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Le 55ème Festival International de l’Image à Epinal s’est déroulé dans une ambiance particulièrement amicale et chaleureuse. Les habitués connaissaient depuis l’an dernier la maladie de Christine Mathon, cheville ouvrière du Festival depuis une vingtaine d’année, qui a quitté ce monde en juillet dernier, après avoir préparé jusqu’au dernier moment cette 55ème édition. Un hommage lui a été rendu dimanche, et, en accord avec ses souhaits, le résultat d’une collecte en faveur de la recherche sur le cancer a été confié aux bons soins de ses sœurs et de son frère.

Les projections

Une difficulté supplémentaire s’est abattue sur le Festival, avec à la fois la diminution de la subvention municipale et l’augmentation du coût de la location de la salle de cinéma dans laquelle s’était déroulé le Festival 2015. L’équipe a paré au mieux à ces difficultés, avec l’utilisation pour la compétition d’une autre salle, moins confortable et moins bien équipée en matériel de projection et de son : on a vu et entendu la différence lors de la soirée de gala du samedi soir, qui s’est tenue au cinéma !

Ces difficultés lors de la préparation expliquent sans doute le retard de l’appel à candidature sur le site, et de ce fait un nombre plus faible d’œuvres proposées, 91 tout de même avec un peu moins d'étrangers, dont 61 ont été projetées en public après avoir passé le filtre d’une pré-sélection. Les spectateurs étaient une cinquantaine dans la petite salle, dont de nombreux diaporamistes (une douzaine d’auteurs présents), et une soixantaine dans la salle de cinéma, malgré l’absence d’information sur la ville.

Les jurys

Quatre jurés avaient été choisis, et avaient reçu les montages par Internet avant le Festival, mais l’un d’eux n’a pas eu le temps de les visionner, et un autre n’a pas pu se déplacer pour le Festival : il avait cependant communiqué ses choix. Trois lycéens d’Epinal constituaient le jury « jeunes ». La salle a eu à choisir un « prix du public » pour chaque séance, et à désigner les lauréats des prix « thématiques » : cette année le thème était : « c’est l’heure ».

Les montages primés

Le Festival d’Epinal n’étant plus affilié à la FPF ni à la FIAP ne donne plus d’acceptations, qui sont généralement perçues comme une reconnaissance de qualité. Le nombre de prix étant en diminution, il y a inévitablement des manques dans la liste des nominations. Par ailleurs, l’absence d’éclairage et la faible durée entre les projections des montages a rendu la prise de notes plutôt succincte. Le compte-rendu ne sera pas aussi détaillé et complet. Excuses !!

Les trois premiers prix

Bhaktapur baisakh 2072 de Francis LEROY : Le premier prix évoque, avant-après, cette petite ville du Népal victime d’un tremblement de terre le 25 avril 2015. De très belles images, un lent panoramique pour commencer avec une voix prenante, un choix de mise en scène audacieux et efficace ensuite, font prendre conscience de l’ampleur du désastre. Une image d’espoir pour finir. On trouvera d’autres œuvres de cet auteur sur son site.

La der des ders de Pascal DIONNET : Un démarrage assourdissant, des effets sonores et visuels impressionnants sont utilisés par l’auteur pour raconter l’histoire d’un petit gars né en 1899, et qui n’échappera pas à la guerre, ni à cette période peu connue de l’occupation de l’Allemagne jusqu’en 1921 avant de revenir au pays.

Petit cheval, je ne t’oublie pas de Claudine et Jean-Pierre DURAND : Nous avons eu la bonne surprise de ce troisième prix, et nous sommes particulièrement contents de le recevoir dans un Festival International, pour nous et pour Jean-Louis Chedozeau, rescapé du massacre, et qui œuvre inlassablement pour la mémoire et la réconciliation franco-allemande.

Parmi les montages du Palmarès que nous ne connaissions pas :

Pour ne pas vivre seul de Bernard BASSE (meilleure bande son originale) : Le culte de Dalida par un admirateur gay. Cofiwch Capel Celyn de Ron DAVIES - Royaume Uni (meilleur scénario original) : Doublée en français, l’histoire de la construction d’un barrage inondant un village gallois très attaché à sa culture, malgré l’avis des représentants gallois, sous prétexte de fournir de l’eau à Liverpool, qui en réalité n’en avait pas besoin.

Le gourou de Michèle et Michel Paret (Prix de l’humour Georges Mangin et Raymond Eymonerie) :Illustration travaillée d’une bande-son d’ArteRadio sur les tribulations d’un conducteur guidé par GPS (Prix SACD Fiction d'humour 2016 )

Lux polaris de William BRUCE – Norvège (qualité photographique) : Série musicale d’images de glaciers.

Ruptura de Marco CASONATO et Diana BELSAGRIO – Italie (Mention spéciale du Jury) : Un clip sur une musique « Animal fever » avec des chats. Pas tout compris.

Ayako Takaïshi de Jean-Paul PETIT (Mention spéciale du Jury) : Interview d’une photographe japonaise à Paris.

Le bon vieux temps de Jean-Claude QUAGLIOZZI (Mention spéciale du Jury) : Une collection d’affiches et de publicités vantant l’innocuité du tabac, du vin, de la radioactivité… Un excellent montage pour galas !

L’Hermione, un fameux 3 mats de Gérard DIEBOLD (Seconde Mention du Jury Jeune) : La fameuse frégate de La Fayette, de sa construction à sa navigation, racontée dans une bande-sontrès bien montée à partir de diverses émissions de radio et d’une chanson du groupe « Soldat Louis », sur des images impressionnantes.

