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36ème Festival de l’Image Projetée - 5 mars 2016

Une fois de plus, c’est après avoir gratté la voiture enneigée que nous avons pris la route de Chelles ce samedi.

Pour ce 36ème festival nous avons retrouvé les composantes qui font le succès et l’originalité de ce festival : des conditions de projection exceptionnelles (écran de 12 m x 5 m), un accueil chaleureux, une atmosphère amicale, des rencontres et des montages qu’on ne voit pas ailleurs. La partie haute du théâtre était bien remplie.

 

Il y avait aussi une expo photographique de Guillaume Bily, et des ateliers techniques, MObjects et Wings, mais en plus le Stéréo-Club français, venu en force, et qui a présenté plusieurs réalisations spectaculaires, dont un documentaire sur les minéraux des Vosges (en démonstration), et en séance publique un reportage sur les observations célestes dans le désert d’Atacama au Chili, et une sortie parisienne en 3D.

 

Comme toujours le spectacle était à l’honneur, avec un nombre non négligeable de professionnels, disposant d’images de haute qualité, fixes ou vidéos, mélangées sans aucun scrupule, en plein écran en superposition ou en incrustation, parfois de façon excessive, et souvent sans texte. Quand le calage avec une musique fonctionne, le résultat peut être éblouissant, sinon on est quelquefois un peu frustré.

Rencontres de l’image projetée et soirée de gala le samedi

27 montages avaient été sélectionnés dont de nombreux étrangers ( Italie : 7, Angleterre : 2, Pologne : 2, Belgique : 1, Norvège : 1, Brésil : 1, Australie : 1)

Evidemment, dans ces rencontres nous avons trouvé des réalisations plus classiques, dont certaines déjà vues dans les festivals ou proposées dans les manifestations à venir. Si le présentateur donne son avis et pose ses questions aux réalisateurs présents avant et après la projection, les discussions du public ont lieu pendant les pauses.

Notre « Contestation souterraine » nous a ainsi valu quelques marques d’intérêt, sur la cave, et sur la comparaison avec les conflits actuels.

Dans les « découvertes  » étrangères :

The magic of dance de Jacek Zaim (Pologne) : Photos de danses folkloriques, instantanés filés, très bien synchronisés avec la musique.

Chasing shadows de Barbara Butler ( Australie) : L’ombre n’existe que grâce à la lumière, format carré, N&B, des citations entremêlées à des photos.

Scenes of lighthouses de Randi Storaas (Norvège) : En anglais, sous-titré français. L’histoire de la construction des phares sur la côte norvégienne.

Gobal de Gaetano Anzalone et Franco Caronia ( Italie) : Naufrages en mer Rouge.

Diablerie- One night in Hell de Brian May, Denis Pellerin, Paula Fleming Angleterre : Un avant-goût d’un projet de long métrage d’animation, inspiré par des photos sur plaques de verre de l’époque Napoléon III.

Chadar de Giorgio Cividal (Italie) : Heureusement que nous avions déjà vu un reportage de la famille Lapied sur cette rivière gelée : l’abondance des effets multi-vision nous a un peu perdus dans cette réalisation.

L’éternelle attente de Carlo de Agnoi (Italie) : Sur une musique archi-connue, des photos sublimes parfaitement synchronisées !

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12e Biennale internationale du diaporama de Meyrin les 20 et 21 novembre 2015 

Bien que peu attirés par l’extrême discrétion des informations sur cette Biennale, et l’absence totale de retour des organisateurs lors d’envois précédents, nous avons cependant soumis cette année un montage, qui a passé la présélection, sans que l’on en soit informé autrement qu’en prenant connaissance du programme sur le site. Gérard et Ursula Diebold nous ont communiqué un résumé de leur participation à cette Biennale.

Premières impressions ...

On nous donne un programme complet, magnifique, à l’entrée de la salle que les festivaliers découvrent. Les organisateurs auraient pu le mettre sur le site avant de l’envoyer aux compétiteurs !

Quelques Français présents : JP Sieffert et Madame, Maurice Ricou, moi-même et Ursula …. 2 Italiens Allessandro et Grazia … mais ils ne resteront pas … Pour les autres on ne sait pas, pas de présentations …

On découvre cette salle, on se sent seuls, pas plus de 50 spectateurs la première séance, beaucoup de cheveux gris, comme chez nous. Petits mots d’accueil fort sympathiques et non dénués d’humour. On nous apprend que nonante huit, pardon 98, diaporamas ont été reçus !

La présélection

48 montages ont été sélectionnés sur les 98 reçus. Discussion sur les présélections : on n’aime pas la vidéo, la FIAP n’en veut pas; il faut des photos et encore des photos de qualité. Pas de photos de tableaux, pas de vidéo, pas d’internet …. que des belles photos …. Est-ce cela l’avenir du diaporama ?

Le jury 

Jean Claude Ducrot, ancien ministre de la culture à Meyrin, Roland Jobard, photographe, Christiane Vincent, scénariste et metteur en scène de théâtre.

Présentation des montages

Nous ne commenterons que les montages que nous n’avons pas vus dans d’autres festivals ou galas.

Première séance

• Question de Culture de Maurice GUIDICELLI - Fr

• Rosa Parks de P.M. ARTAUD - Fr

• Le Chant du violon de A. Van OUDHEUSDEN - Afrique du Sud : « Solitude instrumentale » - Images de statues avec des instruments de musique à cordes. Musique tzigane - Très moyen à mon avis, court heureusement.

• Tour à Tour de R.A. BOUGOURD - Fr

• Repos hebdomadaire de Corentin LE GALL - Fr : On découvre un album photo, des employés un peu spéciaux avec leurs amis, des femmes dans un chalet des alpes bavaroises le temps d’un week-end. En réalité ce sont les dirigeants d'Auschwitz … Sujet sérieux avec des images d'un véritable album découvert en 2007 …

• L’empire des lumières de J.P. PETIT - Fr

• l’Ile déserte de G. DIEBOLD - Fr

• Le chant des sirènes de G. ANZALONE - It : Belles images, bande son excellente mais la musique finit en queue de poisson. Du texte en très mauvaise traduction française. Des jeunes filles qui se jettent de la falaise et se transforment en rochers … Il y avait de l'idée mais ....

