de vendredi très chargée : 45 court-métrages photos en 3 séances, plus 4 court-métrages cinéma !

Samedi matin, les cinémas sont fermés, donc repli sur le local du club, pour une rencontre entre auteurs et organisateurs, avant de voir dans l’après-midi les 13 derniers court-métrages photos et les 4 derniers court-métrages cinéma en compétition.

La séance de clôture du samedi comprenait 10 court-métrages indifféremment photo et cinéma. En prime le dimanche, avant la remise des prix, 3 montages numérisés d’un membre du jury.

Les concours, les présents.

L’assistance a oscillé entre une trentaine et une soixantaine de spectateurs.

58 court-métrages photos sur 87 avaient été sélectionnés par un jury de présélection associant spinaliens et « extérieurs ». 5 des 44 auteurs sélectionnés avaient participé à la présélection.

Les auteurs de 8 montages étaient présents, soit une douzaine dans la salle, la moitié de l’assistance au plus creux de la fréquentation. Contrairement à l’habitude, aucun auteur étranger n’était présent, sur les 13 sélectionnés,

 

Pour les 12 courts-cinéma en compétition, ils avaient été sélectionnés par Marie-Pauline Mollaret. 4 avaient une durée inférieures à 12 minutes; les 8 autres allaient de 15 à 44 minutes (le terme court-métrage pour le cinéma est employé pour les films d'une durée inférieure à 1 heure).

Un réalisateur a été présent. Son intervention concernant les conditions économiques d’existence d’un court-métrage cinéma ont été très éclairantes.

Les jurys - les palmarès

Le jury international court métrage photo comprenait 2 diaporamistes : Luce Fillaud et Marcel Ramakers (Belgique) et le directeur artistique du musée Guimet : Hubert Laot.

Le jury cinéma était composé de représentants de l’association « La Boite A Films » qui présente aux Cinés Palace une programmation Art et Essai

 Il a bien joué le jeu, en donnant une impression générale sur la programmation, avant de reprendre le scénario des enveloppes pour désigner les 3 lauréats.

 Le jury jeunes était composé comme d’habitude par des élèves du Lycée Louis Lapicque, représentés par le proviseur lors de la remise des prix.

On regrette que le jury « court-métrages-photos » n’ait pas exprimé la moindre opinion ni le moindre commentaire sur le contenu de la programmation ni sur le palmarès, se contentant de lire le résultat.

                                                                                                     Hubert Laot - Marcel Ramakers - Luce Fillaud

                                                                                                                                                                                   

La section thématique « Mirages » ne comprenait que 6 montages, qui concourraient à la fois dans cette section et pour le classement général, où deux d’entre eux ont cumulé les prix.

Les prix du public se sont superposés aux prix des jurys, de telle façon que finalement seulement 11 auteurs ont été distingués : l’absence de commentaire du jury laisse inévitablement beaucoup d’auteurs sur leur faim.

Les court-métrages photo

Nous avions déjà vu une vingtaine des « montages audiovisuels » présentés ( nous préférons cette dénomination pour nos réalisations). Pas de véritable coup de cœur, mais un certain nombre de bons montages, ou de montages que nous avons aimés (un point de vue « spectateur » n’est pas un point de vue « jury »).

Parmi ceux qui étaient nouveaux pour nous, nous avons noté particulièrement (dans l’ordre de programmation):

- J’ai tant rêvé de toi de Jean-Claude LEROI (France)

Sur un poème de Robert Desnos, un exercice de style qui reprend le même texte dit par une voix masculine, puis une voix féminine, sur des illustrations de sculptures et peintures.

- Leds in concert de Marcel BATIST (Pays-Bas)

Remarquable synchronisation entre musique et images et couleurs d’une architecture géométrique.

- La grande boucle de Patrick ROTTIERS (France)

Montage sonore d’extraits de commentaires du Tour de France illustrant des détails d’un monument.

- 713705 de François THIEBAUX (France)

Inscription mystérieuse dont on cherche la signification.

- Double je de Jean-Pierre ARMAND, Claude Chainier et Marc Granger-Thomas (France)

Travail collectif sur une base policière de quête d’identité.

- Se souvenir de Marie-Françoise BORDIER (France)

L’histoire de son grand-père, pendant la première guerre mondiale, illustrée par des images originales.

- Les carottes sont cuites de Jean-Louis TERRRIENNE (France)

Cet « écolo repenti » nous gratifie de l’illustration d’une blague de Pierre Desproges, avec un générique d’anthologie !

- Les cinq saisons de mon cœur de Christian CRAPANNE (France)

Un poème repris et répété sur des images très travaillées, où les saisons ont des couleurs.

- Le Mastaba de Michèle et Michel PARET (France)

Un lieu étrange carrelé de blanc avec des pots de fleur peints en rouge.

- Le violon de Guido de Maïté MARTINEZ (France)

La recherche du violon d’un grand père musicien dont la famille a gardé le souvenir. Excellente chute !

- Time change de Gérard DIEBOLD (France)

Un artiste qui évoque par une chanson et des graphismes à base géométrique « le temps qui passe ».

- Ici le but est de partir de Claudio TUTI (Italie)

Evocation par de très belles images et des transitions très travaillées du parcours des migrants africains. Générique inexistant, alors qu’il s’agit manifestement d’images « professionnelles ».

- Mirage au golf de Patrick ROTTIERS (France)

Ce n’est pas tout d’avoir conservé une excellente vue….

- Encore une fois de Jean-Pierre ARMAND (France)

Jolie déclaration d’amour automnale.

- Plvs ovltre de Claude KIES (France)

Reportage sur la tradition des Gilles de Binche.

- La maison de Michèle OGIER et Claude SOUCHAL(France)

Probablement la Maison du Chaos, en noir et blanc, accompagnée d’une musique stridente.

- God’s paintbrush de Malcolm IMHOFF (Royaume-Uni)

Montagne enneigée et coucher de soleil en Angleterre.

- Dans la caverne du dragon... de Maïté MARTINEZ (France)

Son grand-père à la guerre de 14, jusqu’à la caverne du dragon au chemin des dames.