Parmi les montages hors Palmarès que nous ne connaissions pas

 

Le prisonnier de Christian Crapanne : Dans le village où a été tournée la série anglaise « Le Prisonnier », l’auteur se remémore les évènements vécus par celui qui n’était pas un numéro mais un homme. Incrustations d’extraits vidéos de la série dans les images fixes du décor.

Septentrion de Suzanne GAUTIER : Visite géologique de l’Islande.

A couteaux tirés de Gérard DIEBOLD : Splendeur et décadence de la coutellerie de Thiers.

Tout me rappelle de Pierre FRANCIS – Belgique : Une berceuse juive et des images actuelles qui suggèrent  Auschwitz. Emouvant.

Champ harmonique de Claude KIES : De curieuses installations musicales en plein air, qui jouent avec le vent.

12 secondes de Maurice GUIDICELLI  : Compte à rebours.

Palette d’écorces de Patrick ROTTIERS: Jeux de couleurs.

A la recherche de la vérité de Jean-Jack ABASSIN : La fascination du Cervin, et la tragédie de la première ascension. Nouveau monde de Jacques PÉTIGNAUD : Visite guidée dans les parcs américains.

Antonio V de Annie LOGEAIS : une biographie de Vivaldi, le prêtre roux, de sa ville de Venise à son exil mystérieux de l’autre côté des Alpes.

La bande à Jo de Michel MOLLARET : Mafia ?

Le gras du Gers de Patrick CRASNIER  : Visite des élevages de canards, et discussion sur les règles sanitaires.

Destinée de Jean -Yves CALVEZ : De belles photos de sa fille, sur un texte sans relation évidente.

Hoe lang nog de Guido CLARYSSE – Belgique : En flamand, sans aucune explication : rien compris.

Le coq d’or de Laure GIGOU : Un joli conte.

C’est l’heure des coquelicots de Patrick ROTTIERS : Ils ont survécu aux pesticides.

36 heures à Dubaï de Michelle et Claude HEBERT : Une escapade dans cet émirat qui veut développer le tourisme, et ses constructions gigantesques !

Un cœur d’or de Keith STOREY - Royaume Uni - Doublée en français (par Claudine et par Yvon Huiban) l’histoire oubliée d’Edith Cavell, infirmière britannique fusillée par les Allemands en 1915 pour avoir aidé des Britanniques prisonniers à s’enfuir de Belgique.

Dwaallichten de Guido CLARYSSE – Belgique : Histoire de vitraux, en flamand, sans aucune explication : rien compris.

Ils cassent le monde de Ursula DIEBOLD : Illustration d’un texte de Boris Vian dit par Nicolas Mouret.

La cité du bonheur de Laure GIGOU : Illustration de la bande-son d’un film sur la construction de la Grande Motte.

Shipibos de Claude KIES : Un reportage sur des Indiens de l’Amazonie péruvienne.

Folie douce de René JULLIEN  : Un gros travail d’image pour une histoire déjantée et poisseuse.

Land of the thunder dragon de Malcolm IMHOFF - Royaume Uni : Tout en anglais, un reportage sur le Bhoutan.

Lyngen - un amour fou de Daniel MASSE : Très raccourci par rapport à la version précédente du TdP.

Homo de Jean-Jack ABASSIN : Diverses variétés d’Homo : plagiste, alpin, télé spectateur…

Qu’est-ce que Dieu a fait ? de Jacques PÉTIGNAUD : Histoire de la transmission de données en morse.

L’Histoire Tragique de Véravin le Bien Nommé de François THIEBAUX et Jacques THOUVENOT: Dans la lignée spinalienne des Valdabrin, une création savoureuse et bien imagée !

Séance rétro

L’après-midi du samedi a été consacrée à une rétrospective de montages anciens, extraits de la riche collection spinalienne. Certains sont aussi visibles sur le site du DCCN. Nous avons vu :

Le baron de la Croix-Picot de Daniel Mar

Le voyeur et l’inconnue de 16h42 de Christian Sontag

Les cabanas de Daniel Mar et Jean Guiton

Les confettis de Jean-Georges Goetz

PinBall de Jean Paul Petit

Dessine-moi un oiseau de Noelle et Maurice Ricou

La danse du feu de Janos Eifert

Etude en sol mineur de R. Eymonerie et Georges Mangin

Savimby the best de Jacques van de Weerdt et Jean-Paul Janssens

Tous en boîte de Ricardo Zarate

Séance « carte blanche »

Le dimanche matin commençait par une « carte blanche à Hervé Séguret », malheureusement absent. Nous avons ainsi vu ou revu, et commenté:

Jusqu’ici tout va bien

La larme rouge Graff’City

La cabane

La femme de la chambre 122

Tous disponibles sur son site

LE PALMARES 2016.docx
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En conclusion

Le jury a privilégié des histoires tragiques et émouvantes, qui finissent avec au moins une lueur d’espoir. Il est évident que d’autres montages pouvaient prétendre au podium, et l’ont d’ailleurs déjà obtenu dans d’autres manifestations.

Nous remercions l’équipe organisatrice pour avoir assuré cette édition dans des conditions imprévues et difficiles. Pour la prochaine édition, un effort sur la réactivité du site serait bienvenu, car c’est le premier lien entre les auteurs et les organisateurs.

A l’année prochaine !