• Clémentine de M et M PARET - Fr

• A problem with alcohol de A. TYRER - GB : Albert Namatjira, peintre aborigène d’Australie. Des tableaux, des photos des mêmes sites …. Pas clair car en anglais. Quel problème avec l’alcool ? Cela n'apparaît pas.

• La dernière duchesse de A. LOGEAIS - Fr

• Les gas de l’île de Sein de P. CRASNIER - Fr

• Les mains de J.P ARMAND - Fr

• Ultima Thule de W. BRUCE - Norvège : Dans le grand nord, Ultima Thule ... Une terre inconnue. De très belles images du grand nord, beaucoup d'ours blancs à mon avis. Pas de texte, très belle musique .... Un Bon diaporama nature selon moi…

Deuxième séance

• Flash back de R. ZARATE - Fr : La cavale d'un gangster, guerre des gangs. Bon, mais l'histoire ? De quoi vais je me souvenir ? On reste sur sa faim, au fait, qu’est ce qu’il raconte Ricardo ?

• Grain de folie de A. PIERSEN - Be : On part à Buenos aires dans le quartier de la Bocca, berceau de la musique argentine, du tango Un comédien qui vit la tête dans une cage et qui se contente de rien, et de son amour.

• Schweittz CH de P. WORTHINGTON - Fr : Une cartographie de la Suisse en anglais ...Une démarche d'un Breton qui découvre la Suisse. Un peu léger.

• La rupture de Christian HENDRICKS et A. TEYCK - Be : Une chanson de Serge Lama, la séparation .... Bien fait, un peu «hermétique».

• L’Illégitime de F. MICHEL - Fr

• La petite Irène de MF BOUFFLET - Fr : La petite sirène revisitée, elle nait d’un amour sous-marin, et retourne voir sa mère à la puberté …. un conte avec de belles images.

• Witness de J. HODGSON - Australie ; Film polar ! Un voleur casse la vitre d'une voiture pour prendre un sac à l'arrière. Dans ce sac un appareil photo avec des photos de Pearl Harbour .... On remonte dans le temps très court.

• Bleu de Gênes de J. PETIGNAUD - Fr : Le jean ... Son histoire, un peu arrangée ... Agréable, passe bien en gala, voix agréable, un peu d’humour.

• L’affût de G. HOILIER - Ch : Petit diaporama, un chasseur … une bête de chasse ! Il mitraille partout ... Un oiseau bleu … qui finit, en photo, sur la cheminée …

• Une voie sans issue de O. TAMINIAU - Be : 2 jeunes veulent quitter Berlin Est. Petite histoire du mur de l’Est, traité trop superficiellement, le début était intéressant mais tout compte fait ne sert que de prétexte.

• Camp de base pour l’éternité de JJ ABASSIN - Fr : L’histoire de Gaspard des montagnes, la Meige, intéressant mais n’atteint pas des sommets ….

• Mon réalisme magique de M. BATIST - NL : Des images modifiées, symétrie musique/rythme/moderne mais quel sujet ? Quel message ?

• Contestation souterraine de C et JP DURAND - Fr : Huguenots, art brut, cachés dans leurs grottes.

• Bleu de M. RICOU - Fr

• Aux derniers combattants de C. DUBIEL - Pol : Waterloo ….. Reconstitution "historique" de la scène de Waterloo sur site au cours d’une manifestation en costumes et simulations.

• Le randonneur de A. DESCOMPS - Fr : A la gloire du randonneur .... Mais des changements musicaux inutiles.

• Ils ont tué celui qui de J. CATALAN - Fr : Federico Garcia Lorca.

• La mission de M. GRANGER THOMAS : Humour - Il trouve du boulot à Euro Disney, il ne sait pas ce qui l’attend, surprise !

• Matin brun .... d’Ursula DIEBOLD - Fr :oublié de l’imprimer, rajout au programme

Troisième séance

• Veneziamore de J.P DERIVAZ – CH : Une autre version de Venise heureusement sans masques ... Mais bon... Ça reste un diaporama de Venise très classique, Burano un peu mieux traité, de beaux reflets mais qui ne reste qu’une esquisse cela aurait du être développé ...

• Le Peul et le Dogon de JP SIMON - Fr

• L’or noir de J. ZALM – PL : Les forêts profondes de Pologne fournissent le charbon de bois. Ils vivent dans les forêts de Pologne et pour 25 € par fournée de charbon de bois. Certains sont cultivés, archéologues, … et ils vivent ainsi isolés, dans les bois entre les chouettes et parfois les ours. En noir et blanc. Bonne réalisation.

• Barentsburg de C. PREDAL – FR : Une mine de charbon en Norvège qui maintient une entité russe sur les futurs chemins lorsque la banquise aura fondu et que de nouvelles routes marines seront ouvertes.

• Capturer le moment de M. FRY- GB : En anglais sous-titré français. Je suis un appareil photo je capture l'instant ....depuis toujours.

• Lalla Yamina de C. MATTHYS - Fr : Elle a soigné, éduqué, créé des écoles. Jeune française, elle épouse un cheik algérien, celui-ci meurt, elle épouse son frère et continue jusqu'à sa mort cette mission. Elle repose à côté de son mari en terre musulmane: catholique ou musulmane ?

• Les fils du lac de A. TTEICK et A. WATTIEZ - Be : Un lac de Birmanie où poussent des jardins, des pêcheurs, une grande manifestation avec des piroguiers qui actionnent leur pagaie avec leur jambe. Bon documentaire, un sujet bien fait.

• Divine nostalgie de D. CELIK – Fr : Histoire de la création d'une clarinette. Bon documentaire romancé.

• MadaQuiRit de M.J WIEDMER – Fr : On devrait rire ... Mais ce ne sont que des photos d'expressions francophones sur des bâtiments, portes, commerces … Où sont les rires ?

• La vérité de P. ROTTIERS – Fr : Chanson de Guy Béart : le dopage dans le cyclisme … mais pas que.

• Héritage de J. CALVEZ – Fr : Un homme parle de sa jeunesse auprès de sa mère et de son père. Ils ne m'ont jamais dit .... Et pourtant je crois qu'il me reste quelque chose … Bien amené, attendrissant.

• Le rêve d’Howard de R. BANISSI - Fr : Ouverture du tombeau de Toutankhamon. L'inventaire lors de l'expo Toutankhamon de Paris en 2012. Belles images, belle opportunité ?

