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18ème Festival des Images et des Sons de Pontivy
14-15-16 octobre 2011
Un bon cru
Une qualité généralement bonne des montages, sachant que seuls deux n'ont pas été sélectionnés sur 59 soumis, une durée moyenne plus brève, qui n'a pas alourdi le temps de projection, et a rendu l'ensemble des séances suffisamment aéré.
Entre 50 et 70 spectateurs ont assisté aux trois séances et le public local est venu nombreux, puisqu'il y avait plus de 150 personnes à la soirée de gala du samedi soir.
La restauration, changée au dernier moment, pour des raisons indépendantes des organisateurs, a donné toute satisfaction, même si on appréciait beaucoup le service des élèves de l'école hôtelière.
15 auteurs présents, sur 48, qui ont exprimé leur satisfaction générale lors de la table ronde finale. Le principal point abordé a été celui d'une uniformisation des fiches d'identification dans les différents festivals.
Les grands prix
Nous applaudissons des deux mains l'attribution par le jury, composé de Pierre-Marie Artaux, Annie Logeais, Laure Gigou et Clotilde Aksin, du grand prix à "Révélation " de Christian Crapanne, qui avait été notre coup de cœur à Epinal (voir le compte rendu du festival).
Nous sommes plus réservés à l'égard du deuxième prix, "René", d'Olivier Taminiau: texte bien écrit, très bien dit par Françoise Licour, belles images, mais une impression de malaise due au fait qu'un sujet douloureux comme celui-là, un mari péri en mer, ne peut pas, à notre sens, être abordé à la première personne, sans que l'on sache bien dès le départ qu'il s'agit d'une fiction et non d'un témoignage.
Le 3ème prix , attribué à "Pardon monsieur le Président ", réalisé par Michel Mollaret à partir des photos de Marwen Trabelsi est un témoignage intéressant sur la révolution tunisienne.
Les témoignages
Nous avons apprécié deux témoignages prenants qui abordent l'un et l'autre avec retenue des sujets difficiles:
- Ghislaine Chapeau, qui évoque dans "Une femme, une vie", celle de sa grand-mère, un sujet jamais traité, et occulté dans la mémoire française, celui des femmes tondues à la Libération.
- Jean-Jack Abassin qui traite dans " La Jambiia " de la prise en otage de son groupe de touristes au Yémen, et la riposte qui s'en est suivie à l'encontre du village où ils avaient été retenus. Les imperfections du montage ne peuvent faire oublier l'émotion.
Par contre, quand on n'est pas personnellement impliqué, la bonne distance n'est pas facile à trouver, quelle que soit la bonne volonté et l'empathie que l'on ressent: c'était le cas de "René", mais c'est aussi le cas du "Terminal de l'espoir" de Alain et Danièle Pruvot.
"Un air en fa mineur" de Christian Hendrickx a mieux réussi cet exercice difficile.
Les fictions
Dans un registre plus léger, "La photo d'identité" de Noel Dumaine et "Le dossier Hortensio" de Michel Laguitton auraient pu figurer au palmarès: l'idée, le traitement d'images et la progression de l'intrigue sont plaisants. L'humour est toujours difficile à manier, tant sa réception dépend du public.
Mais un risque est couru par les auteurs qui s'y consacrent, c'est d'être catalogués au point que l'on cherche dès le départ une chute au bout de 20 secondes, ce qui fait perdre une partie du montage quand en fait il n'a pas d'intention humoristique: c'est ce qui est arrivé à " Dom Pedro" de Ricardo Zarate.
Les "déjà vus"
Nous avons eu plaisir à revoir certains montages que nous avions déjà vus dans d'autres festivals, Epinal et le Trophée de Paris ( voir nos commentaires à ces dates).
Merci encore à toute l'équipe du CRIS et à Gérard Crespel, animateur chaleureux , pour ce festival qui fut encore une réussite.
Et à l'année prochaine!
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Trophée de Paris 2011
La journée de rencontre du Trophée de Paris s’est tenue le 29 mai 2011 au studio Raspail. Elle est limitée depuis l’an dernier pour des raisons budgétaires à une seule journée de projection.
Les séances
Le public, 50 à 80 personnes selon les séances, a visionné en trois séances 30 montages, auxquels il faut ajouter celui envoyé à la veille de son décès par Peter Coles, auquel un hommage fut rendu, avec la projection d’un montage spécialement réalisé par Howard Bagshaw. Il faut noter parmi les 25 auteurs présents la présence de 3 auteurs britanniques et 2 belges.
Les montages projetés en public le jour de rencontre, à la discrétion des organisateurs, sont en priorité ceux des auteurs présents, indépendamment de la pré-sélection.