- Moi...roi de Patagonie de Jean Jack ABASSIN (France)

Orélie Antoine de Touneins, qui s’auto-proclama roi d’Araucanie et de Patagonie…

- Au nom de Dieu de Laure GIGOU (France)

« Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens » Cette phrase qui aurait été prononcée lors du siège de Béziers en 1209 a des résonances actuelles…

Les court-métrages cinéma

La sélection avait été faite par MP Mollaret, qui, professionnellement, en voit des centaines. Cette sélection internationale ne comportait aucun reportage ni documentaire, même si certaines fictions « jouaient » des situations vraisemblables. Les présentations sont accessibles sur le site du Festival.

Nous les avons vus en tant que spectateurs : certaines situations pourraient être traitées en diaporama, à condition de disposer de moyens rarement disponibles, d’autres tiennent d’abord par une bande-son, ou par un graphisme particulier, ou nous ont paru totalement incompréhensibles, avant d’avoir eu connaissance des quelques mots de résumé qui les ont accompagnés. Dans tous les cas, sauf un, il d’agit de situations actuelles ou rêvées.

Parmi ceux que nous avons appréciés :  

Import de  Ena Sendijarević (Pays Bas)

La convention de Genève de Benoit Martin (France)

Chez soi de François Raffeneau (France)

Meral, Kizim de Süheyla Schwenk (Allemagne)

Résumés sur le site du festival

Le réalisateur François Raffeneau (Chez soi, budget auto produit de 33000€) est intervenu à la fin des séances de compétition. Il a précisé que pour être diffusé sur une chaine de télévision, un court métrage, même « auto produit » doit être inséré dans une structure juridique, et avoir été financé d’une façon particulière : dans son cas, à travers une plateforme de financement participatif, dans laquelle il a lui-même inséré sa contribution. Les acteurs et autres intervenants doivent avoir été payés selon les règles…

Des subventions peuvent être obtenues par le Centre National du Cinéma. Un prix obtenu à une manifestation ouvre des possibilités de subvention par certains organismes comme UbiFrance pour la diffusion à l’étranger (traduction en 17 langues, sous-titrages, déplacements...)

La rencontre auteurs-organisateurs

La rencontre auteurs-organisateurs du samedi matin promettait des discussions assez variées, mais s’est révélée trop courte, une fois le tour de table de présentation de la vingtaine de participants achevé.

Parmi le sujets abordés/ébauchés, qui mériteraient de plus amples discussions :

Les règles de compétition : le festival d’Epinal s’est affranchi d’autres organisations, et fixe lui-même ses critères, qui sont donc évolutifs :

- la proportion de video dans un diaporama ? 50 pour cent ?

- la durée ? un court-métrage cinéma peut aller jusqu’à 59 minutes.

- les jurys ? ils sont souverains et n’ont pas à s’expliquer. Toutefois on reconnaît que des commentaires peuvent être appréciés. Les sujets abordés en vidéo/image fixe : actualité/ sujets plus intemporels.

Le travail artisanal individuel ou en petite équipe/l’industrie avec moyens financiers (voir la longueur des génériques !).

Les raconteurs d’histoire/ les « créateurs ».

Sensation-émotion immédiate/explication plus distanciée.

Ce moment de rencontre a été le seul où le mot « vidéo » a été prononcé, et uniquement par des diaporamistes, dans l’esprit desquels il se rapportait à la coexistence avec des images fixes dans une réalisation audiovisuelle. 

Soirée de clôture

La soirée de clôture qui mélangeait Courts photo et cinéma a permis de revoir « Ce soir je serai toi » de Denis Quelever,

« Le monsieur aux souliers pécari », de Ricardo Zarate, et « Le thé sucré » de Philippe de Lachèze-Murel, ainsi que deux montages de Gruppo Giefesse, « Le dernier éléphant », et un montage non encore vu « The loop », une méditation sur les âges de la vie. A noter qu’il s’agit dans tous les cas de fictions. Deux des auteurs de cinéma de la soirée de clôture, hors compétition, étaient présents.

La veille, au cours de la séance « débat », ils nous avaient donné quelques infos sur leur réalisation :

- Thomas Rapenne (Hypocrisie) est l’exemple exceptionnel du court-métrage à coût nul, tourné en une demi-journée dans son garage.

- Christine Calais (Le grand bain de Trouville) a tourné avec une équipe réduite en 36h.

Voir l'article d' Actu 88 sur cette soirée 

La dernière matinée

Avant l’arrivée des « officiels » ont été projetés 3 montages numérisés de Marcel Ramakers, membre du jury et ex-lauréat d’Epinal : « Un monde parallèle », « Il n’y a pas d’autobus le dimanche », et «Le garçon fou », des réalisations qui avaient été primées en leur temps, et qui abordaient avec talent des sujets difficiles.

M. le Maire a renouvelé le soutien de la collectivité, et estimé que le financement actuel était « juste et équitable », au regard de la perte de recettes du cinéma lors des séances du Festival.

Marie-Pauline Mollaret, à l’origine du tournant vers les court-métrages cinéma, a exprimé son rêve, que cette édition soit l’année zéro du Festival de Cinéma d’Epinal.

Nos impressions

Au-delà de la densité de la programmation, cette expérience a été riche en questionnements. Notre point de vue sur les court-métrages-photos est intérieur, celui des « gens qui font », et qui sont là pour apprécier ce que font leurs pairs, et apprendre comment améliorer les moyens de transmettre et partager ce qu’ils souhaitent exprimer ou faire connaître.

En matière de court-métrages cinéma, nous sommes spectateurs, extérieurs, dans la mesure où les moyens du cinéma n’ont que très rarement une mesure commune avec les nôtres, et où, comme la plupart des diaporamistes, nous n’envisageons pas une (seconde) carrière professionnelle. Pour ce qui est des thèmes appréciés par les jurys, la prime à l’émotion, déjà remarquée dans certains palmarès antérieurs, fonctionne très bien, au détriment de l’explication et de l’incitation à la réflexion. A noter qu'au palmarès les 2 premiers en court photo et le premier en court cinéma traitaient du même sujet : les migrants.

Si l’on en croit la programmation de la soirée de clôture, le rapprochement des deux types de « court-métrage » se fera prioritairement sur des fictions, éliminant de fait une grande partie de la production actuelle de ce qui fut appelé diaporamas .