• Le tiret de JC QUAGLIOZZI - Fr : Signe d'écriture ... Un peu d'humour mais … entre 2 dates, la naissance et la mort - un peu insuffisant, il y avait sans doute d’autres exemples à prendre.

• Les mains de l’orgue de C. KAUTZMANN - Fr : Le facteur d'orgues, le musicien - Les mains de l'organiste et du facteur d'orgue sont complémentaires ... Et indispensables.

• Sur les pas de Théodore de JC BOULAIS et M. RICOU - Fr : Très belle histoire dans le désert, sur les pas d’un homme modeste. Un beau geste !

 

 

En mémoire à un cher disparu. Eloge de Christian HENDRICKS décédé il y a peu : "La boule à rêves"

Commentaires sur les projections et le déroulement :

Projection : images moyennes, beaucoup de moirage ; le son très bon, mais la stéréo est trop marquée, le canal « centre » semble oublié.

Mario (avec qui nous avons eu d’excellents contacts, mais c’est lui qui assure toute l’animation, donc peu disponible mais charmant) s’active aux projections, pas d’erreurs mais difficultés en raison de certains médias employés. Je regrette les écrans noirs entre les lancements, je préfère les animations PTE ….

Le fait que le jury ne vote pas durant les séances, mais avant, lors d’une projection spécifique, permet au présentateur de commenter chaque diaporama avant sa projection. Le jury voit également au moins 2 fois les diaporamas … C’est positif.

La salle est mise à disposition gratuitement par la municipalité ainsi que le personnel : 2 techniciens, le personnel d’accueil et de sécurité, soit presque 10 personnes à chaque séance !

Accueil : ce n’est pas la chaleur du midi, mais la discrétion suisse. Manque de communication envers les festivaliers (pas de programme, lieu, heure de rendez-vous, documents d’accueil, tourisme, …)

Salle vide ! Au grand désespoir des organisateurs.

Palmarès

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Le 22ème Festival des Images et des Sons s’est déroulé à Pontivy les 23-24-25 octobre 2015, dans une ambiance comme toujours très amicale.

Il s’est terminé par une visite de l’assec du barrage de Guerlédan, expérience qui ne se renouvellera pas, la vidange du barrage n’ayant désormais plus lieu d’être.

Le jury était composé de trois diaporamistes, Laure Gigou, Jean-Yves Calvez et Corentin Le Gall, et de deux personnes représentant le CRIS et la Municipalité, Danièle Guiguen et Madeleine Jouandet.

Les séances de projection se sont déroulées sans problème, après ajustement des réglages du contraste qui ont pénalisé la première soirée.

Sur les 49 montages retenus pour la projection, un grand nombre avait déjà été présenté dans d’autres festivals. On peut donc apprécier les choix différents, ou concordants, des différents jurys !!

Parmi les montages nouveaux

Photos de famille, de Michel Dunand : Quand on explore son grenier, on trouve de vieilles photos, parfois surprenantes et présentées avec des pointes d'humour.

Rêve ou réalité, de Olivier Taminiau : travail graphique sur des fils qui structurent l’espace, mais permettent d’en sortir.

Barentsburg, de Claude Prédal : étonnante enclave russe dans l’ile norvégienne du Spitzberg, « momifiée » dans l’époque où la mine était exploitée, stratégique dans l’attente de l’ouverture des passages maritimes par le pôle.

Le blues du temps qui passe, de Thierry Monnier : étonnant reportage exhaustif par un fan absolu sur la carrière du bluesman John Mayall, son groupe The Bluesbreakers, et les musiciens qui l’ont accompagné.

New-York impressions, de Jean Louis Garé : illustration d’une chanson de Billy Joel.

Se souvenir, de Marie Françoise Bordier : hommage à son grand père, ancien combattant de la guerre 14-18.

L'Aber Wrac'h, de Sophie Paugam : de belles photos sur une chanson de Véronique Autret.

L'enfant qui ne voulait pas grandir, de Jean Marc Fiancette, inspiré par un conte de Paul Eluard.

Pilou, de René Desqueyroux : l’histoire d’un danseur de conga et de salsa cubain.

La sphère d'or, de Nadine Sabourin : de belles images d’une quête des oiseaux du lac.

Le Perthus, de Jean Marie Combes : une chanson à la recherche de boissons anisées détaxées.

Terra cota, de Michel Delemme : l’armée de terre cuite du premier empereur de Chine.

Histoire de l'autisme, de Giacomo Cicciotti : belles photos d’enfants, dont on ne voit pas bien la relation avec le titre.

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   Le 54ème Festival d’Epinal s’est déroulé les 11-12-13 septembre 2015. Toujours bien organisé, il a permis des rencontres et des discussions, ce qui est un des principaux intérêts de ces manifestations, bien que le planning du concours ait été extrêmement dense (67 montages en 4 séances sans pause), ne laissant guère de temps entre les projections.

   Une douzaine d’auteurs en concours étaient présents, soit une cinquantaine d’inscrits en incluant les spectateurs, sans compter les « locaux ».

  La participation internationale est aussi une spécialité spinalienne, qui n’a pas déçu : 2 montages belges, 3 polonais, 6 australiens, 2 italiens, 5 britanniques, 2 néerlandais, 1 irlandais et 1 canadien, soit 1/3 de la programmation, et quelques auteurs dans la salle, ce qui est une agréable occasion d’échanges.

Les montages nouveaux

Nous avions déjà vu à peu près la moitié des montages présentés, mais certains ont été notablement « revisités ». Nous en avons revu certains avec plaisir, d’autres moins… A noter le nombre de cimetières, de listes de morts, de maisons abandonnées, de photos transposées en sépia ou noir et blanc: la nostalgie était parfois pesante ! Et pourtant le diaporama conserve : à preuve la présence de deux auteurs nonagénaires, dont un spécialiste des montages d’anticipation !

Autre remarque (déjà faite !) : le nombre de présentations utilisant une bande-son ou des photos Internet, et parfois les deux, sans autre apport personnel que le montage.

Les montages de voyages, qui présentaient souvent de très belles photos, deviennent plus rares, dans la mesure où les chaines télé en proposent à foison, et où certaines destinations deviennent difficiles d’accès. Du coup, se profile un retour vers des inspirations plus locales. Mais encore faut-il trouver le sujet « local » qui intéresse un auditoire plus large que le cercle familial ou amical.