Les débats ne donnent la parole à l’auteur qu’après que toutes les opinions aient été émises, ces opinions n’ayant aucune relation avec celles des organisateurs ni des jurés, ni donc avec le palmarès.
On peut regretter que 4 des montages primés n’aient pas été projetés, alors que des montages moins bien classés l’ont été, malgré l’absence de leurs auteurs.
Un espace de temps disponible pour une discussion générale a permis d’évoquer quelques idées, sans que des conclusions très précises en soient sorties.
Les caractéristiques de jugement du TdP. Le classement.
Rappelons brièvement les particularités du TdP : les montages reçus (69 cette année) sont visionnés par le comité d’organisation (4 personnes) qui procède à une présélection. Les montages pré-sélectionnés (44 cette année) sont soumis à 4 jurys, soit 29 personnes cette année, qui, après visionnage, fournissent aux organisateurs un classement individuel. L’ensemble de ces classements est moyenné selon une méthode harmonique, aboutissant au classement final, et donc au palmarès.
Ce principe de classement a pour effet de favoriser les œuvres classées en position 1, et de lisser les éventuels effets d’influences diversese. De ce fait le palmarès ne présente pas d’aberration notoire.
L’étude fine du tableau de répartition par juge fourni sur le site est instructive et permet de relativiser les résultats. Si le premier a bien été classé 1er par 6 jurés, 9 l’ont classé en 16ème ex aequo, ce qui revient à dire qu’ils ne l’ont pas apprécié!
Parmi ceux qui ont été classés deux fois 1er, le 4ème n’a pas été apprécié par 18 jurés, le 5ème par 9, le 6ème par 19, le 9ème par 17, et le 12ème par 17 ! On voit bien qu’un jury de 3 à 5 personnes, prises au hasard parmi les 29, aurait pu donner des résultats différents.
Cela peut donner une certaine philosophie à certains auteurs bien classés dans d’autres festivals, et particulièrement au Concours National ou à la Coupe de France de la FPF, et qui se retrouvent avec une acceptation, ou même moins.
Commentaires sur les montages projetés et discutés
Pour faciliter la présentation, on reprendra l’ordre du palmarès, et pas celui de la projection, en notant quelques uns des points abordés dans la discussion, sans pouvoir être exhaustifs !
Les « primés »
« La femme de la chambre 122 » d’ Hervé Séguret, a été cette fois-ci pleinement appréciée. L’auteur, qui tient habituellement à laisser des pistes ouvertes sur des histoires souvent incomprises, a consenti à donner quelques explications, qui n’empêchent pas chacun d’y trouver des résonances particulières.
« Papier s'il vous plait » de Maurice Ricou, Jean Claude Boulais et Daniel Mar, a séduit par son côté poétique, et intrigué par le matériau et les objets qui en sont tirés par Daniel Mar, dont Maurice Ricou a montré quelques réalisations.
« La jolie poupée » d’Emmanuel Bas, mieux appréciée qu’au Concours National FPF, a ému par son sujet, et sa réalisation, bien que l’utilisation d’une poupée dans ce contexte soit une fiction. L’auteur a justifié sa construction en disant qu’il a voulu éviter l’effet de surprise pour laisser l’esprit du spectateur plus disponible pour réfléchir au vrai sujet.
« Un air en Fa mineur » de Christian Hendrickx a été également émouvant, sur un sujet universel et une musique appropriée.
« Versailles ma visite » de Jean-Louis Terrienne, troisième volet de la trilogie versaillaise de l’auteur, a été considéré comme loufoque et déjanté, un mélange d’esthétique et d’humour. C’est selon l’auteur un divertissement total, au contraire du « don d’Emile » dans lequel il y avait plus de fond.
« Le tympan de Conques (pour les nuls) » de Roger Banissi a été considéré comme un bon documentaire : le parti pris de simplicité et d’humour a été apprécié.
« Révélation » de Christian Crapanne, projeté en ouverture, et en l’absence de l’auteur, nous a toujours bien plu, emportés par la musique et le traitement d’images, et bien sûr le fond. Cependant des longueurs et des répétitions ont entraîné un sentiment de profusion qui a détruit le propos pour certains.
« Une fissure dans le temps » de Johan Werbrouck, projeté en l’absence de l’auteur, a dérouté par son texte, jugé incompréhensible en français, et même en néerlandais, rendant le remarquable travail d’image gratuit.
Les « mentions »
« Je suis née pour danser » de Jean-Marie Lafon-Delpit. Les images ont été très appréciées. Celle de fin a dérouté, les spectateurs ayant imaginé une autre fin, mais le passage des images bleues a été trouvé bon. Il s’agit selon l’auteur d’une histoire vraie, mais on sent que certains passages sont « écrits ».