Le palmarès

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La quatrième édition de la "La Coupe Lumière" , festival de la création audiovisuelle, organisé par le CLIC Triel, (photo-club de Triel-sur-Seine) en partenariat avec la Mairie de Triel sur Seine, dans les Yvelines, a eu lieu au théâtre Octave Mirbeau de Triel le samedi 17 juin, devant un public local nombreux malgré la chaleur (environ 130-140 spectateurs) et en présence d’une dizaine d’auteurs ayant envoyé un montage.

Le jury était composé de 2 diaporamistes, Claude Hèbert et Bernard Scarpa et d’une personne du club Michèle Franco qui avaient jugé les 56 montages auparavant.

La projection des prix

Comme de coutume, 10 montages ont été projetés, et proposés au vote du public.

Les auteurs au palmarès avaient été prévenus il y a un mois. 5 d'entre eux étaient présents, 3 (Jean-Jack Abassin, Pierre Francis, Ricardo Zarate) avaient envoyé une vidéo.

La dénomination des prix a un peu évolué :

Le Prix du « coup de cœur du jury » et le Prix de la « série sonorisée » ont remplacé ceux de « l’humour » et du « graphisme ».

Nous connaissions les montages projetés, à l’exception de :

Prix du documentaire, Adieu... Palmyre, de Jean-Jack Abassin : des photos anciennes de l’auteur, et des photos d’actualité de la presse, documentées par un ensemble de textes.

Prix de la série sonorisée, Les Lutins des forêts, de Ricardo Zarate : de magnifiques photos de colibris en vol, saisis dans les forêts d’Amérique du Sud.

Prix de la bande sonore, et Prix du public, Mysterious Venda, de Anne D'Oliviera et Jesche Frantz : texte en anglais (heureusement un texte explicatif en français lu avant la projection) un reportage remarquablement mis en images sur une tribu d’Afrique du Sud.

Notre « Petit cheval, je ne t’oublie pas » a reçu le Prix du scénario.

Prix de l’affiche, La scie, de Jacques David, projeté en « bonus » : est-ce que l’Ave Maria de Gounod est une « scie » ?

 

Pour les autres prix, voir nos précédents compte-rendu.

 

Choisi par les organisateurs et projeté en « bonus » également, Suzanne, d’Annie Logeais.

 

La photo des auteurs sur la scène, et d’agréables discussions autour d’un pot convivial clôturaient cette journée, chaleureuse à tous les sens du terme !

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Alessandro Benedetti et Grazia Gamba avaient fait le voyage de Quiberon pour le festival. Apprenant qu'ils allaient ensuite à Cannes pour le festival "Créativité", nous leur avons demandé s'ils voulaient bien faire un compte rendu à publier sur notre site. Nous remercions Grazia pour le texte suivant.

 

Dans le cadre du mois de la créativité Cannoise

 

le CINĖ CAMĖRA CLUB DE CANNES a présenté le

 

 

PREMIER FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA CRÉATIVITÉ AUDIOVISUELLE

 

Le Samedi 3 juin 2017

Au Festival de Cannes tout s’est bien passé, dans une très belle salle de l’Espace Miramar, sur la Croisette, en face de la mer, par un après-midi ensoleillé. Je disais par un après-midi, et c’est là le seul problème de ce Festival: très peu de temps, ils n’ont à disposition que quatre heures (de 14 à 18 heures) pour les projections. Comme, cette année, les organisateurs ont décidé d’ouvrir la compétition aux auteurs étrangers et d’établir cinq catégories, les montages reçus ont été très nombreux et forcément il y a eu une présélection très stricte pour arriver à retenir seulement quatre montages pour chaque catégorie, c’est à dire vingt montages au total. Les organisateurs avaient donc reçu presque 180 montages, et en avaient retenu 20 présentés au jury. Tout spécialement:

- 31 dans la catégorie Diaporama Fiction

- 46 dans la catégorie Diaporama Découverte

- 37 dans la catégorie Vidéo Fiction

- 24 dans la catégorie Vidéo Découverte

- 38 Animation

 

Le choix de diversifier les catégories Diaporama et Vidéo en Fiction et Découverte a été effectué comme une ouverture aux documentaires-reportages qui avaient du mal à rentrer dans les palmarès, car trop souvent considérés comme manquant de créativité.

En effet il s’agissait de l’édition N.30, mais les organisateurs ont décidé de changer le nom de “Festival de la créativité” en “Festival International de la Créativité” et c’est pour ça qu’il s’appelle “premier”.

 

A ce propos il faut signaler que l’organisation avait prévenu les 20 lauréats un mois avant le festival, et les avait invités au dîner de gala avec leur conjoint. Les auteurs non contactés pouvaient en déduire que leur œuvre n’était pas au Palmarès, sinon ils le découvraient sur place, une heure avant le début des projections. 

 

 

Les projections

 

À l’Espace Miramar Monsieur Jean Pierre Droillard avec sa femme et toute l’équipe organisatrice nous a réservé un accueil aimable, comme d’habitude. Nous avons participé cette année au festival pour la deuxième fois. On a eu la possibilité d’échanger avec les auteurs présents pendant les deux entractes, mais aucun commentaire après les projections, simplement introduites par le titre, le nom et la nationalité de l’auteur et une très courte présentation.

Dans la salle de projection il y avait à peu près 140 personnes. Avant de commencer, la lumière éteinte, Jean Pierre Droillard a demandé au public en salle si tout le monde était bien assis et il a annoncé “Attachez vos ceintures, je vous donne un rendez-vous sur la Planète Image!” Avec ces mots il a introduit un jingle de présentation qui nous a amené, par le moyen d’un vaisseau spatial, à découvrir le générique de l’évènement.

La projection s’est passée dans de bonnes conditions avec un projecteur excellent au niveau de l'image et de la luminosité et le son aussi était de bon niveau.

 

La remise des prix

 

Au moment de la remise des prix Jean Pierre Droillard a appelé sur la scène le jury, qui a présenté les auteurs des diaporamas primés présents en salle. Une personne qui parle allemand et moi, nous étions chargées d’aider les organisateurs à échanger avec les auteurs allemands, autrichiens et italiens.