Parmi les montages « nouveaux » (dans l’ordre de projection) :

Première séance

La fleur bleue, de Ghislaine CHAPEAU : histoire sans paroles d’une rupture, avec une fleur qui apparait à la fin comme un espoir.

Stones of memory, de Cezary DUBIEL – Pologne : un cimetière juif profané, des listes de morts au mémorial de Berlin, sur une chanson de yiddish mama.

Writ in water, de Charles HULSE – Australie : une biographie du poète John Keats, racontée par son ami Joseph Severn.

Ne m’oublie pas, de Philippe DE LACHÈZE-MUREL : un commentaire très sensible des photos d’enfants de Brigitte Richir, « il n’y a pas de larmes dans les yeux des enfants que tu as photographiés », un bel hommage pudique à sa mémoire.

Filles de la rue, de Michele DE FABRITIIS – Italie : sur la chanson de G. Brassens « Les passantes » une collection d’affiches plus ou moins déchirées…

La mission, de Marc GRANGER : un nouvel auteur, un sujet actuel, une bonne construction, une chute.

Capturer le moment, de Martin FRY - Royaume-Uni : l’histoire vue par un objectif photographique.

Saudade de Ouro Preto, de Daniel MASSE : un voyage au Brésil, dans la capitale des mines d’or.

Deuxième séance

Lettre à Ahmed mon frère, de Jean-Marie BEZIAT : notablement revisité et mis à jour, à rapprocher de

Ils voyagèrent, de Jean Jack ABASSIN : tous ces pays que nous avons aimés, où les populations vivent des heures difficiles, et où nous ne reviendrons hélas pas de sitôt. (voir les autres pages de notre site, pour une dose supplémentaire de souvenirs !)

Memory to an old neighbour, de Marcel BATIST - Pays-Bas. On a retrouvé un voisin, mort chez lui, trois mois après. Visite des lieux.

Queen of the Hills, de Malcolm IMHOFF - Royaume-Uni : les souvenirs d’une vieille dame, qui vécut à Darjeeling, en Inde, parmi les plantations de thé, et le train qui desservait cette région.

La dernière duchesse, de Annie LOGEAIS : Destin tragique d’Anne de Bretagne, deux fois reine de France.

Patrimoine, de Jacek ZAIM_ROMANTIC DUET – Pologne : Ruine d’une maison en l’absence d’héritier.

Troisième séance

Le petit rouge... revisité, de Michèle & Michel PARET : un montage familial, léger et vivant.

Le pommier de la dune, de Annie & Jacques LOGEAIS : un conte de Pierre Gouletquer, une histoire étonnante illustrée de belles photos.

Un rêve de changement, de Patrick CRASNIER. Compilation de toutes les promesses de changement, sur des photos d’archives et des extraits radiophoniques.

Repos hebdomadaire, de Corentin LE GALL : Commentaires sur des photos d’un week-end de tortionnaires nazis. Nous avions vu ce montage à Chelles, sans le son.

Un bloc plus loin, de Keith STOREY - Royaume-Uni : Après avoir voyagé autour du monde, un couple de Britanniques devient vignerons dans le Roussillon.

Le bronze, de Philippe DE LACHÈZE-MUREL : sur la catastrophe de Pompei.

Quatrième séance

Survivor, de Barbara BUTLER – Australie, à rapprocher du Pommier, de Jean-Claude QUAGLIOZZI : de belles photos d’un vieil arbre, avec une histoire différente.

La bicyclette, de Jean Jack ABASSIN : histoire de la fameuse chanson de Pierre Barouh immortalisée par Yves Montand.

Chasseurs, sachez chasser, de Vincent MARTIN : chasseurs d’images, chasseurs de sons…un peu court.

Mr Jacques, de François THIEBAUX : la chanson de J. Brel « Ne me quitte pas », illustrée par de très belles photos d’oiseaux, particulièrement de cygnes.

Bleu de Gênes, de Jacques PÉTIGNAUD : comment la toile de Gênes est devenue le jean ou le jeans et la toile de Nimes le denim…grâce à Levy-Strauss.

I have but two priorities, de Henk P TULP - Pays-Bas : une biographie de Van Gogh, insistant sur ses premières années.

Fototouristes … revisités, de Claude & Michelle HEBERT : la « revisite » est efficace, et l’ajout de commentaires structure mieux le montage : la photo n’est pas morte, même si elle prend des formes différentes !

L’Antarctique le grand réservoir de vie, de Giacomo CICCIOTTI – Italie : images d’une mission scientifique en Antarctique de Marco Faimali.

Le Palmarès 

On trouvera en Pièce jointe le Palmarès : 15 prix et coups de cœur décernés par le jury : Jean-Paul Petit, président, Lorenzo de Francesco, Christian Crapanne et Grégory Jackson, 3 par le jury « Jeunes » composé de 3 lycéens, et 4 par le public.

Il faut noter que Epinal, comme Chelles ou Triel, ne suivant pas les règles des fédérations FPF ou FIAP, le palmarès ne comporte en réalité que 3 prix, comme l’a rappelé le président du jury, les autres distinctions étant soit des « prix techniques » dont la dénomination est choisie par les organisateurs, soit des « coups de cœur » des jurés ou du public.

Il en résulte que, la présélection ayant été faite au préalable sans critère défini autre que le temps total de projection et des considérations diplomatiques, il est difficile de situer les divers montages d’un point de vue de la qualité générale, de l’originalité, de la cohérence ou de la créativité et de l’apport personnel des auteurs (d’autant plus que les fiches d’identification remises aux jurés ne sont pas toujours bien remplies, ce qu’a répété le président du jury). L’accent est mis sur l’impression immédiate.

Des « mentions » ont été attribuées aux montages projetés (à tous ? ou à certains ? on ne sait pas sur quel critère…) présentées comme des « acceptations ».

Les projections hors compétition

Le samedi après-midi était consacré à une rétrospective de quelques montages anciens, et à une discussion sur l’avenir, incluant le projet de passage des montages en norme cinématographique, ce qui faciliterait l’organisation au moment des projections, mais demanderait un temps de codage supplémentaire, et non négligeable, en amont, pour transformer chaque montage d’abord en format standard vidéo, ce qui est déjà le cas pour certains, et ensuite en norme DCP (Digital Cinema Package), test que nous avons déjà fait dans deux cinémas en Bretagne et Touraine. En effet la particularité d’Epinal est que les projections ont lieu dans une des salles du complexe de cinéma, d’environ 100 places, avec le projecteur du cinéma et à partir du PC des organisateurs, sur un écran de 8 m de base. Quelques incidents techniques (saccades, flash) ont gêné la visualisation de certains montages, sans que l’on sache vraiment s’ils étaient attribuables au projecteur ou à la carte graphique du PC.