« Effets secondaires » de Giacomo Cicciotti, projeté en l’absence de l’auteur, a suscité des réactions diverses. Il est jugé comme un document exceptionnel, ou plutôt comme un essai, car il est engagé, et s’adresse à l’émotion du citoyen et non au spectateur. Réalisé par des professionnels, il n’est pas comparable aux autres réalisations.
« Pour réussir une lettre anonyme » de Michel Mollaret, a été projeté pendant la discussion, au moment des commentaires sur le précédent festival d’Epinal. Humour apprécié.
« Dixieland et l'âme des métaux » de Michelle et Claude Hébert a été jugé comme un excellent moyen de montrer des sculptures, déjà très réussies. Le passage vidéo du début, qui ne s’impose pas dans le récit, est une petite provocation des auteurs, dont la virtuosité à animer des images fixes est par ailleurs démontrée de façon époustouflante.
Les « acceptés »
« Les printemps de Keiko » de Jean-Pierre Simon. Bon documentaire complet, typique de l’auteur, qui n’avait pas de scénario précis avant son voyage. La question du bandeau final, dont la forme a été modifiée depuis le Concours National, a été évoquée : il paraissait impossible de ne pas faire allusion à l’actualité.
« Pollution solution » de Jean Pierre et Claudine Durand. Le traitement humoristique d’un problème plus profond a été apprécié. La répétition des refrains a été jugée très supportable. Il nous a été conseillé de mettre le générique au début.
« Mes amours » de Martin Fry, avec les voix françaises de Jean-Paul et Denise Petit a été jugé typique des documentaires de « l’école anglaise ». La superposition du cercle (caractéristique des œuvres de la sculptrice) sur les images, a paru perturbant.
« Deux doigts pour six cordes » de Pierre Marie Artaux. L’atmosphère est bien rendue dans ce montage nostalgique.
«Nasradine alias Jean Moulin » de Jacques van de Weerdt a été projeté immédiatement après « Effets secondaires ». Sur le même thème, un traitement tout à fait différent, didactique, tout aussi engagé, mais qui s’adresse à l’intelligence et non à l’émotion. Dommage que les images soient faibles, ce que reconnaît l’auteur.
« Special » d’Howard Bagshaw: ce reportage sur une école pour enfants handicapés a été très apprécié. Le sujet est traité avec beaucoup de générosité et les images sont belles. Dommage que les sous-titres changent de place souvent, rendant difficile la lecture.
« The gas man Cometh » de Richard Brown: cette chanson humoristique peut être comprise par les non-anglophones, confrontés à des problèmes similaires. L’idée d’utiliser le même acteur pour tous les corps de métier, et l’utilisation de la vitre dépolie apporte un plus.
« La photo d'identité » de Noël Dumaine a emballé par sa créativité formelle, même si certaines images auraient pu être améliorées.
« Les statues vagabondes » de René-Augustin Bougourd ont dérouté certains spectateurs, perdus entre la fiction et le documentaire, étourdis par un discours érudit omniprésent, et entraînés dans des fausses pistes psychologiques.
Les « non acceptés »
« Foraine » de Jean-Yves Calvez. Le décalage entre le texte, dans lequel l’auteur est « en dehors », et les images, où il est « en dedans », ainsi que le choix musical, ont dérouté les spectateurs.
« Je vais au cinéma » d’André Malet a été jugé agréable à regarder, avec de belles images d’ambiance nocturne. Il n’était pas indispensable d’écrire le texte de la chanson.
« Passages » de Thérèse Coursault. De belles photos, un projet généreux et ambitieux. Les deux textes, bien dits, et les citations, ne sont pas bien distincts.
« Fait d'hiver » de Jacques Carmant a dérouté par son absence de chute. La question des droits a été abordée à ce sujet (images et musiques qui ne sont pas de l’auteur).
« Le loup-garou » de Denis Gelin, présenté en l’absence de l’auteur, n’a pas été jugé convaincant, et même décevant, au regard de tout l’imaginaire inclus dans un tel titre. La confusion dans le paysage sonore a masqué le réel travail d’image.
Les « non sélectionnés »
« Des quebradas aux salars » de Daniel Masse. Le format panoramique, héritage du club de l’auteur, n’est pas adapté à des salles comme celle du TdP, ce qui ne permet pas d’apprécier certaines images, devenues très petites. Le traitement de la partie « humaine » reste très superficiel, comparé à la partie « nature ».
« Hermione » de Philippe Masson. Si l’auteur avait dit dès le début qu’un visiteur ordinaire ne voit rien de la construction de ce bateau, son parti pris de montrer un documentaire fait d’images didactiques et relativement générales aurait été mieux perçu. Ces images et sa démarche ont été cependant très appréciées d’une partie du public.