 

Site du festival

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Nous n’avons pas assisté cette année à la Coupe Lumière, mais vous pouvez en avoir des échos sur le site de nos amis Michelle et Claude Hébert.

Palmarès Coupe lumière 2016.pdf
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12ème Trophée de Paris 28 mai 2016

Comme chaque année, pour la 12ème fois, les diaporamistes se sont réunis au studio Raspail, à l’invitation d’Objectif-Image-Paris et du Photo Film Argenteuillais, pour visionner un certain nombre (39 cette année) des montages audiovisuels engagés dans la compétition du Trophée de Paris, et y apporter leurs commentaires.

21 auteurs étaient présents, de telle sorte que lorsqu’ils sont montés sur scène pour la photo finale, il ne restait plus grand monde dans la salle, qui a rassemblé jusqu’à une soixantaine de spectateurs.

Les projections se sont déroulées de façon tout à fait satisfaisante, ainsi que l’organisation générale de la journée (à l’exception du niveau sonore au restaurant).

La présélection

Les organisateurs ont reçu 95 montages, dont 38 étrangers. La présélection, visant à limiter le temps de projection devant les jurés à 5h30, a été établie par 4 personnes, prenant en compte 4 critères, Impact, Construction, Image et Son, notés chacun 0, 25, 50, 75 et 100, dont l’addition donnait un total maximal de 1600.

Ont été présélectionnés 49 montages ayant obtenu plus de 775 points, 26 français et 23 étrangers. Il apparait selon un tableau projeté que les deux premiers critères, Impact et Construction, ont eu un poids plus important que le 3ème (qualité des images) et surtout que le dernier (son), autrement dit « de belles images ne suffisent pas pour réussir un montage audiovisuel » dans l’esprit des présélectionneurs.

Tous les montages présélectionnés sont « acceptés » au sens des concours.

Le jugement

Les auteurs présents (21) ont tous vu leurs montages projetés et discutés, ce qui est l’attrait majeur de ce festival, y compris ceux dont les œuvres n’avaient pas été présélectionnées, donc non présentées aux deux jurys (un à Paris, l’autre à Argenteuil) dont les 22 classements individuels ont déterminé le classement final par calcul de la moyenne harmonique.

Moyenne harmonique : rappel

Ce calcul de moyenne harmonique a été suggéré avec l’idée de favoriser les « premières places ». Pour un juré, classer tous les montages est fastidieux et pas très significatif : quelle différence sérieuse entre 30ème et 35ème ? Il a donc été proposé de choisir une valeur de classement arbitraire pour tous les montages au-delà d’une certaine place (ici ils ont choisi d'en classer 15) et que cette valeur soit suffisamment élevée pour rester dans l'esprit de favoriser les premiers.

 Pour faire coller les chiffres donnés avec ceux du « tableau jurés » sur le site du TdP, il faut ajouter en plus des chiffres de classement mentionnés dans le tableau, une valeur de 29.3 (pourquoi pas 30 ou autre?) : les « blancs » du tableau correspondent à cette valeur, sachant que le nombre total de jurés est 22.

 On calcule alors la somme de tous les inverses.

Quelques remarques

Le palmarès fait la part belle aux montages étrangers (un seul français dans les six premiers, cinq dans les 15 premiers).

Le grand nombre de montages reçus a permis de distribuer des « prix » en plus grand nombre que les années précédentes, dont un symbolique à l’auteur néo-zélandais présent (à noter le faible nombre d’auteurs étrangers présents : un Italien, un Belge).

A noter la présence de deux montages posthumes en 3ème et 8ème position : autant il parait légitime de rendre hommage à Christian Hendricks, diaporamiste de talent, récemment décédé, autant voir son nom en compétition et ses « co-auteurs » recevoir des prix nous a paru dérangeant. Mais il nous a été répondu qu’aucun règlement n’interdit à un « co-auteur » vivant de présenter un montage! Et il existe encore 5 bandes-son dont Christian Hendricks est l’auteur !

Tendances dans l’évolution de certains diaporamas

On note une évolution dans la réalisation de montages, mise en évidence depuis quelques années, surtout à l’étranger: le passage du stade « artisanal » à quelque chose de plus « industriel », où on sépare les différents ingrédients (image, voix, son) en faisant appel à des professionnels ou à Internet. On devrait avoir bientôt des palmarès dignes des festivals cinéma ! Mais aura-t-on davantage de public pour autant ?

Autre évolution, notable dans le cas des montages étrangers : si quelques-uns se donnent la peine de traduire, en voix ou en sous-titre, le texte des montages (merci à eux), d’autres ne font pas le moindre effort dans ce sens. Or la mondialisation n’est pas achevée, un public français n’est pas à même de comprendre toutes les nuances d’un texte anglais. Si un auteur se donne la peine de doter son montage d’un texte, on imagine naïvement qu’il pense que ce texte apporte quelque chose, à moins que ce soit de la pure arrogance ou de la grande timidité !

Autre remarque concernant le « haut du tableau » (1er et 4ème): deux montages anglophones, non traduits, exposant des SDF dont les portraits ont été pris dans des conditions inconnues, qui permettent au public de s’émouvoir dans son fauteuil de la misère du monde !

Sans parler du 6ème ! Malaise….Trop!

Dernière remarque, plus générale. Chaque festival a ses propres jurés, de présélection et définitifs. On ne peut que remarquer en cette année 2016 l’hétérogénéité des palmarès des 3 compétitions françaises de ce début d’année (FPF National-Coupe de France, Festiv’tolosan et TdP). Nous n’avons pas assisté aux deux premiers.