La soirée du samedi, consacrée à la projection de 13 montages sélectionnés parmi les prix, se déroula dans une autre salle du cinéma, plus grande, avec un écran de 10 m de base et un projecteur plus puissant donnant des images plus lumineuses.

Le dimanche matin ont été projetés quelques épisodes de la série des « Valdabrin », héros spinalien récurrent dont on fêtait les 50 ans.

Palmares

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Deuxième édition - 6 juin 2015 - Triel

La deuxième édition de la Coupe Lumière s’est déroulée dans de bonnes conditions et dans une ambiance conviviale, devant une salle bien remplie, environ 130 spectateurs, des locaux en majorité, y compris le Maire et de Triel et l’adjointe à la culture, mais aussi d’auteurs.

Les organisateurs avaient reçu 59 montages. Les 3 jurés ont visionné et analysé les montages chez eux avant de se rencontrer pour décerner les 10 prix, dont six sont des prix thématiques, c’est-à-dire ne constituent pas un classement.

Le club organisateur, CLIC Triel, a décerné le prix de l’affiche, et les 59 affiches, ainsi que le portait des auteurs, ont été projetées avant que le prix correspondant soit annoncé, mais on n’a pas vu le montage, ni aucun des  49 montages non primés, ce qui est frustrant d’un point de vue de « spectateur-diaporamiste », d’autant que de nombreux auteurs étaient dans la salle, ce que l’on a constaté lors de la photo-souvenir.

Les prix du jury

Le Palmarès 2015 avait été communiqué aux 10 lauréats, qui étaient présents, à l’exception d’Annie Logeais, et de Paul Lombaerts et Pierre Francis, qui avaient envoyé une vidéo qui a été projetée, et de Giacomo Cicciotti.

Le palmarès a récompensé en grande partie des montages que nous avions déjà vus (8 sur 10), parfois légèrement modifiés.

Signalons les deux « nouveautés » récompensées par des « prix spéciaux »

- La photographie : Chœur De Pierre et  de Lumière de Bernard Scarpa. De belles images de la cathédrale de Coutances, excellente luminosité, mais long…

- L’image : Pompéi de André Hartensveld. Beau travail d’image des ruines et des peintures, mais bande-son déroutante (néerlandais + français + anglais + latin !!!)

Prix du public

Pendant le dépouillement du prix du public, les œuvres du jury ont été projetées : « Sao Tomé » de  Claire Bouchez, « Le tympan de Conques pour les Nuls » de Roger Banissi, et un florilège de photos de Christian Tétard.

Le caractère sombre des sujets primés par le jury explique sans doute que le prix du public se soit focalisé sur le seul montage humoristique projeté : Buran'eau de Pierre Francis et Paul Lombaerts.

 

Le palmarès

1er Prix : FERDINAND BARDAMU de Jean-Louis TERRIENNE      

2e Prix : VOYAGE DE MÉMOIRE, MÉMOIRE D'UN VOYAGE de Giacomo CICCIOTTI

3e Prix : IM ABENDROT de René-Augustin BOUGOURD              

Prix de la Ville de Triel-sur-Seine : HÉRITAGE de Jean-Yves CALVEZ

Prix de la PHOTOGRAPHIE : CHOEUR DE PIERRE ET DE LUMIERE de  Bernard SCARPA

Prix du DOCUMENTAIRE : ADONIS, LE VISIONNAIRE de Jean-Pierre SIMON

Prix de L'IMAGE : POMPEI d’André HARTENSVELD

Prix du SCÉNARIO : DIVINE NOSTALGIE de Denis CELIK

Prix de la BANDE SONORE : UNE RENCONTRE IMPROBABLE d’Annie LOGEAIS

Prix de L'AFFICHE : DYNAMO de Jean-Paul HENNION

Prix du PUBLIC : BURAN'EAU de Pierre FRANCIS & Paul LOMBAERTS

 

Plusieurs des montages primés sont sur le site de Triel.


Voir le compte-rendu de Michelle et Claude Hebert

CR-Coupe lumière 2015 - Hebert.pdf
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Les séances publiques du Trophée de Paris 2015 se sont déroulées le samedi 30 mai au studio Raspail.

Environ 50 spectateurs, majoritairement des diaporamistes, ont assisté aux trois séances de projections. Parmi eux 19 auteurs dont un couple canadien (une première !) et un Italien.

Les organisateurs avaient reçu 77 montages. Ils en avaient sélectionné 53 qui avaient été projetés devant 20 jurés répartis en 2 groupes (Paris et Argenteuil). 

Les projections

 

39 montages ont été projetés et discutés dont ceux des 19 auteurs présents (Nous en avions déjà vu 13). Pour les autres une prépondérance a été donnée aux montages étrangers.

L’assistance du studio Raspail, composée majoritairement de diaporamistes, tout à fait sensibles à la moindre innovation ou imperfection, imbattables  sur l’historique de chacun, a été priée, par le meneur de jeu, de se comporter en « spectateur », c’est-à-dire ne réagir qu’au

« produit fini », ce qui bien entendu s’avère quasiment impossible. Bien que tous les « présents » ne s’expriment pas, on a donc un nouveau jury, virtuel, parfois très sévère, quelquefois constructif,  dont les résultats seraient à l’évidence, sensiblement différents sur bien des points, des résultats « officiels ».

Cette différence d’appréciation peut être substantielle, selon que l’on considère uniquement le résultat final, ou que l’on prenne en compte  l’apport personnel des  auteurs, que l’on distingue encore leur créativité, selon qu’ils ont réalisé les photos, le texte et l'enregistrement des voix, ou seulement assemblé des images et des enregistrements du domaine public.  Pour ce dernier cas, la réaction d'un certain nombre de spectateurs a été de dire : on peut fermer les yeux!

Bonnes conditions de projection, et organisation des repas et des pauses sans faille, cette journée a été une bonne occasion de rencontres. Espérons que tous en aient tiré bénéfice, et que nous ayons l’occasion de voir leurs futures œuvres.

 

Ci-dessous, quelques notes prises au fil des discussions.