« Van Gogh » de Jean-Marie Coupriaux. La partie images du documentaire, présentant des tableaux peu connus, a été appréciée. Le commentaire aussi. Mais la chorale apporte plutôt un moins, car les paroles sont mal perçues, et le spectateur a du mal à se situer. Explication de l’auteur : ce montage, réalisé rapidement pour la Coupe de France où l’auteur a été « repêché » et prévenu assez tard, est en réalité la condensation d’un spectacle vivant, où les images sont projetées pendant un concert de la chorale, qui dure près d’une heure. Cette question de transposition d’un spectacle vivant à un diaporama est tout à fait intéressante pour nous, car elle se pose aussi pour les spectacles auxquels nous participons en Bretagne.
Hors concours
Un montage a été projeté « hors concours » pour cause de durée supérieure à celle autorisée par le règlement du TdP, celui de Denys Quelever « Le jour d’avant ». L’émotion dégagée par le sujet, le parti pris de lenteur et le fait de faire parler les acteurs sur des images fixes ont intéressé le public. Par contre une confusion entre les personnages a été mentionnée.
Palmarès
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Le 50ème festival d'Epinal s'est déroulé du 26 avril au 1er mai 2011. Annoncé et préparé par une équipe renforcée, il a rassemblé jusqu'à une centaine de spectateurs dans le petit bijou de théâtre municipal à l'italienne, servi par une bonne sonorisation, mais un vidéoprojecteur un peu trop "dur".
Les festivités
Il a permis aux anciens de se remémorer des souvenirs d'une époque héroïque, et aux nouveaux de s'extasier devant la dextérité du premier "projectionniste" opérant sur du matériel encore en état de fonctionner, ainsi que sur l'actualité d'inspiration des œuvres de cette époque! La projection d'un florilège des aventures de "Valdabrin", héros spinalien mythique, fut l'occasion d'admirer la qualité des bandes-son, réalisées dans des conditions qui semblent aujourd'hui homériques, et qui emportent la narration, sur des dessins très détaillés, mais statiques: aujourd'hui, c'est souvent le mouvement dans l'image qui est moteur.
Par ailleurs, l'organisation avait prévu des activités complémentaires très bienvenues, avec une ouverture sur la photo papier et la musique "vivante". La grande soirée, avec séance photo dans le parc de la station thermale de Vittel, et un excellent repas, fut un succès, jusqu'au moment de la lecture du Palmarès, à une heure du matin, qui a suscité pas mal de remous et de discussions pendant une heure! Et encore tout n'a pas été dit ce soir-la, puisque un complément d'information a été fourni sur le site du Festival le lundi après-midi.
Présélection
Les organisateurs ont reçu 181 montages et en ont sélectionné 65. On peut noter à ce sujet qu’il n’y a pas eu d’envoi d'accusé de réception, ni d'information aux auteurs sur le résultat de cette présélection, de telle façon que si un montage ne figurait pas sur le programme on ne pouvait même pas savoir s'il avait bien été reçu et visionné!
De plus la découverte de la "désélection de 17 montages" par le jury, révélée sur le site le lundi, et pas assumée à la lecture du Palmarès, remet en cause la présélection faite par les organisateurs. Ceci pourrait être justifié dans certains cas: nous avons été aussi étonnés que les auteurs de voir que "Dixieland ou l'âme des métaux" de Michèle et Claude Hébert, qui avait reçu le prix du public à Chelles, n'avait pas passé la barre de la présélection. Sans doute n'était-ce pas le seul cas, mais l'absence de publication des montages reçus ne permet pas de remonter aux sources.
Le jury
Le jury du concours, composé de professionnels de l'audiovisuel, et de deux diaporamistes, était tout à fait international: une Népalaise, Shova Chand, un Italien, Lorenzo de Francesco, directeur de l’audiovisuel de la Fiap, un Suisse, Rolf Preiswerk, et deux Français, Benoit Gautier et Denis Gélin.
Les quatre séances, sans pause, et avec très peu de temps d'intervalle entre les montages, nous ont semblé très denses, et nous n'étions que spectateurs: que dire des membres du jury !
Il nous semble difficile de juger tous les éléments d’un montage, même quand on est professionnel, en ayant si peu de temps entre les montages.
Les montages étrangers
Sur les 65 montages projetés en public, il y avait 23 "étrangers" (surtout Britanniques, mais aussi Belges, Italiens, Allemands et Polonais) dont 9 auteurs étaient présents en plus d'une quinzaine d'auteurs français. Ce fut l’occasion de conversations intéressantes, et la possibilité de comparer les approches et les styles, qui ne sont pas seulement caractéristiques des auteurs, mais relèvent aussi de traditions nationales: il y a des montages "italiens", le plus souvent sans paroles, des montages "britanniques", souvent sur des thèmes de nature ou de biographie, sans doute pour certains influencés par Peter Coles, à qui fut rendu un hommage ému ...