Évidemment on n’a pas projeté à nouveau les diaporamas primés, du fait que tous les vingt montages projetés dans l’après-midi ont reçu un prix (du quatrième au premier prix dans les cinq catégories).

Cela nous a un peu étonnés et on a réfléchi sur le fait que dans un concours comme celui-ci seulement 20 productions sur 176 (4 pour chaque catégorie) ont été projetées en public et visionnées par le jury. Pour rester dans le domaine des diaporamas, seulement 8 sur 77. Il faut d’autre part signaler que toutes les oeuvres reçues ont été projetées lors de la préselection au mois d’avril dans cinq séances publiques.

Une dernière remarque: le festival étant placé sous l’égide de la créativité, nous n’avons pas observé une explosion de créativité, sauf dans les animations et les vidéos fiction. La soirée s’est terminée par un apéritif après la remise des prix et un diner très agréable au restaurant “Le caveau”, dans une ambiance sympathique.

 

Mes commentaires

 

En ce qui concerne les palmarès des diaporamas, les deux premiers prix sont à mon avis bien mérités:

-“J’avais 12 ans” de José Catalan dans la catégorie fiction

-“Tsaatan, les derniers hommes rennes” de Giacomo Cicciotti et Sandra Zagolin dans la catégorie découverte.

 

À propos des autres, rien à remarquer, pas de nouveautés dans la “planète de la créativité du diaporama”

 

Grazia Gamba

 

Palmarés

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Le 3ème festival de l'e-media s'est déroulé à Quiberon (56) les 26-27 et 28 mai.

C'est la première fois que nous y étions présents, bien que nous ayons envoyé des montages les années précédentes.

 Deux caractéristiques originales de cette nouvelle manifestation:

un "concours n° 2", thématique, cette année "des métiers et des hommes",

et un "concours n°1",de l'e-media, jouant sur la prononciation "immédiat", dont le thème est fourni 10 jours avant le limite d'envoi, cette année "Contes, fables et légendes".

 

Organisé par Jean-Paul Fleuret entouré d'une quinzaine de bénévoles, bénéficiant d'une salle communale auprès de laquelle un local permet de prendre les repas en commun, proposant des hébergements chez l'habitant aux premiers inscrits, ce festival met tout en œuvre pour que la plus grande convivialité règne entre les organisateurs et les festivaliers, et c'est réussi. Et en plus, il a fait très beau!

Le jury

Le jury était constitué de 5 "non spécialistes"(plus une secrétaire de séance) à savoir une scénariste, une responsable de médiathèque-vidéothèque, une voyageuse-photographe, une traductrice littéraire, un médecin-photographe, qui notaient instantanément les montages projetés, sur 4 critères : qualité des photos, intérêt et originalité du scénario, qualité de la bande-son, et capacité à produire de l’émotion. Des prix du public ont aussi été décernés le vendredi soir et le dimanche après-midi par la soixantaine de spectateurs, auteurs, bénévoles et proches compris.

Concours n° 2

La première soirée était consacrée à la projection des 16 montages retenus du concours n° 2 : "des métiers et des hommes". Les montages des 13 auteurs présents ont été projetés, plus trois autres répondants au thème.

A partir du moment où le thème et la présence des auteurs sont prioritaires, la nouveauté des montages devient secondaire et la présélection se fait nécessairement au goût des organisateurs. L’ordre de projection était tiré au sort.

Nous avions déjà vu la moitié de ces montages dans d'autres manifestations. Nous avons découvert

"Les colliers d’Elsa, de neige et de rêve" de M. Ricou, une intéressante biographie d’Elsa Triolet avec la voix de F. Licour, "Les Pêcheurs d’Essaouira" de J. Catalan, qui montre que le problème des quotas de pêche se pose aussi au Maroc,

"Le Rosmaling" de M.F. et Ph.Bordier, une pratique artistique norvégienne,

"Paroles de Paludier" de JC Leroi, à Guérande bien sûr,

"Le Fil de la vie" de P. Crasnier, un reportage chez les parachutistes,

"Lucas" de R. Zarate, sur la disparition des usines sidérurgiques,

"la Manade" de M.P. Fortunez, sur les bovins camarguais,

"Paysagiste" de J. Caro et

"Métiers d’autrefois à Poul Fétan" de Y. Kerzhero.

Nous présentions "Petit matin d'été au port de Saint Guénolé",reportage sur le débarquement des sardiniers.

 

Le samedi matin, projection des 8 montages "refusés" par les organisateurs (pas de paroles, insuffisants ou hors-sujet, auteurs absents). "Cher patron" de M.Guidicelli (les fameux 20 cm de neige !), "Dom Pedro" de R. Zarate et G. Lucas-Leglinune fable sur l’agriculture de profit, "La valse du boulanger" de G. Neumann (une chanson), "Le camion de Monique" d'U. Diebold, "Les orphelins de la mer" d'A. Descomps (Noir et blanc, sans paroles), "Les oubliés du temps" de J.J. Abassin (reportage au Yunnan, en Chine), "Une belle métamorphose" de l'atelier de St Nazaire (sur la lutherie), et "Violence "de C. Le Gall.

Réalisation d'un "web-doc"

Suivait une introduction par Patrick Crasnier, journaliste professionnel, à la réalisation d'un "web-doc" c'est-à-dire un documentaire de 4 minutes maxi destiné uniquement à être diffusé sur des sites web: le but de l'atelier était de réaliser le dimanche matin un tel web-doc, à partir de la visite programmée le samedi après-midi sur la pointe du Conguel, à l'extrémité de la presqu'ile de Quiberon.

Cette visite "nature" était menée par un guide professionnel qui nous a fait ressentir les difficultés de préserver un environnement naturel dans un contexte de grande fréquentation touristique.

"Carte blanche" à Annie Logeais

 

La soirée était une "carte blanche" à Annie Logeais lauréate du concours de l'année dernière.

Elle avait choisi une sélection de 9 de ses montages, certains largement primés :

Les catalogues de monsieur Carel,

Les Chimères de Caligula,

Antonio V,

Le bonheur de l’enfance,

Tombe la neige,

Ma collection de mots,

Une rencontre improbable,

Piero et la diva,

Le petit prince de Madurai.