Séries, ou montages difficiles à comprendre

De très belles photos pour certaines séries mais pas de véritable montage, même rythme de passage des photos et de transitions : l’intégration n’est pas aboutie. Pour d’autres il a manqué une clé pour comprendre la démarche de l’auteur.

- Was once de Zsolt Dobóczky (Hongrie): des photos de maison abandonnée.

- Lost Reflections de Brendan O’Sullivan (Irlande) : déambulation nocturne d’une femme dans des rues.

- Mise en Seine de André Baritaux : bords de Seine, en hiver.

- Les Fototouristes de Michelle et Claude Hébert : dans les rues de Québec, selfies et attitudes variées, devant un magnifique trompe-l’œil.

- Il a neigé ! de Jany Féjoz : belles  photos de montagne, mais cadrages pas homogènes, et passages Noir-et-Blanc à couleur pas signifiants - chanson sirupeuse, des photos parasites.

 - Insanity de Gianluca Bufardeci et Mauro Pinotti (Italie) :  folie ?

- Un cas particulier est celui d’ A peine le temps d’une vie de Christophe Couet. Résultat d’une démarche artistique, il a été présenté sous le titre « Christophe », qui n’a pas permis de repérer le sujet dès le début.

Illustrations de chansons ou de texte 

L’exercice est toujours délicat : le travail d’image a été trouvé soit insuffisant en regard d’un texte très fort, trouvé sur internet :

Matin brun de Ursula Diebold Demi-tour de Noël Dumaine,

soit au contraire très sophistiqué pour une chanson peu convaincante : 

Corbeau blanc de Thérèse Coursault,

ou frustrant pour un hommage à Joan Baez que l’on voit peu et que l’on n’entend pas :

At Woodstock de Keith Storey ( Grande Bretagne),

ou redondant pour

Gratitude de Hubert Bordat et Mirtha Trinidad (Canada) en version trilingue,

et

Le randonneur de Andrée Descomps cependant animé par les dessins,

tandis qu’ on a failli fermer les yeux pour écouter Tom Waits dans 

Jersey girl de Gianni Rossi (Italie).

 

Montages « de photographe »

 Il est toujours difficile de supprimer de belles photos dans un montage, mais certaines n’ajoutent rien à l’histoire, ou même aiguillent sur des fausses pistes, surtout s’il n’y a pas de texte et si la musique n’est qu’un fond sonore.

- Arctic Fantasia de Bruce William (Norvège)

- Les bateaux du désert de Paolo Grappolini (Italie) : pourquoi des images à moitié sépia ?

Commémorations 

On a su gré à certains d’avoir traité des sujets difficiles avec émotion, mais sans lourdeur ni pathos.

Patrick De Bruyne pour « The fields of death »(Belgique) : création d’une atmosphère. Réalisé comme une intro dont on attend la suite ; peut-être trop concis.

Jean-Louis Terrienne pour «  Et les cris et les pleurs soudain se sont tus » : « objet mémoriel » sur Auschwitz. Opposition entre joie des danses et la terreur, bien traitée.

Tandis que Martin Fry (Grande Bretagne) avec «  The Holy Brook » a été beaucoup plus insistant et peu convaincant dans la reconstitution de la guerre en Flandres en 1917.

Im Abendrot de René-Augustin Bougourd : En réponse aux commentaires, l’auteur a dit  avoir voulu traiter des relations homme-femme pendant une guerre, des deux côtés, ce qui manifestement n’avait pas été perçu ainsi  par l’assistance, qui avait relevé beaucoup de détails sur un important travail de mise en scène et d’image.

Documentaires

- Bitter Years de Pierre-Marie Artaux

 Très sobre. Intéressant mais long. Analyse du rôle des photos dans la deuxième partie.

- Curriculum Vitae de Jacek Zaim et Urszula Gronowska (Pologne) : Très belles images et portraits. Texte dit en français, très sobre.  Bande-son bien réussie.

- Les peuples cristallins de Daniel Masse : Belles photos, très bien conduit. Parallèle entre les cristaux et les hommes intéressant. Mais utilisation d’une musique au km, texte mal placé et manque la genèse des cristaux.

- Erich le Rouge de Corentin Le Gall. On croit que  le sujet est Erich Honecker, mais on dérive vers la chute du mur de Berlin, qui est un autre sujet. Vision originale.  Musique outrancière.

- Sur les pas de Théodore de Maurice Ricou et Jean-Claude Boulais. Belles photos de l’Ennedi. Excellente bande-son et voix de Christian Esquines. Un bémol sur des fondus avec zoom.

- Contestation souterraine de Claudine et Jean-Pierre Durand. Construction classique didactique. Intéressant : on apprend des choses.

- Lala Yamina de Christian Matthys. Une histoire merveilleuse, pas connue et très bien traitée. Mais zone d'ombre dans le contexte politique pas mentionnée. Photos de 1974 de lieux très dégradés depuis.

 - Une porte se ferme de Christian Barrilliot : Le sujet a un impact, mais la musique est  ennuyeuse.  

Scenarii

- La tentation de Christian Hendrickx (Belgique). Dans les ruines d’une abbaye. Texte surjoué, emphatique et moralisateur, mais réussi dans le genre gothique. Conception qui date.

- Disparition aux serres royales de Laeken de Philippe Masson.Très belle architecture. Un bon début, on voudrait une suite !  Problème de la vidéo plein écran. Fin ratée.

- Gamma Centauri de Jacques Carmant. Le « douanier Rousseau du diaporama » est aussi le doyen de son club. Travail technique époustouflant, animation naïve. Si on admet les conventions du genre, on entre dans le conte.

 - Les mains de Jean-Pierre Armand. Original et très fort. Ambiance et montée en puissance réussie. Créativité. Illustrations redondantes. Vidéo et voix discutées.   

Arts

- Aline de Philippe de Lachèze-Murel. Plaisant. Tour de force. Originalité des dévoilements. Modèle bien photographié, mais pas crédible à la fin.

- Concerto pour gare et percussions de Pierre Francis  (Belgique). Parti pris excellent. Très graphique. Fondus intéressants collant avec la musique Manque le dernier mouvement !

- Divine Nostalgie de Denis Celik. Fiction bien menée sur le parcours d’une clarinette. Habillage cohérent. Bonne voix.