Tout à fait intéressant "Migrant mother", de Howard Bagshaw. Une vision "anglaise" d'un sujet traité par Corentin Le Gall dans "Route 66", davantage centrée sur la journaliste Dorothea Lange et sur la grande dépression aux Etats Unis dans les années 30, mais montrant les mêmes documents de la Library of Congress, et particulièrement le portrait de Florence Owen Thompson qui avait fait le tour du monde à l'époque. Deux approches complémentaires.
Parmi les montages italiens, celui d'Alessandro Benedetti (dont nous avions beaucoup aimé "Crépissage"), "Eclipse de soleil", nous a paru obscur faute de texte, mais plus clair ensuite lorsqu'il nous a été expliqué, comme quoi un minimum d’information, de culture et de connaissances communes sont essentielles à l'appréciation.
Les montages français
Parmi les montages français, nous en connaissions un certain nombre, quelques anciens, comme "Rue du 19 janvier", un argentique numérisé, et d'autres plus récents, primés dans des festivals, ou dans les compétitions de la FPF, qui n'ont pas tous eu les honneurs du Palmarès. Statistiquement, on constate que les Français ont été moins appréciés du jury que les étrangers, ce qui tient peut-être à cette culture "internationale", qui apprécie mieux les montages avec peu de texte ou pas du tout, et dont on voit le résultat dans d'autres compétitions internationales, comme celles organisées par l'équipe de Hayange.
Parmi les "oubliés" du jury, notre "coup de cœur": "Révélation" de Christian Crapanne, que nous n'avions jamais vu. Un travail d'image tout à fait remarquable, une progression, une réflexion finale... Est-ce notre amour de la mer, ou notre culture scientifique? Cette recherche de la symétrie comme une forme de perfection, et puis le constat que la vie, notre bien le plus précieux, n'est pas symétrique, et qu'il faut aller plus loin encore?
A l'inverse, une certaine gêne vis à vis de la "Ballade cosmique" de René Jullien. Là aussi, de très belles images, totalement synthétiques, et un discours remarquablement bien mené (mais pseudo-scientifique!) qui a abusé plus d'un spectateur! L'auteur semble mûr pour assumer une vraie histoire de science-fiction, et pas une mystification!
L'hommage de Jacques Thouvenot à son père, "Grisaille", était porté par une musique (symphonie de Chostakovitch) tout à fait adaptée, émouvante mais sans pathos.
Une mention particulière pour "La confiture" (de nouilles!) de Vincent Martin, emportée par le texte délirant de Pierre Dac, et illustrée avec malice, qui a un peu allégé une atmosphère souvent lourde de souvenirs et d'images d'archives.
Quant à notre montage "Pollution-Solution" (visualisable et téléchargeable sur la page d’accueil de notre site) il a été, semble t-il, bien apprécié. Et une petite partie de notre interview par les journalistes de Vosges-TV (visualisable sur le site du festival): elles ont bien retenu le passage où il est dit que l'humour permet de faire passer des choses plus profondes, manque juste celui où on dénonçait la récupération mercantile de l'écologie, mais l'essentiel est passé dans les extraits!
Les positions du jury
L’attribution de la Coupe de l’Europe et du Prix FPF de la photo à "Toxicaland", de André Teyck & Armand De Smet a surpris beaucoup de participants, dans la mesure où une grande partie de ces photos ont été moulinées par un logiciel de traitement d'images.
Le refus du jury d'accorder un prix de la bande-son, au motif qu'aucune n'apportait un plus décisif au montage a été très mal perçu, au moins dans la groupe français, car nombreux sont ceux qui ont passé des heures à choisir, à enregistrer et à fignoler...Cela semble relever d'un jugement rapide, "à première impression", ou d'une vision restrictive du diaporama, dans laquelle le texte n'aurait pas d'importance.
Par ailleurs, le jury n’a pas du avoir le temps de lire les génériques ni prendre celui de consulter les fiches d’identification, pour attribuer à « La femme de la chambre 122 » de Hervé Séguret le prix du « meilleur scénario », dont l’auteur est FX Faidy, et à « Lucien » de Maurice Guidicelli le prix du « meilleur texte original » pour un texte de Claude Bourgeyx ! (Ce qui a d'ailleurs beaucoup amusé l'auteur, présent au festival).
Enfin, plusieurs de montages gratifiés d’une « acceptation » auraient pu recevoir un prix, plutôt que de multiplier les récompenses sur les mêmes œuvres ! D’ailleurs les prix du public ont en partie compensé ce palmarès : « Les fleurs noires d’Atacama » , de Martine Wégria, « Papier s’il vous plaît » , de Maurice Ricou , Jean-Claude Boulais & Daniel Mar, « La grande prairie » , de Jean Paul Petit & Jacques van de Weerdt. "La pause de midi" de Jacques Delplan a cumulé à juste titre prix du public et du jury.