Elle y avait inclus un des nôtres "Maria Fil Noir".

L'atelier web-doc

 

 

Le dimanche matin était consacré à l'atelier web-doc. Pour des diaporamistes qui mûrissent souvent pendant des mois leurs réalisations, le défi était de taille!

Heureusement le journaliste avait "nettoyé" la bande-son", proposant quelques moments significatifs des propos du guide (le jeu est de ne pas ajouter de voix-off!), il s'agissait ensuite d'y poser des images, en jonglant avec les différentes versions de pte...

Le résultat devant être projeté en fin d'après-midi.

Concours n° 1

L'après-midi du dimanche était consacré à la projection des réalisations du "concours n° 1".

Il s'agissait de montages réalisés sur un thème dévoilé 10 jours auparavant, jamais présentés en public, mais réalisés en grande partie évidemment à partir des banques de données, images et son, des auteurs. 10 auteurs avaient joué le jeu. Le résultat faisait montre d'une qualité tout à fait remarquable. Avec un peu de fignolage, on en retrouvera certainement plusieurs dans les prochaines manifestations.

"Un conte tatinesque" d’ A. et J. Logeais, promenade chez un « artiste brut »,

"La disparition des lutins" d’ A. Benedetti, une farandole virtuose,

"La fable rêvée de Samir" de J. Zucchet, à Alep,

"Le Berger" de J.Caro, variation sur le thème du consultant,

"Le chat du diable" de P. Crasnier, sur la construction d’un pont à St Cado.

"Le conte fabuleux" de J. Catalan, un mystérieux tchik tchik.

"Le temps qui passe" de J.C. Leroi, des variations graphiques sur un conte mystique,

"Manco berger des Andes" de L. Gigou, une compagnie espérée contre la solitude,

"Sirènes" de Y. Kerzerho, les rencontres d’un marin,

"Vous n'avez pas su ?" de C. et J.P. Durand, sur un conte de P. Gouletquer, la rumeur.

 

La remise des prix clôturait la journée, ainsi que l'annonce du thème de l'an prochain "A la rencontre de l'autre", et d'un possible décalage de calendrier, vers le mois d'octobre 2018.

Merci à Jean-Paul et à toute l'équipe de bénévoles ainsi qu'à nos hôtes.

Palmarès

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        FestiV Tolosan 12 et 13 mai 2017

 

La naissance d'un festival audiovisuel au moment où d'autres s'arrêtent était une bonne nouvelle, l'an dernier. Nous y avons participé en envoyant un montage, mais nous n'avons pas pu, cette année ni l'an dernier y assister.

Nous avons demandé ses impressions à Annie Logeais, qui nous a envoyé le texte suivant.

 

 

 

 

 

En 2016, j’apprenais la naissance d’un nouveau festival de diaporamas à Villeneuve – Tolosane sous l’égide de Paul-François Béziat. J’applaudissais à cette initiative courageuse. De plus, seuls les montages inédits étaient acceptés ; ce qui n’était pas pour me déplaire ! Je devais être présente à cette première édition mais un empêchement de toute dernière minute me fit manquer le rendez-vous ; j’étais très déçue.

Cette année je ne voulais en aucun cas manquer le second rendez-vous.

 

La première soirée se passa calmement ; tout me paraissait bien organisé bien que projeter les montages dans leur ordre d’arrivée me semblait étrange car équilibrer les séances doit être, à mon avis, une des tâches des organisateurs.

La salle de projection était confortable et agréable, très bien adaptée pour le diaporama. L’hôtel et la restauration situés au même endroit me convenaient. Je retrouvais Claude Marty toujours aussi actif et sympathique.

 

Le samedi matin restait correct avec quelques montages que j’appréciais mais je m’apercevais que la qualité de la projection n’était pas au rendez-vous. Plusieurs montages étaient ternes ; les couleurs vives étaient absentes, le pixel manquant gênait. C’était pire pour la hauteur du son ; on n’entendait plus les voix. On a besoin de régler le son pour chaque montage tant la disparité est grande, ceci même en cours de séance publique ; le son évoluant en fonction du remplissage de la salle.

 

Les montages du samedi après-midi ne me motivaient pas à l’exception des deux derniers : « Au fil de l’air » de José Catalan et « Fléaux et miracles » de Jean –Yves Calvez.

La suite de séries sonorisées du début d’après-midi était ennuyeuse mais la programmation due au hasard se faisait lourdement sentir !

 

La soirée de gala m’apporta une grande déception. Le mélange diaporama primés et remise des prix n’est pas souhaitable. C’est très lourd pour le public surtout quand la présentation est improvisée et pas à la hauteur. A mon avis il vaut mieux en première partie, comme le faisait Gérard de Pontivy, choisir dix montages tout public et consacrer la deuxième partie à la remise des prix( si on ne souhaite pas la faire le dimanche matin) et à la discussion avec le jury.

 

Mais attention un jury ne doit nullement être partial, ni se permettre de donner des leçons alors qu’il ne connait rien aux difficultés de la création d’un diaporama en particulier aux subtilités d’une bande-son avec texte réalisée par des amateurs. Il existe de bons montages de voyage, de bons reportages. Pourquoi jeter l’anathème sur eux ; c’est un total manque d’ouverture que les diaporamistes ne peuvent admettre. La nouveauté, c’est bien, je ne la rejette pas, bien au contraire, mais le jury doit tenir compte de la diversité. Pour cela, trois diaporamistes sur cinq sont nécessaires dans un jury.

 

Je retiendrai trois beaux montages dans cette soirée calamiteuse de remise des prix (les dénominations manquaient vraiment de classe) : - L’éternité de Philippe de Lachèze-Murel

- Les cinq saisons de mon cœur de Christian Crapanne

- Correspondances de Cristina Noacco et Claudio Tuti

Je ne nie en aucun cas le courage et le travail des organisateurs. Je souhaite longue vie au festival avec quelques améliorations techniques, une réorganisation de la soirée de gala et surtout un jury compétent.

Annie Logeais

Palmares 2017.docx
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13 ème  Trophée de PARIS 20 mai 2017

Les séances publiques du Trophée de Paris 2017 se sont déroulées le samedi 20 mai au studio Raspail devant un public moins nombreux que les années précédentes (entre 40 et 50 personnes aux 3 séances) malgré le patronage FIAP obtenu cette année en plus de celui de la FPF.