 

Heureusement que le plaisir des retrouvailles et des rencontres a été au rendez-vous.

Les échanges dans la salle sur les montages projetés.

Montages non présélectionnés

Entre parenthèses, les points des 4 critères de la présélection et le total.

06 – La perle du TonkinClaude et Michelle Hebert (F)-(150 + 125 + 150 + 150 = 575)

Croisière dans la baie d’Along, sans trop de brumes et avec un peu de soleil. Un peu trop long, ce que reconnaissent les auteurs.

03 – Le tour du mondeNoël Dumaine (F) -(200+200+150+175=725)

La voix de Jean-Louis Terrienne raconte une histoire loufoque avec des images hétéroclites: certains aiment beaucoup, d’autres pas du tout.

16 – Le voleur de couleursBernard Herviou – Jean-Pierre Lucas – Catherine Lenoir (F)-(175+200+200+175= 750) Pas mal pour des débutants, mais il est suggéré de mettre mieux en valeur l’histoire du vol de couleurs plutôt que celle du détective.

23 – Orsi nella nebbiaNatalina Mascherini (I)-(225+125+300+125=775)

Belles photos d’ours se délectant de saumons dans une rivière. Il est signalé que ces photos sont prises dans des circonstances où les saumons sont en fin de vie, et les ours trop occupés pour être dangereux.

33 – Lyngen – une histoire d’amourDaniel Masse & Dominique Morel (F)-(100+150+200+125= 575)

Evocation de la découverte des Alpes de Lyngen au nord de Norvège par une pionnière de l’histoire de l’alpinisme suisse « Lizzy », qui n’est pas suffisamment mise valeur d’après la salle.

40 – Les étrangersSophie Paugam (F)-(100+125+175+125=525)

Illustration d’une chanson de Léo Ferré, chantée par Clarisse Lavanant (voix magnifique), par de belles photos de bateaux lors des fêtes de Brest. Texte de la chanson pas très clair : contre-sens d’après un intervenant, note d’espoir selon l’auteur, liaison avec l’actualité selon la salle en ce qui concerne l’accueil des étrangers.

84 – Lettre à IngridMarie Hélène et Philippe Gaudibert (F)-(150+150+200+150=650)

Voyage au Svalbard, parmi les glaciers et les ours. Des images rares, mais long, des commentaires superflus, un problème de son. La fiction de la « lettre » est un peu oubliée…

85 – Fluctuat Nec MergiturPierre-Marie Artaux (F)-(175+175+200+200=750)

A Paris, après les attentats de novembre 2015. La difficulté de se situer dans un tel contexte est extrême. La distance un peu ironique dont l’auteur est coutumier, et qui est appréciée dans ses autres œuvres, est ici mal perçue.

Montages sélectionnés ayant obtenu un total inférieur à 1

32 – Mondnacht am SchlossElke & Karl-Heinz Nicklaus-Runtemund (D)-(0.975)

Mise en condition mystérieuse d’un château la nuit, avec un humain et des extra-terrestres descendus de leur soucoupe volante. Bonne technique, mais manque le fil de l’action.

27 – Rêve ou réalitéOlivier Taminiau (B)-(0.794)

Réflexion philosophique sur les « fils » de la vie, illustrée par les câbles du pont de Normandie. Problème de son au début, plus radiophonique que diaporama, ne met pas en évidence la fragilité de ces fils.

34 – Lynchburg, Virginia 1975Daniel Masse (F) -(0.828)

Reportage sur l’Amérique profonde de 1975 : les contremaîtres d’une fonderie, dont la vie est particulièrement marquée par les convictions bibliques. Très « objectif », fait réfléchir à l’actualité.

48 – La MissionMarc Granger-Thomas (F)-(0.975)

Roman-photo avec un personnage sympathique et une chute. Une indication discrète sur l’origine de la bande-son qui est accessible sur Internet.

18 – Femmes de là-basJean-Claude Touzot (F)-(0.794)

Une galerie de portraits sur deux chansons de Julien Clerc.

05 – Les Fototouristes … revisités – Claude et Michelle Hebert (F) –(0.950)

Amélioration du montage présenté l’année précédente, par ajout de commentaires et changement de musique.

91 – Why We Build The WallDavid Sutton (NZL)-(0.996)

Sur une chanson, des images de châteaux, d’Ecosse ou d’Irlande. La construction du Mur est considérée comme une métaphore.

11 – La mémoire de l’eau – Philippe De Lachèze-Murel (F) - (0,80)

 

Comment monnayer une découverte scientifique bidon. Autocritique de l’auteur : trop long, et chute faible.

Montages sélectionnés ayant obtenu un total entre 1 et 2

35 – Black GoldJacek Zaim (PL)-(1.581)

Des charbonniers au fond d’une forêt polonaise : de belles images, un texte sans respiration, en anglais, d’une voix plaintive, pas l’ombre d’une traduction.

60 – Madame ZingaraWayne Webb (ZAF)-(1.539)

Une série sans commentaires, de belles images d’acrobates de cirque, avec une musique sans rapport avec les images. Pourquoi sélectionné ?

04 – Bhaktapur Baisakh 2072Francis Leroy (F)-(1.30)

Belle intro panoramique pour une fête dans la vallée de Katmandou, qui commence bien, brutalement interrompue pour un noir et un silence : le tremblement de terre. Les images qui suivent ont paru trop nombreuses.