"Effets secondaires" de Giacomo Cicciotti, qui se présente comme une agence de photographes de presse professionnelle, ne joue pas dans la même catégorie que les autres auteurs: l'attribution du « Prix Lorraine photo du meilleur reportage de voyage » pose problème.
A noter le palmarès du jury « jeune » qui a sélectionné à bon escient « La pause de midi ».
Un grand festival
Cette rencontre internationale a été pour nous une occasion d’échanger avec des auteurs, notamment des étrangers que nous voyons plus rarement, et de comparer les approches.
Malgré la polémique suscitée par le palmarès, la commémoration du cinquantenaire du festival fut un succès.
Merci à toute l’équipe du festival qui nous a fait passer de grands moments.
Reste maintenant à tirer les leçons pour les années à venir des problèmes qui ont été révélés (et du remue-méninges salutaire que cela a entrainé !), et qui ne sont pas propres à Epinal, mais se posent à tous les organisateurs de festivals: la présélection, le nombre de montages et la composition du jury.
Le Palmarès
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Partir Autrement
Cette année on a surtout vu, dans une salle souvent archi bondée, des voyages au long cours : six mois, un an, deux ans, à pied, à cheval, à vélo ou en bateau….
Des rencontres personnelles, parfois des exploits, et des façons de se découvrir soi-même, à 20 ans comme à 60 ! A noter, la présence de tous les auteurs, avec commentaires et questions.
Et même les commentaires d’images en direct, avec une mention spéciale pour les « Sibériennes » de Géraldine Bérard et Valérie François, ainsi que le « Voyage aux sources du Bonheur » d’Olivier Lemire, qui ont su capter l’attention, en ajoutant à la description une réflexion plus profonde. On était loin des séances diapos commentées !
Hors du temps présent, l’instant d’avant, le reportage d’Evelyne Garcia Jousset sur Haïti avant la catastrophe, réflexion sur le destin de la première colonie qui a pris au mot les grands principes de la Révolution française et qui continue à en payer un prix inimaginable.
De très belles images comme celles de Michel Bizet dans « Chine, Kham, Tibet oriental » ; mais aussi des images très moyennes, dues à la projection sur grand écran de DVD conçus pour des projections de salon.
Plusieurs montages ont mis un accent particulier sur le son, élément essentiel de l’ambiance et du souvenir du voyage. De très bonnes prises de son, mais l’association avec les images n’a pas toujours apporté un « plus », et parfois désorienté le spectateur.
Quant à notre montage « Mandé Niaka », sur le festival des chasseurs du Mandé au Mali, cette projection devant 300 spectateurs nous permis de faire connaître la démarche de solidarité et d’échange culturel et de contacter les personnes intéressées.
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Cette année encore des centaines de personnes ont pu assister dans la belle salle du Théâtre de Chelles à un Festival où l’image est reine – sans aucun doute les meilleures conditions de projection que nous connaissions dans le domaine. La particularité du Festival de Chelles, outre sa longévité, est d’embrasser des thématiques variées et spectaculaires, qu’il s’agisse des très belles images de nature présentées le vendredi soir, du spectacle du dimanche, sur la vie de Victor Hugo, ou encore de la soirée rock du jeudi.
Grandeur nature
Soirée "Grandeur Nature" comme l'an dernier avec une salle bien remplie et conquise par le thème ...
Une majorité de réalisation italiennes (7 sur 9). De très belles images, dont certaines assez rares montées avec brio sur des musiques bien adaptées. Guillaume BILY nous a proposé deux montages originaux, d'un grand dépouillement dans l'image avec des transitions subtiles et un choix musical aussi audacieux que pertinent (dont G.Scelsi !).
(Merci à Nicole et Philippe pour le compte rendu de cette soirée)
Le challenge
Même si tous les diaporamistes n’ont pas assisté aux séances autres que celle du samedi, il faut croire que cet esprit d’ouverture les touche un peu :
- la programmation du samedi (48 montages reçus, 24 projetés, 13 auteurs présents) a fait place aussi bien à des réalisations très courtes qu’à des montages excédant la durée fatidique des douze minutes imposées par la FPF, permettant aux auteurs qui en éprouvent le besoin de prendre le temps qui leur paraît convenable pour exprimer ce qu’ils ont à dire et à montrer, sans ennuyer le public.
- le nombre limité de projections laisse aussi le temps à de nombreuses discussions, pendant les pauses et les repas pris sur place, entre les diaporamistes, les spécialistes de l’audiovisuel, et un public fidèle. Car il y du public : entre 150 et 200 spectateurs selon les séances le samedi, plus de 500 le dimanche!