Relations humaines

L’illégitime de Frédéric Michel. Gros travail d’imagerie, pas toujours compris, mais des critiques enthousiastes. Musique de Johny Cash. Tableaux de Klimt.  Images symboliques de la guerre pas comprises. L’auteur a trouvé que la salle avait "légitimé l'illégitime".

Héritage de Jean-Yves Calvez. Collage de textes très apprécié, bien dit. Mise en images moins comprise : on pourrait  les intervertir.  Deux images bien choisies.

Aimer une femme (version2) de Alessandro Benedetti (Italie). Version panoramique retravaillée d’un montage précédent. Sort des habitudes graphiques.  

 

Palmarès

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Compte rendu de Michelle et Claude Hébert

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Concours  National et Coupe de France FPF 2015

Après l’expérience de 2014, où nous avions eu le plaisir à la fois de voir des montages originaux, de rencontrer de « vieilles » connaissances, et d’en faire de nouvelles parmi les nombreux participants, nous avons décidé de venir, en spectateurs, à l’édition 2015 du Concours National et de la Coupe de France Audiovisuelle de la FPF, qui s’est déroulée à Joigny les 10-11-12 avril.

Les projections

Les projections se sont déroulées dans une belle salle spacieuse sur un écran large et un vidéo projecteur lumineux. Les montages sont bien passés, sauf un, une vidéo qui a été saccadée. Un début avec quelques cafouillages sur le son et les lumières de la salle. Environ 70 à 80 personnes ont assisté aux séances du Concours, principalement des diaporamistes, et plus d'une centaine pour la séance de Coupe, le samedi soir.

De nouveaux auteurs

C’était pour nous l’occasion de voir des montages « nouveaux » (nous en avions cependant vu 6 des 50 présentés en Concours), réalisés par des auteurs nouveaux, ce qui est vrai, puisque sur les 50, 20 ne figurent pas encore dans l’Annuaire des auteurs actifs de la Commission Audiovisuelle de la FPF, bible des organisateurs de galas.

Malheureusement, on n’a pas su si ces auteurs "nouveaux" étaient là, car ils n’étaient pas présentés. Les rencontres, fortuites, ont donc été limitées. Dommage…car cela aurait pu être l’occasion de discussions, et pas seulement d’une compétition. Nous avons repéré une douzaine d’auteurs connus présents en concours, et neuf à la Coupe. Cette arrivée d’auteurs nouveaux est à saluer, et on attendra avec intérêt la suite de leurs réalisations. Cela explique peut-être le nombre de montages basés sur une chanson, ou un texte enregistré trouvé sur Internet, ce qui dispense dans un premier temps de la réalisation d’une bande-son, étape délicate.

De même, les images trouvées sur le net sont parfois précieuses, et même indispensables pour des documents d’archives. Encore faut-il mentionner ces apports : ils le sont en principe si les fiches d’identification sont remplies correctement. Mais comment un jury, qui dispose d’à peine quelques minutes pour se faire une opinion, et d’à peine quelques heures pour un classement, pourrait-il prendre connaissance de l’ensemble des informations utiles pour apprécier l’apport personnel de l’auteur ? Or de ce classement dépendra la possibilité pour les auteurs de présenter quelque chose l’année prochaine, et pour les 6 premiers, de participer à la Coupe.

Ci-dessous quelques-unes des réalisations que nous avons remarquées, avec le classement que le jury leur a attribué. Ne figurent pas de commentaires sur les montages que nous avions déjà vus, et que l’on retrouvera dans nos précédents compte-rendus.

Concours  National

50 diaporamas sélectionnés dans les concours régionaux étaient en compétition pour en classer 18. Les 6 premiers étant qualifiés pour la coupe de France 2016, et les 12 autres rapportant une place à leur Union régionale pour 2016.

 

L’illustration de chanson est un exercice périlleux : chacun des spectateurs a déjà mis ses images sur les musiques et les chansons connues. Pour les autres, le risque est soit la redondance soit un trop grand décalage ! Dans ce domaine, nous avons apprécié :

- Im Abendrot de René Augustin BOUGOURD (5ème). Sur un lied de Richard Strauss, des images rares de photographes de la Grande Guerre, issues des collections du Fort d’Ivry, dont les noms sont cités. Les œuvres ont été notablement retravaillées. Quand il s’agit de tels documents, on peut poser la question du respect de l’œuvre, mais il y a des points de vue contradictoires….

- Un finde Bernard LITZLER (21ème). Sur une musique de Mark André, compositeur contemporain, des illustrations graphiques travaillées, mais parfois disparates.

- Au bout du parcours de Patrick LARBRE (21ème). Clip d’une chanson de Djeff, dans lequel le réalisateur est impliqué personnellement. - Corbeau blanc de Thérèse COURSAULT (21ème). Une chanson de Julien Doré, illustrée par Thérèse avec la virtuosité qu’on lui connaît.

- Les séparés de Gérard ANTOINE (21ème). Un poème de Marceline Desbordes-Valmore mis en musique et chanté par Julien Clerc. Belles images.

 

 

Dans la série « textes illustrés » :

- L’Ile déserte de Gérard DIEBOLD Gérard (4ème). Sur un poème de Boris Vian, bien dit, mais avec des illustrations parfois disparates.

- La Lison de Jean-Marc FIANCETTE (21ème). La fameuse locomotive de la « Bête humaine » de Zola, immortalisée par le film de Jean Renoir avec Jean Gabin. Illustration avec des images fixes.

- La lettre à Dieu de Jean Paul MARBACH (21ème). un texte de Voltaire dit par Jean-Marc Tennberg.

- Selles de cheval de Patricia AUDIGIER (21ème). Un montage culotté, inattendu, sur un texte de Jérôme Garcin. Une version bien améliorée de celle du concours inter régional.

- Mystère à la cave de Patrick ROTTIERS (18ème). Une nouvelle d'après Sandra Sbaizero, sur la disparition mystérieuse de bouteilles dans la cave d’un grand restaurant.

 

Les photos de nature sont souvent mal aimées dans les palmarès du diaporama, estimant que la photo se suffit à elle-même.

- Nous avons apprécié la réussite de Attirance de Jean-Marie MARCHAL (21ème). De très belles images de vrilles de vigne qui s’attirent et s’entrelacent sur une chanson de Juliette, en parfaite harmonie. Beaucoup de charme. Un coup de cœur.

- Les fleurs du jardin de Neptune de Nadine SABOURIN (16ème). De très belles photos sous-marines, d’excellentes transitions, avec un texte intéressant de l’auteur. Coup de cœur.