07 – Tor, le rêve des géantsEnrico Romanzi (I)-(1.514)

Un tour tonitruant des principaux sommets des Alpes au départ de la vallée d’Aoste.

39 – Entre terre et cielDenis Celik (F) - 14ème (1.897) Conte poétique, avec des personnages tirés d’œuvres de Chagall et un beau travail d’image.

89 – Ils ont tué celui qui disait…José Catalan (F) - (1.011)

Les circonstances de la mort du poète Federico Garcia Lorca. Il a été regretté que la personnalité du poète et ses œuvres ne soient pas plus détaillées.

86 – Petit cheval, je ne t’oublie pasClaudine et Jean-Pierre Durand (F) - (1.029)

Vécue par un enfant, l'histoire, oubliée pendant 50 ans, du massacre d'un village de Touraine par les nazis, le jour de la libération de Paris. Les commentaires sur notre montage, en public, comme en privé, (beau travail, document vivant, ethnologique, intéressant…) ont été nettement plus positifs que le résultat des jurés.

65 – Lilli la coccinelleJany Féjoz (F) – (1.276)

Léger, frais, voix crédible, une respiration.

31 – De la Loire aux MalavauxRené-Augustin Bougourd (F) – (1.486)

Histoire de Jean Zay, nom célèbre mais personnage mal connu. Intéressant, mais professoral, académique, sans respiration. Des documents familiaux rares.

44 – Corps accordsJean Vilmer (F) –(1.482)

L’auteur paie de sa personne pour illustrer des jeux de mots. Le « penseur de rondins » et autres a suscité beaucoup de sourires, et plus encore…

52 – Le roi Krak et le DragonAndrew Noel Gagg (UK) – (1.599)

Un texte dit en français, avec un accent anglais et une note d’humour très appréciés, nous apprend la naissance de Cracovie sur des dessins savoureux ( une BD existante ?). Histoire plaisante mais longue.

 

Les prix

67 – Le chemin VictoriaChristian Hendrickx et André Teyck (B) - 8ème (3.82)

Montage posthume ! Passage de la frontière suisse par des enfants juifs grâce à des jurassiennes pendant la dernière guerre. Témoignage de ces « passeuses ». Montage à entendre.

21 – DilemmeJean-Claude Quagliozzi (F) -11ème (2.41)

Faut-il envoyer tous ses enfants à l’école quand on vit au fin fond du Bénin ? Reportage vivant et très empathique, mais première partie trop longue, et problème traité trop rapidement.

70 – Tsaatan les derniers hommes rennesGiacomo Cicciotti et Sandra Zagolin (I) 10ème (2.64)

Images fortes qui parlent d’elles même.

38 – Le passage ou la méchante punitionJean Louis Terrienne (F)- 9ème (3.36)

Réincarnation de l’auteur à travers des œuvres d’Anish Kapoor exposées l’été dernier dans le parc du château de Versailles. « Pas tout compris, mais c’est une œuvre qui fait progresser le diaporama ».

30 – GrisailleJacques P Thouvenot (F)-7ème (4.43)

En hommage au père de l’auteur et à ses compagnons. Texte difficile, la musique « fait le boulot ». Chute « en trop »

24 – Incest TPDaleen Engelbrecht (ZAF)-6ème(4.44)

Non traduit. Expressionniste. Trop c’est trop !

68 – TewahedoLorenzo De Francesco et Cristina Garzone (I)-5ème(5.56)

Belles images d’un voyage dans l’église orthodoxe d’Ethiopie. Texte en français un peu long. Manque de fluidité de la bande-son. La musique a été changée pour ne pas avoir de problème de droits.

72 – Silent CriesFranz Jesche et Anne d’Oliveira (ZAF) -4ème(5.90)

Un SDF très photogénique et complaisant. Beauté formelle. Aucune explication en français.

81 – Retour à LamaChristian Hendrickx , Francis Henry et André Teyck (B) 3ème(6.47)

Un montage posthume (encore !) dont le générique s’est enrichi depuis son passage à Chelles ! Pas de photo d’archives pour un montage sur la guerre de tranchées. Mais la narration suffisait.

64 – Estomper le passéYvonne Faivre et Maurice Ricou (F) -2ème(6.84)

Montage très esthétique par son utilisation du négatif, noir et blanc puis couleurs. Fiction transposée d’événements réels. Voix prenante de Christian Esquine. A noter l’hétérogénéité des jugements d’un jury à l’autre (voir le tableau des jurés sur le site du Trophée).

09 – BeeswingGraham Sergeant (UK) -1er(8.30)

Encore des SDF en noir et blanc, sans aucune traduction. Hétérogénéité des jugements inverse du précédent.

 

Assommée par cette suite de montages dépressifs, la salle s’est lancée dans un débat sur l’avenir du diaporama !

Palmarès

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36ème Festival de l’Image Projetée - 5 mars 2016

Une fois de plus, c’est après avoir gratté la voiture enneigée que nous avons pris la route de Chelles ce samedi.

Pour ce 36ème festival nous avons retrouvé les composantes qui font le succès et l’originalité de ce festival : des conditions de projection exceptionnelles (écran de 12 m x 5 m), un accueil chaleureux, une atmosphère amicale, des rencontres et des montages qu’on ne voit pas ailleurs. La partie haute du théâtre était bien remplie.

 

Il y avait aussi une expo photographique de Guillaume Bily, et des ateliers techniques, MObjects et Wings, mais en plus le Stéréo-Club français, venu en force, et qui a présenté plusieurs réalisations spectaculaires, dont un documentaire sur les minéraux des Vosges (en démonstration), et en séance publique un reportage sur les observations célestes dans le désert d’Atacama au Chili, et une sortie parisienne en 3D.