Les organisateurs avaient reçu 96 montages, et en avaient retenu 49 présentés aux 2 jurys, d’Argenteuil et de Paris, totalisant 23 jurés, qui ont chacun classé 15 montages. Le classement final a été calculé comme d’habitude, en attribuant la 29ème place à tous ceux qui n’étaient pas dans les 15 premiers et en faisant la somme des inverses des places.

 

39 montages ont été projetés dans de bonnes conditions avec un nouveau projecteur excellent au niveau de l'image et de la luminosité. Il a mis en évidence les excès d’utilisation des renforcements et autres traitements photoshop des images.

 

16 auteurs étaient présents (mais pas de britanniques ni d'italiens) et ont pu recevoir en direct les commentaires sur leur réalisation, parfois assez différents du résultat de ce classement, et apporter les réponses et les compléments souhaités par le public.

L’effort de traduction en français des montages étrangers a été apprécié.

Montages projetés et les remarques de la salle, avec les notes des jurys

Montages non sélectionnés

19 – Le pont Juliette de Christian Hendrickx et André Teyck (B)

Un texte d’Amélie Nothomb, dit par Guillaume Galienne et accompagné au piano par Gérard Jouannest, des vues de Paris très photoshopées. En mémoire de Christian Hendrickx qui aurait exprimé le souhait que ce montage soit projeté à Paris.

01 – 36 heures à Dubaï de Claude et Michelle Hébert (F)

Le temps d’une escale, pas un reportage social. Un grand merci pour avoir économisé le voyage.

55 – Le camion de Monique de Ursula Diebold (F)

Une boulangerie ambulante, ses clients et son rôle social. Bonne idée mais pas aboutie.

23 – Enfants soldats de Dominique Dumas (F)

Sur une chanson de Bernard Lavilliers des images photo et video coup de poing (extraites de fictions) qui n’apportent rien : pas de distance ni de réflexion personnelle.

67 – Compagnon de Georges Borowicz (F)

Une visite du Musée du Compagnonnage à Tours, accompagnée d’une chanson, mais un peu long, et pourtant on reste sur sa faim. Grand travail de détourage.

27 – Grizzly or not grizzly ? de Daniel Masse (F)

Obtenir l’ADN d’un ours n’est pas chose facile ! On reste sur sa faim.

Acceptations

42-Der morbide Charme de Karl-Heinz Runtemund (D) - 0,92

Une série d’images très photoshopées d’usine désaffectée, avec un papillon : la construction n’est pas évidente. Une incohérence musique/image.

04-Je ne suis point poète de Domenico Drago (I) - 1,54

En français, un texte poétique et signifiant sur des images sous-marines très (trop ?) photoshopées, avec citation sur la vérité et la beauté…

28-Witness de John Hodgson (AUS) - 1,81

Sans paroles, un sac de voyage volé dans lequel on découvre un appareil photo numérique contenant des images de la catastrophe de Pearl Harbour. L’histoire ne fonctionne pas, mais la démarche est à encourager.

75-Monk’s Life da monaci de Cristina Garzone et Giacomo Laschi (I) - 1,19

Belles photos photoshopées+ videos dans un monastère du Ladakh. Mais pas de message.

59-Le démon de Dochula de Charles d’Angelo (F) - 0,95

Une légende qui doit plaire aux enfants, sur des images du Bhoutan. Le public n'a pas compris qu'il s'agissait d'un plaidoyer pour la biodiversité.

07-L’Eternité de Philippe Delachèze-Murel (F) - 1,36

Vaste programme ! Difficile à décrire, mais forcément insatisfaisant !

66-Amour pivoine de Maryvonne Borowicz (F) - 0,83

Esthétique agréable, belle musique, bonne synchro, mais partition de l’écran perturbante.

90-Sieste prolongée de Matthieu Boucher et Denys Quélever (F) - 1,66

Burn out. Sujet intéressant, mais seulement effleuré.

72-Les mains de l’orgue de Claude Kautzmann (F ) - 0,97

Celles du facteur d’orgue et celles de l’organiste. On aurait aimé les entendre.

73-Mémoire de villages de Sophie Paugam (F) - 0,79

Des statues de villageois chinois dans un jardin public de Brest. Explications et point de vue de l’artiste. Construction un peu hésitante et perfectible.

35-Le vieux couple de Jean-Claude Quagliozzi (F) - 0,86

N’est pas celui que l’on imagine. Musée de la châtaigne, trop propre.

29-Une bretonne au milieu du désert de Claudine et Jean-Pierre Durand (F ) - 1,27

Une des premières exploratrices du Sahara, méconnue du grand public. Notre montage a été bien perçu.

13-Un printemps à Katmandou de Jean-Claude Boulais et Maurice Ricou (F) - 1,18

La voix de Françoise Licour. D’un voyage un mois avant le tremblement de terre, les auteurs ont tiré une fiction et une conclusion.

20-Bagatelle au fil du temps et des saisons de Jany Féjoz (F) - 1,33

L’histoire du parc. Simple et bien présenté.

02-Calnevari de Michelle et Claude Hébert (F) - 1,57

A la rencontre de la Californie, du Nevada et de l’Arizona, une ville à vendre. Interview d’une propriétaire hors du commun.

03-L’âge mûr ou le chemin de la vie de Jean-Louis Terrienne (F) - 1,85

Une statue de Camille Claudel au Musée d’Orsay, associée (confrontée ?) à un tableau de Bonnard.

52-Gilbert de Gérard Diebold (F) - 2,04

Avec un parti pris déjanté, la voix de la narratrice entraine le spectateur dans le tourbillon de la vie de La Fayette, gommant tous les images anachroniques.

93-Au fil de l’air de José Catalan (F) - 0,88

Un poème en alexandrins décrit le voyage d’un goéland aventureux. Dommage que l’on ait perdu les cerfs-volants.

87-Fléaux et miracles de Jean-Yves Calvez (F) - 1,95

Texte à partir de picorages de l’Arbre à poèmes d’Abdellatif Laabi.