Le palmarès
Le jury, présidé par Bernard Le Saout, spécialiste de décors de théâtre, comprenait Florence Rizzi, secrétaire du Théâtre de Chelles, Florent Santarelli, diaporamiste, Christine de Salesse, lauréate des précédents Challenges, Eric Guichard, historien. Ils ont choisi :
- Grand prix du Challenge : "Bihotza, mon cœur" de Paul-François Béziat
- Grand prix du jury: "Effets Secondaires" de Giacomo Cicciotti (Italie), déjà récompensé l’an dernier pour une réalisation du même type.
- Grand prix de l’image: La femme de la chambre 122 de Hervé Séguret, qui a reçu ce prix pour la 3ème fois.
Le choix du public s’est porté sur "Dixieland et l’âme des métaux" de nos voisins rueillois Michelle et Claude Hébert, qui concouraient pour la première fois.
Nous avons admiré sur grand écran leur délicat travail de détourage des sculptures métalliques de Delattre, qui avaient été exposées dans les rues de Rueil-Malmaison, et la magnifique animation qu’ils en ont faite.
Par contre, nous sommes assez réservés sur le prix du jury, dont le réalisateur traite avec un talent certain des sujets évidemment poignants (l’an dernier c’était les Gitans, cette année la Palestine). Mais utiliser des sujets si complexes et douloureux dans le contexte d’un concours, sans expliquer sa position ni sa démarche, nous interpelle. C’est une grande différence avec « Bihotza », où P.-F. Béziat nous fait partager un témoignage personnel et authentique.
"New York" d’Alessandro Benedetti (l’auteur de Crépissage) aurait mérité un prix avec son rêve d’un diaporama projeté sur les gratte-ciel de New York.
Documentaires :
Les spectateurs ont été gâtés : ils ont eu droit à l’histoire de deux « 8éme merveille du monde » à plus de deux siècles d’intervalle :
"Le train et le Baïkal" de Corentin Le Gall (voir CR Blois) et notre "Machine de Marly"!
Si elle n’a pas eu l’honneur du palmarès, elle a suscité beaucoup d’intérêt dans les discussions qui ont suivi, et plusieurs personnes se sont enquises de son devenir, et de ce qui en restait. Une version longue (15 minutes) du montage existe, qui englobe les deux machines qui ont succédé à celle de Louis XIV.
Elle sera présentée en public à Bougival le dernier WE de juin, lors de l’inauguration du nouvel Office de Tourisme et de la Fête des canotiers. Elle sera en ligne sur notre site début juin.
"L’or bleu" de Jean-Marie Béziat, de magnifiques photos du sultanat d’Oman, une très belle musique choisie (Anouar Brahem Trio), mais avec peut-être un commentaire un peu trop didactique.
Réflexions
La variété des montages présentés peut être déroutante pour le public, et il est souvent suggéré de faire des catégories, si on veut établir un classement. Mais Chelles ne proposant qu’un nombre restreint de prix, l’enjeu de la compétition est faible, et laisse la place à des réflexions plus désintéressées. Sur un autre plan que ces catégories, il y a un champ de réflexion sur les outils disponibles dans ce moyen d’expression qu’est le diaporama (l’animation d’images fixes), si on le compare d’une part à l’écriture, et d’autre part à la vidéo, dont il se rapproche techniquement de plus en plus. Quelques pistes à développer…
La prise en compte du temps :
L’image fixe impose, par définition, un arrêt sur image, donc une distance. C’est le cas de la photo. L’écrit permet des retours en arrière, des pauses, des changements de sujet ou de style, qui s’unifieront à la fin de l’ouvrage. Un diaporama d’une dizaine de minutes n’a pas le temps de s’offrir ces libertés. A l’inverse, il trace un fil entre des images qui seules auraient été amputées du sens que l’on veut donner à leur assemblage.
Quant à la vidéo, elle plonge dans la sensation immédiate, où le temps est subi, où le spectateur est passif, alors que le diaporama demande au spectateur d’être actif, en lui laissant le temps d’imaginer.
Diaporama et vidéo peuvent-ils traiter un même sujet ?
Il est dommage que le projet initial de « La femme de la chambre 122 » qui, nous a dit Hervé Séguret, était d’utiliser le même scénario avec les deux techniques, n’ait pas abouti : nous aurions bien aimé voir la version vidéo !
D’un autre côté, si le spectateur n’accroche pas dès le début, ou part sur une fausse piste, emporté par une musique ou une chanson ("Marjolaine" de Jean-Louis Terrienne) ou attendant autre chose d’un titre ("Un air en fa majeur" de Christian Hendricks et André Teyck), d’un résumé ou d’un auteur, ou encore ignorant des faits ou des personnages auxquels il est fait allusion, il n’a souvent pas le temps de libérer son esprit pour apprécier l’œuvre d’un point de vue plus approprié.