 

Comme toujours le spectacle était à l’honneur, avec un nombre non négligeable de professionnels, disposant d’images de haute qualité, fixes ou vidéos, mélangées sans aucun scrupule, en plein écran en superposition ou en incrustation, parfois de façon excessive, et souvent sans texte. Quand le calage avec une musique fonctionne, le résultat peut être éblouissant, sinon on est quelquefois un peu frustré.

Rencontres de l’image projetée et soirée de gala le samedi

27 montages avaient été sélectionnés dont de nombreux étrangers ( Italie : 7, Angleterre : 2, Pologne : 2, Belgique : 1, Norvège : 1, Brésil : 1, Australie : 1)

Evidemment, dans ces rencontres nous avons trouvé des réalisations plus classiques, dont certaines déjà vues dans les festivals ou proposées dans les manifestations à venir. Si le présentateur donne son avis et pose ses questions aux réalisateurs présents avant et après la projection, les discussions du public ont lieu pendant les pauses.

Notre « Contestation souterraine » nous a ainsi valu quelques marques d’intérêt, sur la cave, et sur la comparaison avec les conflits actuels.

Dans les « découvertes  » étrangères :

The magic of dance de Jacek Zaim (Pologne) : Photos de danses folkloriques, instantanés filés, très bien synchronisés avec la musique.

Chasing shadows de Barbara Butler ( Australie) : L’ombre n’existe que grâce à la lumière, format carré, N&B, des citations entremêlées à des photos.

Scenes of lighthouses de Randi Storaas (Norvège) : En anglais, sous-titré français. L’histoire de la construction des phares sur la côte norvégienne.

Gobal de Gaetano Anzalone et Franco Caronia ( Italie) : Naufrages en mer Rouge.

Diablerie- One night in Hell de Brian May, Denis Pellerin, Paula Fleming Angleterre : Un avant-goût d’un projet de long métrage d’animation, inspiré par des photos sur plaques de verre de l’époque Napoléon III.

Chadar de Giorgio Cividal (Italie) : Heureusement que nous avions déjà vu un reportage de la famille Lapied sur cette rivière gelée : l’abondance des effets multi-vision nous a un peu perdus dans cette réalisation.

L’éternelle attente de Carlo de Agnoi (Italie) : Sur une musique archi-connue, des photos sublimes parfaitement synchronisées !

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12e Biennale internationale du diaporama de Meyrin les 20 et 21 novembre 2015 

Bien que peu attirés par l’extrême discrétion des informations sur cette Biennale, et l’absence totale de retour des organisateurs lors d’envois précédents, nous avons cependant soumis cette année un montage, qui a passé la présélection, sans que l’on en soit informé autrement qu’en prenant connaissance du programme sur le site. Gérard et Ursula Diebold nous ont communiqué un résumé de leur participation à cette Biennale.

Premières impressions ...

On nous donne un programme complet, magnifique, à l’entrée de la salle que les festivaliers découvrent. Les organisateurs auraient pu le mettre sur le site avant de l’envoyer aux compétiteurs !

Quelques Français présents : JP Sieffert et Madame, Maurice Ricou, moi-même et Ursula …. 2 Italiens Allessandro et Grazia … mais ils ne resteront pas … Pour les autres on ne sait pas, pas de présentations …

On découvre cette salle, on se sent seuls, pas plus de 50 spectateurs la première séance, beaucoup de cheveux gris, comme chez nous. Petits mots d’accueil fort sympathiques et non dénués d’humour. On nous apprend que nonante huit, pardon 98, diaporamas ont été reçus !

La présélection

48 montages ont été sélectionnés sur les 98 reçus. Discussion sur les présélections : on n’aime pas la vidéo, la FIAP n’en veut pas; il faut des photos et encore des photos de qualité. Pas de photos de tableaux, pas de vidéo, pas d’internet …. que des belles photos …. Est-ce cela l’avenir du diaporama ?

Le jury 

Jean Claude Ducrot, ancien ministre de la culture à Meyrin, Roland Jobard, photographe, Christiane Vincent, scénariste et metteur en scène de théâtre.

Présentation des montages

Nous ne commenterons que les montages que nous n’avons pas vus dans d’autres festivals ou galas.

Première séance

• Question de Culture de Maurice GUIDICELLI - Fr

• Rosa Parks de P.M. ARTAUD - Fr

• Le Chant du violon de A. Van OUDHEUSDEN - Afrique du Sud : « Solitude instrumentale » - Images de statues avec des instruments de musique à cordes. Musique tzigane - Très moyen à mon avis, court heureusement.

• Tour à Tour de R.A. BOUGOURD - Fr

• Repos hebdomadaire de Corentin LE GALL - Fr : On découvre un album photo, des employés un peu spéciaux avec leurs amis, des femmes dans un chalet des alpes bavaroises le temps d’un week-end. En réalité ce sont les dirigeants d'Auschwitz … Sujet sérieux avec des images d'un véritable album découvert en 2007 …

• L’empire des lumières de J.P. PETIT - Fr

• l’Ile déserte de G. DIEBOLD - Fr

• Le chant des sirènes de G. ANZALONE - It : Belles images, bande son excellente mais la musique finit en queue de poisson. Du texte en très mauvaise traduction française. Des jeunes filles qui se jettent de la falaise et se transforment en rochers … Il y avait de l'idée mais ....