Prix honorifiques

81-Les Montagnes de l’esprit de James Hamill (GB) 2,24 - 15ème

Déclaration d’amour en français, avec un accent très apprécié, d’un Britannique aux Pyrénées. Beaucoup de redondances entre texte et image.

30-Un cœur d’or de Keith Storey (GB) - 2,73 - 14ème

En français (voix appréciée), une biographie « à l’anglaise » d’Edith Cavell, héroïne oubliée de nos jours, mais la femme la plus célèbre de la 1ère guerre mondiale.

38-Reel to reel de János Dozvald (H ) - 3,08 - 13ème

Variations graphiques légères et humoristiques sur le thème du Revox, enregistreur mythique cher au cœur des anciens preneurs de son.

Mentions

15-Cofiwch Capel Celyn de Ron Davies (GB) - 3,4 - 11ème

En français de Belgique, l’histoire de la construction d’un barrage au pays de Galles, malgré la résistance de la population.

64-Henri Matisse, la joie de vivre de Jean-Pierre Simon (F) - 3,43 - 10ème

83-Suzanne d' Annie Logeais (F) - 3,68 - 9ème

Approche personnalisée d’une artiste originale, et de son fils, artiste tout aussi renommé.

21-The jungle de Alessio Boscollo (I) - 3,78 - 8ème

Images de Calais et Dunkerque sur une musique qui n’a rien à voir : témoignage ou racolage ?

74-La lutherie, divine passion de Gérard Duchein (F) - 3,92 - 7ème

Instructif. Création pas à pas d’un violon (d’un alto ?). Dommage que la voix ne soit pas celle du luthier.

12-Sequenza de Morizio Grandi (I) - 4,94 - 6ème

Long travelling très esthétique, mais pas d’accord entre la danse et la musique.

Podium

43-Folie douce de René Jullien (F) - 5,19 - 5ème

Complètement déjanté. Créatif, mais long. Crée un malaise. Certains jurés ont bien ri.

58-Correspondances de Cristina Noacco et Claudio Tutti (F) - 5,4 - 4ème

Entre zen, poterie raku et textes de haiku (difficiles à lire). Format écran 2.35, partitionné.

95-For The Sake of Example de Keith Leedham (GB) - 5,46 - 3ème

Reconnaissance par la Grande Bretagne en 2006 des « fusillés pour l’exemple » de la guerre de 14. En anglais non sous-titré. Belles photos d’arbres morts.

60-Braccialetti Gialli de Giuliano Mazzanti (I) -5,91 - 2ème

Reportage sur les migrants arrivant à Lampedusa puis à Bologne.

09-Violence de Corentin Le Gall (F) - 6,19 - 1er

« Bienvenue aux actionnaires ». Coup de poing. Abrupt, fort, violent. Musique Metallica.

Palmarès

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Après avoir failli être supprimé, ajourné ou reporté, suite à l’indisponibilité de la grande salle du Théâtre, le 37e festival de l’image projetée s’est finalement déroulé les 10 et 11 mars à l'auditorium Jean-Pierre Vernant de Chelles. Merci à l’équipe de cette persévérance ! Salle plus petite (200 places, mais pleine pour toutes les séances !), projection et son de qualité, durée de projection restreinte pour cause de logistique, cette édition a tout de même permis les rencontres et les échanges que réalisateurs et spectateurs attendent de ce genre de manifestations, et pour lesquels ils sont fidèles à Chelles depuis des années.

Soirée du vendredi

Nous n’avons pas assisté à la soirée du vendredi, mais voici le compte-rendu de Philippe Delaplace.

Fidèle à la tradition, la soirée "Grandeur Nature" a, une fois de plus, tenu toutes ces promesses en ravissant les yeux et les oreilles du public.

Programmation presque exclusivement italienne avec deux montages très remarqués de Carlo de Agnoi : "Le Vent d'Ouest" capable de nous transporter au cœur des éléments et "L'élégance du gris" admirable exercice de style sur la liberté qu'offre le très mal nommé "noir et blanc", en fait 256 nuances de gris ! Montage également remarqué de Francesco Lopergolo sur des images sous-marines et un beau texte de Domenico Drago "Je ne suis point poète" sous-entendu je ne fais que montrer la beauté brute de la nature et tout le mérite lui revient.

Images étonnantes d'oiseaux et mammifères marins réalisées par William Bruce aux Iles Falklands et en Géorgie du Sud et joliment mises en scène dans "Birds, beasts and landscapes"

"Tsataan, les derniers homme-renne" splendide reportage de Giacomo Cicciotti sur la vie, belle mais difficile, d'éleveurs nomade du Nord de la Mongolie.

"Magredi les dernières prairies" montage de Giacomo Renier. Très belle évocation d'une région méconnue du Nord-Est de l'Italie riche d'un écosystème spécifique dans lequel la vie rivalise d'imagination !

Comme chaque année, Guillaume Bily nous gratifie d'un nouvel opus avec son complice habituel, Eric Gilbert, signant une fois de plus une musique originale et parfaitement adaptée aux images, images d'un Océan tour à tour déchaîné ou serein et paisible.

Séances  du samedi après-midi

La journée du samedi était amputée de la matinée, et de ce fait le nombre de montages présentés était réduit à 20, sur les 60 reçus. Outre 4 montages italiens, il y avait un belge et un néerlandais. Comme de coutume, les montages étaient présentés par l’animateur, et les auteurs interrogés sur leur réalisation, ce qui permet de mieux situer les œuvres. Nous avons compté 11 auteurs présents, dont plusieurs italiens, membres de l’AIDAMA—Associazione Italiana degli Autori di Multivisione Artistica, aidés pour la traduction par Cristina Noacco, qui était aussi auteur. Annie Logeais nous avait demandé de la représenter.

Les montages

- La rue du clos joli d’Yvan Morel :

Qu’un groupe de jeunes artistes, graffeurs, veuille célébrer la mémoire ouvrière de leurs pères est une initiative qui mérite bien d’être reconnue. Ces graffs, photographiés par Yvan Morel, arrêteront peut-être la démolition des lieux de vie des anciens métallos de Caen.

- Sur la ligne de Vincent Martin :

Photographies en Noir et Blanc des enfants d’une classe de CM2 dans le cadre du festival « Focales en Vercors », Vincent Martin nous offre une collection d’interprétations de ce que peut être « la ligne ».