Ne reste que la possibilité d’assister à un prochain festival, ou de visionner en petit format si le montage est accessible par internet…
L’identité :
Un autre domaine de réflexion est ouvert lorsqu’on compare trois des montages présentés, qui tournent autour de l’identité : celui de René-Augustin Bougourd "Les statues vagabondes", celui de Denys Quélever "Ce soir je serai toi", et celui d’Hervé Séguret "La femme de la chambre 122". La façon dont le personnage est présenté, ou se devine, est tout à fait différente. Un personnage historique, connu, a une épaisseur réelle ou admise que l’on peut s’abstenir d’étayer. Un personnage sur lequel est fait un reportage, voit sa réalité prendre forme au fur et à mesure de l’avancement du discours. Mais un personnage imaginaire ? A-t-on le temps de faire sa connaissance ? Comment faire pour que le spectateur y croie ? Surtout si l’auteur s’amuse à brouiller les pistes ?
Victor Hugo – souvenir de Chelles
Ce spectacle audiovisuel réunissant comédiens, danseurs, chanteurs des associations de Chelles est une fois de plus une réussite et a enchanté les 500 spectateurs.
La vie de Victor Hugo y est relatée en même temps que l’enracinement de l’histoire des Misérables dans le paysage local de Chelles et de ses environs où il y a séjourné.
Ce type de spectacle qui intègre le diaporama en direct est un moyen pour toucher un public plus large. Il nécessite plus de moyens, mais en travaillant avec les associations locales et le soutien des collectivités, les projets sont réalisables.
Le travail de préparation, qui consiste à transformer les multiples données disponibles en des éléments de spectacle, est un exercice collectif exigeant mais stimulant.
La synchronisation du diaporama en direct est quelque peu stressante, mais les réactions du public incitent à continuer.
Nous en avons fait l’expérience en Bretagne, à une échelle beaucoup plus modeste, avec une chanteuse et un musicien sur scène (voir la Gwerz de la Montagne Pelée sur le site).
D’autres projets se précisent…
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30ème festival « Autour du Monde » de Blois
Le 30ème festival "Autour du monde" s'est tenu à Blois les 4 et 5 février 2011, sans célébration particulière de cet anniversaire, qui témoigne d'une belle longévité.
Salle toujours aussi agréable, image et son de qualité, et public fidèle au rendez-vous: 150 à 200 spectateurs à chaque séance!
Nous avons vu beaucoup de très belles images, entendu de belles illustrations sonores, malheureusement pas toujours adaptées aux images: le montage, et l'harmonisation image-son en fonction de l'intention de l'auteur sont un point faible assez fréquent.
Nous avons encore subi les longueurs de vidéos formatées pour des passages télés: même si le sujet est en soi intéressant, comme celui de Patrick Profit le vendredi soir, sur les sociétés matrilinéaires "Bashisha, Helinda, Koïna, femmes d'une autre Inde", les répétitions sont fastidieuses!
Le jury et le palmarès
Le jury était cette année présidé par Claude Aigrain, président de la région Centre FPF, assisté de Jean Zucchet, diaporamiste bien connu, et de personnalités locales, Jean-Claude Marchoine, Christian Nicolas, Michel Poisson. Il a distingué:
- "Un miracle pour un euro", de Louis Boudsocq, ou comment un éclairage peu onéreux révèle les merveilles d'une petite chapelle de la vallée d'Aspe dans les Pyrénées.
- "Le train et le Baïkal", de Corentin Le Gall. Toujours égal à lui-même, Corentin nous instruit sur les difficultés de construction du mythique Transsibérien, avec un mélange de photos actuelles et de documents d'archives rares.
- la trilogie de Michel Blot sur le Népal: "Une journée à l'école", "Crémations: de la mort à le vie", et "Au pays des hommes camions". Michel Blot, qui non content d'être un amoureux éclairé et respectueux du Népal, est aussi l'auteur d'un ouvrage photographique sur le fromage de Sainte Maure de Touraine!
- en vidéo "Koutammarikou" de Philippe Briffaud, qui a filmé un de ses amis journaliste créateur d'une association au Bénin. Cette "documentation filmée", destinée selon l'auteur aux adhérents de l'association, aurait selon nous mérité un traitement plus élaboré.
Ce que nous avons apprécié :
- "Renouveau" de Robert Tassinari, un regard simili-naïf et amusé sur la vie quotidienne japonaise.
- la soirée de clôture: la démarche et la réalisation des deux films de Patricia Ondina et Jean-Jacques Abrial :
"Pour l 'eau du lac de jade" et "Retour à Kalatcha", sur un Kenya bien éloigné des stéréotypes.
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Concours FPF Inter Régional Ile de France 2011
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