• Clémentine de M et M PARET - Fr

• A problem with alcohol de A. TYRER - GB : Albert Namatjira, peintre aborigène d’Australie. Des tableaux, des photos des mêmes sites …. Pas clair car en anglais. Quel problème avec l’alcool ? Cela n'apparaît pas.

• La dernière duchesse de A. LOGEAIS - Fr

• Les gas de l’île de Sein de P. CRASNIER - Fr

• Les mains de J.P ARMAND - Fr

• Ultima Thule de W. BRUCE - Norvège : Dans le grand nord, Ultima Thule ... Une terre inconnue. De très belles images du grand nord, beaucoup d'ours blancs à mon avis. Pas de texte, très belle musique .... Un Bon diaporama nature selon moi…

Deuxième séance

• Flash back de R. ZARATE - Fr : La cavale d'un gangster, guerre des gangs. Bon, mais l'histoire ? De quoi vais je me souvenir ? On reste sur sa faim, au fait, qu’est ce qu’il raconte Ricardo ?

• Grain de folie de A. PIERSEN - Be : On part à Buenos aires dans le quartier de la Bocca, berceau de la musique argentine, du tango Un comédien qui vit la tête dans une cage et qui se contente de rien, et de son amour.

• Schweittz CH de P. WORTHINGTON - Fr : Une cartographie de la Suisse en anglais ...Une démarche d'un Breton qui découvre la Suisse. Un peu léger.

• La rupture de Christian HENDRICKS et A. TEYCK - Be : Une chanson de Serge Lama, la séparation .... Bien fait, un peu «hermétique».

• L’Illégitime de F. MICHEL - Fr

• La petite Irène de MF BOUFFLET - Fr : La petite sirène revisitée, elle nait d’un amour sous-marin, et retourne voir sa mère à la puberté …. un conte avec de belles images.

• Witness de J. HODGSON - Australie ; Film polar ! Un voleur casse la vitre d'une voiture pour prendre un sac à l'arrière. Dans ce sac un appareil photo avec des photos de Pearl Harbour .... On remonte dans le temps très court.

• Bleu de Gênes de J. PETIGNAUD - Fr : Le jean ... Son histoire, un peu arrangée ... Agréable, passe bien en gala, voix agréable, un peu d’humour.

• L’affût de G. HOILIER - Ch : Petit diaporama, un chasseur … une bête de chasse ! Il mitraille partout ... Un oiseau bleu … qui finit, en photo, sur la cheminée …

• Une voie sans issue de O. TAMINIAU - Be : 2 jeunes veulent quitter Berlin Est. Petite histoire du mur de l’Est, traité trop superficiellement, le début était intéressant mais tout compte fait ne sert que de prétexte.

• Camp de base pour l’éternité de JJ ABASSIN - Fr : L’histoire de Gaspard des montagnes, la Meige, intéressant mais n’atteint pas des sommets ….

• Mon réalisme magique de M. BATIST - NL : Des images modifiées, symétrie musique/rythme/moderne mais quel sujet ? Quel message ?

• Contestation souterraine de C et JP DURAND - Fr : Huguenots, art brut, cachés dans leurs grottes.

• Bleu de M. RICOU - Fr

• Aux derniers combattants de C. DUBIEL - Pol : Waterloo ….. Reconstitution "historique" de la scène de Waterloo sur site au cours d’une manifestation en costumes et simulations.

• Le randonneur de A. DESCOMPS - Fr : A la gloire du randonneur .... Mais des changements musicaux inutiles.

• Ils ont tué celui qui de J. CATALAN - Fr : Federico Garcia Lorca.

• La mission de M. GRANGER THOMAS : Humour - Il trouve du boulot à Euro Disney, il ne sait pas ce qui l’attend, surprise !

• Matin brun .... d’Ursula DIEBOLD - Fr :oublié de l’imprimer, rajout au programme

Troisième séance

• Veneziamore de J.P DERIVAZ – CH : Une autre version de Venise heureusement sans masques ... Mais bon... Ça reste un diaporama de Venise très classique, Burano un peu mieux traité, de beaux reflets mais qui ne reste qu’une esquisse cela aurait du être développé ...

• Le Peul et le Dogon de JP SIMON - Fr

• L’or noir de J. ZALM – PL : Les forêts profondes de Pologne fournissent le charbon de bois. Ils vivent dans les forêts de Pologne et pour 25 € par fournée de charbon de bois. Certains sont cultivés, archéologues, … et ils vivent ainsi isolés, dans les bois entre les chouettes et parfois les ours. En noir et blanc. Bonne réalisation.

• Barentsburg de C. PREDAL – FR : Une mine de charbon en Norvège qui maintient une entité russe sur les futurs chemins lorsque la banquise aura fondu et que de nouvelles routes marines seront ouvertes.

• Capturer le moment de M. FRY- GB : En anglais sous-titré français. Je suis un appareil photo je capture l'instant ....depuis toujours.

• Lalla Yamina de C. MATTHYS - Fr : Elle a soigné, éduqué, créé des écoles. Jeune française, elle épouse un cheik algérien, celui-ci meurt, elle épouse son frère et continue jusqu'à sa mort cette mission. Elle repose à côté de son mari en terre musulmane: catholique ou musulmane ?

• Les fils du lac de A. TTEICK et A. WATTIEZ - Be : Un lac de Birmanie où poussent des jardins, des pêcheurs, une grande manifestation avec des piroguiers qui actionnent leur pagaie avec leur jambe. Bon documentaire, un sujet bien fait.