- J’avais 12 ans de José Catalan : 

Fort de son expérience de thérapeute hospitalier, José Catalan aborde avec délicatesse et sobriété le thème difficile de la pédophilie. La séquence en noir complet laisse imaginer l’inimaginable.

- Perchè è piu facile mUorire de Roberto Tibaldi (I) :

Combien il est difficile de survivre à la fréquentation d’une plage bondée en été 

- Effet de serre de Marcel Batist, (NL) :

Jeux de lumières et fondus savants sur des architectures géométriques, sans paroles, mais avec une illustration musicale bien trouvée.

- Le trésor ignoré de Waha de Pierre Francis (B) :

Les vitraux de Jean-Michel Folon, dans une petite église rurale, sont peu connus.

- Ruptura de Marco Casonato et Diana Belsagrio (I):

Remarquable travail d’image, avec des humains à tête d’animal, sur une musique tonitruante.

- La bonne année de Noël Degardin :

Ce qui arrive à un médecin qui souhaite en début d’année à ses patients « une bonne santé » !

- Art brut de Jacques Pétignaud:

Du facteur Cheval à Robert Tatin, tour de France de 8 artistes, plus ou moins reconnus dans ce domaine de l’art non conventionnel.

- Piero et la diva d’Annie Logeais :

L’exposition en juin 2015 des œuvres de Piero Fornasetti, touche-à-tout de génie, dessinateur, peintre, graveur, imprimeur, designer, amoureux posthume de la « plus belle femme du monde » a séduit Annie Logeais par son côté baroque et fantastique.

- Correspondances de Cristina Noacco :

Présentée comme un travail d’équipe (avec l’AIDAMA), une première œuvre qui associe le « zen » de traditions japonaises : les textes brefs des haiku, les images de nature et de poteries « raku ».

- Fléaux et miracles de Jean-Yves Calvez: 

« Picorées » dans « L’arbre à poèmes » d’Abdellatif Laabi, des citations violemment accusatrices destinées au lecteur, ou au spectateur, et une faible lueur positive à la fin. Comme toujours, de belles images.

- Dialogues et interstices de Pauline Le Pichon :

Trop philosophique. A revoir.

- Le cave di Molera d’Edoardo Tettamanzi (I) :

Gros plans, partitions d’écran, jeux de formes et de couleur pour évoquer une ancienne carrière.

- Lili la coccinelle de Jany Féjoz :

Toujours agréable à revoir, la petite coccinelle a été photographiée au Bois de Boulogne !

- Studi per l’intonazione des mare de Claudio Tuti et Andrea Pivari (I) :

Images sous-marines. La recherche de la meilleure musique d’illustration aboutit au silence. Ce montage fait partie d’un projet de l’AIDAMA dans lequel les mêmes images ont donné lieu à 5 montages différents.

- Asphalte de Michelle et Claude Hébert :

Vus à travers le pare-brise, les virages et les reliefs des routes des déserts de l’Ouest Américain.

- La maison de Dieu de Pascal Dionnet :

Une petite chapelle, près de La Mûre, dans les Alpes.

- De la Loire aux Malavaux de René Augustin Bougourd :

Excellente biographie de Jean Zay, ministre méconnu.

- Estomper le passé de Yvonne Faivre et Maurice Ricou :

Renaître après une déception sentimentale.

Soirée de gala

La soirée de gala commençait avec un concert d’un groupe de jazz manouche, le « trio de l’R » (2 guitares et une contrebasse), avant la projection de 6 montages, dont notre « Bretonne au milieu du désert », ce qui nous a permis d’expliquer sur scène la genèse de ce montage en réponse aux questions des animateurs. Nous avons réellement découvert le personnage d’Odette du Puigaudeau en 2003, lors d’un voyage en Mauritanie. Un deuxième voyage, fin 2015, aux limites du sud marocain, de la Mauritanie et des zones revendiquées par le Polisario, nous a fait découvrir des gravures rupestres étudiées 80 ans plus tôt par Odette et sa compagne Marion Senones. Nous appuyant sur la biographie rédigée par Monique Vérité, nous avons mêlé dans ce montage nos photos de ces deux voyages, et des extraits de textes et de dessins de ces deux exploratrices, ainsi que des coupures de presse.

- Calypso de Gaetano Anzalone :

En Hommage à Cousteau, des images sous-marines impressionnantes.

- 20 Mignon de Francesci Lopergolo :

Vingt ans de « street photography » des photos « volées » pour rendre l’impression de la vie citadine.

- Chelles la Royale de Jean-Claude Landré :

Jean-Claude Landré a numérisé un multi-images d’il y a bien longtemps, pour raconter l’histoire de sa ville. Nous avons appris que la reine Bathilde avait rêvé que pour monter au ciel elle aurait une échelle !!! d’où le nom de la ville….

- Passagio in Tunisia, de Roberto Tibaldi :

Comme son titre l’indique, un bref voyage dans un pays où malheureusement le tourisme est en crise.

- Fra il bianco e il negro de Claudio Tuti :

Visite de Londres en noir et blanc, selon la philosophie de « street photography ».

La soirée s’est terminée avec la remise du prix du « coup de cœur du public » du samedi à Yvonne Faivre pour Estomper le passé, de Yvonne Faivre et Maurice Ricou, et la projection du « coup de cœur du public » du vendredi « Je ne suis point poète », de Francesco Lopergolo.

 

Durant ce festival, nous avons été sensibles à la variété des démarches des auteurs. De façon générale, en simplifiant, les Français, le plus souvent cartésiens, cherchent à raconter une histoire, alors que les Italiens cherchent à faire ressentir une impression. Leurs montages sont beaucoup moins didactiques, souvent sans paroles, de ce fait plus exigeants pour le spectateur qui doit suivre un fil ténu, au risque de le perdre. Une autre tendance est la déstructuration du récit, avec une juxtaposition de courtes séquences dont la progression n’est pas toujours évidente. S’agit-il de différences de culture « nationale », de génération, de démarche professionnel /amateur ? Il est clair que des Festivals comme celui-ci permettent d’élargir les domaines que nous connaissons.

Photos de Nicole Chenesseau

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