- Montagne et musique de Yves LEFLOCH( 21ème). De très belles photos de montagnes, toutes de l’auteur, accompagnées de musiques évocatrices.

Dans la série « polars », nous avons apprécié deux œuvres collectives, particulièrement bien réalisées :

- Les mains de Jean-Pierre ARMAND (2ème). Un scenario à la Boileau-Narcejac, mise en scène, photos et voix très convaincantes ! Un coup de cœur.

- Une sale affaire de Michel ROTTELEUR (9ème). Le club de l’Etang-la-ville a réalisé un polar d’humour noir très convaincant. Un coup de cœur.


Quand ils ne sont pas juste la mise bout à bout d’indications de guides touristiques, les reportages sont des occasions d’apprendre ou d’approfondir des sujets.

- Le jardin des Tarots de Marcel WOLF (21ème). Une excursion pédagogique dans le monde de Niki de St Phalle, mais il y a beaucoup de cartes dans un jeu de tarots, un peu trop long… Émotions à la coupe du monde de rugby féminin de Denis TRASFI (21ème). Belles photos et montage rythmé.

- Tsi de Daniel FRANQUIN (21ème). Coopération entre Mouans–Sartoux et un village togolais sur le thème de l’eau : un montage destiné à l’association.

- Lumersion de Jean-Pierre BONNAUD (21ème). Dans les carrières des Baux de Provence, des projections nocturnes d’œuvres de Klimt et Hundertwasser parmi lesquelles le public se promène.

- Bichromie vénitienne de Alain VANHOUTTE (12ème). Une petite inquiétude au début, à cause d’un traitement d’image excessif à notre goût, mais de très belles images de masques en gros plan.

- Graffeurs de Marc NOGUER (20ème). Sur la chanson de Claude Nougaro, Nouga’york, un clip sur la réalisation d’une fresque à Toulouse. - L’insolite monument de Jean-Marie BEZIAT (17ème). A l’entrée de Mourenx, ville nouvelle, un monument aux morts. D’où vient-il ?que commémore-t-il ? une enquête émouvante.

- Une porte se ferme de Christian BARILLIOT (13ème). Un ébéniste d’art, qui, au bout de 3 générations, va fermer l’atelier, faute de repreneur.

- Crazy House de Claudine BOURDON (14ème). A Dalat, au centre du Vietnam, une maison construite par une architecte vietnamienne, dans un style qui ressemble beaucoup aux œuvres de Gaudi.

Coupe de France

Les candidats à la Coupe sont des réalisateurs qui ont été sélectionnés pour la qualité de leur œuvre présentée il y a un an, et qui ont eu un an pour en refaire une aussi appréciable, au risque de revenir au niveau antérieur, si le jury, composé de trois diaporamistes, les classe au-delà de la 8ème place.

- Doubles vies de Christian et Danielle BRION (3ème). Le parcours de comédiens, qui, du festival d’Avignon à une scène parisienne, œuvrent ensemble à monter un spectacle, dans lequel chacun a son rôle, sur scène mais aussi et surtout en coulisse, pour tous les préparatifs.

- La perle de Manhattan de Vincent MARTIN (5ème). Sur un dessin au crayon d’une rue de Manhattan par Jacques Collet, un texte de Colette Fournier qui donne la parole à la rue pour raconter l’histoire de ceux qui sont passés là.

- La photo Ordinaire de José CATALAN (9ème). Les affres du diaporamiste en recherche d’inspiration.

- A ceux qui sont partis de Christian CRAPANNE (6ème). Photos d‘Irlande sur un texte de l'auteur et une musique de Zbigniew Preisner.

- Le rêve d’Howard de Roger BANISSI (7ème). La découverte du tombeau de Toutankhamon par Howard Carter en 1922 aurait été précédée d’un rêve prémonitoire 10 ans avant. Photos de répliques de ce monument et des trésors qu’il renferme.

- Héritage de Jean Yves CALVEZ (2ème). Sur un collage de textes très négatifs, sur tout ce que les parents n’ont pas transmis au récitant, des images dont nous n’avons pas perçu toujours les raisons du choix.

- Flashback-La cavale d’un gangster de Ricardo ZARATE (9ème). Un montage très tonique qui rappelle la thématique de série noire.

- Les clarines de l’espoir d'Alain et Danielle PRUVOT (9ème). Une promenade sur les sommets arrondis des Vosges, avec la rencontre d’un ancien de l’hôpital de Lambaréné au Gabon, devenu directeur de la maison du fromage, et d’un fermier- aubergiste, tous deux originaires de la vallée de Munster, comme le célèbre Docteur Schweitzer.

- Bitter Years de Pierre Marie ARTAUX (4ème). Les « années amères » de la décennie 30 aux Etats Unis, illustrées de photos de la Library of Congress, réalisées par des photographes missionnés par une politique volontariste d’utilisation de l’image.

- Stabat Mater de Maurice GUIDICELLI (9ème). Deux jumeaux morts à deux semaines d’intervalle en Indochine, en 1947, seuls enfants d’une mère corse.

- La petite Irène de Marie Françoise BOUFFLET (9ème). Un conte où l’enfant d’un homme et d’une sirène, après avoir vécu quelques années avec son père, revient près de sa mère.

- Le funambule de Michel et Michèle PARET (9ème). Interview d’André Salzer ( la voix du SDF de « la petite valise » de M & M Paret) sur le rôle de comédien.

- Tombe la neige d'Annie LOGEAIS (8ème). Une petite vietnamienne, entendant des chansons d’amour larmoyantes françaises, se demandait pourquoi tant d’affliction, en comparaison des vrais malheurs de son pays. Duong Thu Huong sera romancière, viendra à Paris bien plus tard et y trouvera la neige!

- L’empire des lumières de Jean-Paul PETIT et Jacques VAN DE WEERDT (1er). Un célèbre tableau de René Magritte. Mais d’où lui est venue cette façon de voir le monde et de le peindre ? Retour sur un événement fondamental de son enfance. Une belle réalisation.

Conclusion

Cette édition 2015 s’est déroulée dans de bonnes conditions. Peut-être a-t-il manqué un animateur pour que cette compétition soit aussi une rencontre d'auteurs.

Remerciements à toute l’équipe du club de Joigny.

Palmarès Coupe de France-National 2015.p
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