• Divine nostalgie de D. CELIK – Fr : Histoire de la création d'une clarinette. Bon documentaire romancé.

• MadaQuiRit de M.J WIEDMER – Fr : On devrait rire ... Mais ce ne sont que des photos d'expressions francophones sur des bâtiments, portes, commerces … Où sont les rires ?

• La vérité de P. ROTTIERS – Fr : Chanson de Guy Béart : le dopage dans le cyclisme … mais pas que.

• Héritage de J. CALVEZ – Fr : Un homme parle de sa jeunesse auprès de sa mère et de son père. Ils ne m'ont jamais dit .... Et pourtant je crois qu'il me reste quelque chose … Bien amené, attendrissant.

• Le rêve d’Howard de R. BANISSI - Fr : Ouverture du tombeau de Toutankhamon. L'inventaire lors de l'expo Toutankhamon de Paris en 2012. Belles images, belle opportunité ?

• Le tiret de JC QUAGLIOZZI - Fr : Signe d'écriture ... Un peu d'humour mais … entre 2 dates, la naissance et la mort - un peu insuffisant, il y avait sans doute d’autres exemples à prendre.

• Les mains de l’orgue de C. KAUTZMANN - Fr : Le facteur d'orgues, le musicien - Les mains de l'organiste et du facteur d'orgue sont complémentaires ... Et indispensables.

• Sur les pas de Théodore de JC BOULAIS et M. RICOU - Fr : Très belle histoire dans le désert, sur les pas d’un homme modeste. Un beau geste !

 

 

En mémoire à un cher disparu. Eloge de Christian HENDRICKS décédé il y a peu : "La boule à rêves"

Commentaires sur les projections et le déroulement :

Projection : images moyennes, beaucoup de moirage ; le son très bon, mais la stéréo est trop marquée, le canal « centre » semble oublié.

Mario (avec qui nous avons eu d’excellents contacts, mais c’est lui qui assure toute l’animation, donc peu disponible mais charmant) s’active aux projections, pas d’erreurs mais difficultés en raison de certains médias employés. Je regrette les écrans noirs entre les lancements, je préfère les animations PTE ….

Le fait que le jury ne vote pas durant les séances, mais avant, lors d’une projection spécifique, permet au présentateur de commenter chaque diaporama avant sa projection. Le jury voit également au moins 2 fois les diaporamas … C’est positif.

La salle est mise à disposition gratuitement par la municipalité ainsi que le personnel : 2 techniciens, le personnel d’accueil et de sécurité, soit presque 10 personnes à chaque séance !

Accueil : ce n’est pas la chaleur du midi, mais la discrétion suisse. Manque de communication envers les festivaliers (pas de programme, lieu, heure de rendez-vous, documents d’accueil, tourisme, …)

Salle vide ! Au grand désespoir des organisateurs.

Palmarès

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Le 22ème Festival des Images et des Sons s’est déroulé à Pontivy les 23-24-25 octobre 2015, dans une ambiance comme toujours très amicale.

Il s’est terminé par une visite de l’assec du barrage de Guerlédan, expérience qui ne se renouvellera pas, la vidange du barrage n’ayant désormais plus lieu d’être.

Le jury était composé de trois diaporamistes, Laure Gigou, Jean-Yves Calvez et Corentin Le Gall, et de deux personnes représentant le CRIS et la Municipalité, Danièle Guiguen et Madeleine Jouandet.

Les séances de projection se sont déroulées sans problème, après ajustement des réglages du contraste qui ont pénalisé la première soirée.

Sur les 49 montages retenus pour la projection, un grand nombre avait déjà été présenté dans d’autres festivals. On peut donc apprécier les choix différents, ou concordants, des différents jurys !!

Parmi les montages nouveaux

Photos de famille, de Michel Dunand : Quand on explore son grenier, on trouve de vieilles photos, parfois surprenantes et présentées avec des pointes d'humour.

Rêve ou réalité, de Olivier Taminiau : travail graphique sur des fils qui structurent l’espace, mais permettent d’en sortir.

Barentsburg, de Claude Prédal : étonnante enclave russe dans l’ile norvégienne du Spitzberg, « momifiée » dans l’époque où la mine était exploitée, stratégique dans l’attente de l’ouverture des passages maritimes par le pôle.

Le blues du temps qui passe, de Thierry Monnier : étonnant reportage exhaustif par un fan absolu sur la carrière du bluesman John Mayall, son groupe The Bluesbreakers, et les musiciens qui l’ont accompagné.

New-York impressions, de Jean Louis Garé : illustration d’une chanson de Billy Joel.

Se souvenir, de Marie Françoise Bordier : hommage à son grand père, ancien combattant de la guerre 14-18.

L'Aber Wrac'h, de Sophie Paugam : de belles photos sur une chanson de Véronique Autret.

L'enfant qui ne voulait pas grandir, de Jean Marc Fiancette, inspiré par un conte de Paul Eluard.

Pilou, de René Desqueyroux : l’histoire d’un danseur de conga et de salsa cubain.

La sphère d'or, de Nadine Sabourin : de belles images d’une quête des oiseaux du lac.

Le Perthus, de Jean Marie Combes : une chanson à la recherche de boissons anisées détaxées.

Terra cota, de Michel Delemme : l’armée de terre cuite du premier empereur de Chine.

Histoire de l'autisme, de Giacomo Cicciotti : belles photos d’enfants, dont on ne voit pas bien la relation avec le titre.

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